La celebration de la journee internationale du 8 mars dernier a ete une belle occasion pour les femmes de part le monde de dresser le bilan des avancees et reculs en matiere des droits de la seconde "moitié du ciel". Au Niger, nos soeurs n’ont pas failli a la tradition. Plusieurs activites festives et intellectuelles ont ete organisees par les organisations feminines pour commemorer cette date symbolique, mais egalement dresser le tableau des droits des femmes dans notre pays. Pour la circonstance, notre stagiaire, rare femme a "s’aventurer" dans le domaine de la presse ecrite, considere ici comme une sphere d’hommes, a pris la plume et le constat qu’elle fait se passe de tout commentaire. >suite
Le vieux Colonel devenu Président a du mal a endosser les habits d’un chef de l’Etat responsable. Il vient d’en donner la preuve incontestable a travers le remaniement ministériel intervenu le 1er mars 2007. Alors que tout le monde s’attendait a ce qu’il balaie le Gouvernement rendu impopulaire par de multiples scandales financiers et caractérisé par l’immobilisme et la navigation a vue, Tandja Mamadou a reconduit pratiquement la même équipe, se préoccupant plûtot de re (caser) ses proches, en augmentant le nombre des ministres, et consécutivement les dépenses publiques, pendant que le pays fait face a des tensions de trésorerie. Plus insultant, il a renouvelé sa totale confiance au Premier ministre Hama Amadou, donné partant par l’opinion publique, en raison des soupcons énormes de mauvaise gestion et de prédation des deniers publics qui pesent sur lui. Une drôle maniere de renvoyer l’ascenseur aux 65,53% des électeurs qui ont voté pour lui lors du second tour de la présidentielle du 4 décembre 2004. Ce remaniement ministériel tient du jeu des "chaises musicales" et n’aura certainement aucun résultat sur le rendement du Gouvernement dont le programme économique n’a produit en sept ans que des désastres sociaux. >suite
Troisieme producteur mondial d’uranium, le Niger ne profite guere de l’exploitation de cette richesse miniere. Sur les 2500 milliards de F.CFA qu’a rapportée la vente de ce minérai a Areva, ce pays n’a recu que des miettes. Au nom des "accords particuliers" qui lient la France et son ex-colonie depuis 1961, la "métropole" s’en met plein les poches, alors que les populations locales vegetent dans la misere et vivent un véritable drame du fait surtout des risques sanitaires, faisant croire que l’uranium nigérien appartient a la France. Devant cette escroquerie, de plus en plus de voix s’élevent dans la société civile au Sud comme au Nord pour dénoncer un demi siecle d’exploitation et exiger le rétablissement de la souveraineté du Niger sur ses richesses minieres. A travers l’article qui suit, notre collaborateur, M. Mamane Sani Adamou qui a défendu l’idée de la redéfinition du partenariat avec la France au Forum Social mondial de Nairobi, revient sur les enjeux de l’exploitation de ce minérai. Voici son analyse. >suite
A l’unanimité, les organisations socioprofessionnelles des médias du secteur privé ont rejeté les criteres d’attribution du fonds d’aide a la presse, concoctés par le Conseil Supérieur de la Communication (CSC, sans aucune consultation des organes de presse. C’est le (...) >suite
Après quatre semaines de négociations dans le quartier chic de Ouaga 2000, les deux protagonistes de la crise ivoirienne ont paraphé, le 4 mars 2007 dans la capitale burkinabé, un accord qualifié de définitif. Les points principaux de l’accord portent sur la question de l’identification, qui est au cœur de la crise ivoirienne, le désarmement et la démobilisation des forces armées des forces nouvelles, la disparition de la zone de confiance, le départ des forces impartiales (7000 casques bleus et 3500 militaires de la Licorne), la création d’un Etat major bicéphale, et d’un cadre permanent de concertation, associant les opposants Alassane Dramane Ouattara et Henri Konan Bédié, et enfin l’organisation des élections libres et transparentes avant la fin 2007. >suite
Attendu depuis mars 2006-date d’expiration de leur mandat-, le renouvellement des membres du CSC, organe constitutionnel de régulation des médias, est intervenu finalement le 20 février 2007. Depuis l’expiration du mandat des anciens conseillers, il se susurrait que Mariama Keita perdra son fauteuil, pas seulement à cause de ses relations tres conflictuelles avec les journalistes, mais surtout en raison des convoitises que suscite le poste de Président du CSC. Les nouveaux conseillers ont porté M. Daouda Diallo à la présidence de l’institution. Ancien ministre, conseiller en communication du Président de la République, il avait déjà présidé aux destinées de cette institution pendant la troisième République. >suite
Le déclin du syndicalisme nigérien n’a pas épargné le mouvement étudiant dont le manque de combativité semble aujourd’hui avoir atteint le seuil critique. Il est vrai que le mouvement a connu une évolution en dents de scie. Les années 90 et antérieures correspondent à la période d’apogée, tandis que le moment actuel est celui de l’affaissement total de la capacité de mobilisation du syndicat. >suite
Dans le milieu universitaire, on parle beaucoup de la reforme LMD ; mais la plupart de nos concitoyens, les étudiants en tête, ne savent pas de quoi il retourne. Pourtant, elle entre normalement en vigueur dès octobre 2007. Notre Université est-elle prête pour adopter cette reforme ? L’entrée en vigueur du LMD va changer beaucoup de choses dans les facultés, ce qui n’est pas sans susciter des inquiétudes. Cette reforme que la bureaucratie universitaire appelle de tous ses voeux est porteuse d’« innovations pédagogiques » lourdes de conséquences pour les étudiants dont elle est censée apporter des « bénéfices ». Non moins grave,les enseignants chercheurs ne seront également pas à l’abri de la tornade LMD, malgré la redéfinition de leur statut. Pour tout dire, le LMD consacre une sorte de privatisation à l’américaine de l’enseignement supérieur qui risquerait de devenir un « supermarket » où seuls les plus nantis obtiendront leurs diplômes. >suite
Malade depuis longtemps et isolé sur le plan diplomatique aujourd’hui, le vieux dictateur n’est, malgré tout, pas prêt à abandonner le pouvoir. Comme à ses habitudes, le Général Lansana Conté semble parier sur la répression aveugle et l’usure pour venir à bout de la révolte populaire portée par les forces démocratiques guinéennes (syndicats, organisations de la société civile et partis politiques). Apres le desaveu cinglant du parlement qui a refusé de renouveler l’état de siege, le ciel politique s’assombrit davantage pour Conté qui n’a d’autres choix que d’acceder aux revendications de son peuple s’il veut sauver son fauteuil. >suite
En partenariat avec Oxfam Novib, l’association Alternative Espaces Citoyens a organisé à Niamey du 19 au 23 février 2006, un séminaire de formation des journalistes nationaux sur le suivi et l’analyse budgétaire. Venus de quatre coins du Niger, les bénéficiaires travaillent dans divers organes publics et privés : presse écrite, agences de presse, radios et télévisions. Cette session est la première d’une série de cours au profit des hommes de média et des acteurs de la société civile. >suite