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	<title>Alternative Espaces Citoyens Niger</title>
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		<title>Alternative produit et vulgarise un CD &#233;ducatif sur les Droits de l'Enfant </title>
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		<description>Alternative Espaces Citoyens (AEC) du Niger est heureuse de vous annoncer la production d'un CD contenant une vingtaine de contes destin&#233;s &#224; vulgariser les droits de l'enfant. &lt;br /&gt;Ce CD &#233;ducatif contient vingt trois (23) contes dont une dizaine en fran&#231;ais et le reste en langues locales dominantes du Niger (Hausa et Zarma). Ces contes ont &#233;t&#233; produits par des enfants nig&#233;riens des huit (8) r&#233;gions du pays dans le cadre d'un projet qui vise &#224; promouvoir les droits de (...)


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 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Alternative Espaces Citoyens (AEC) du Niger est heureuse de vous annoncer la production d'un CD contenant une vingtaine de contes destin&#233;s &#224; vulgariser les droits de l'enfant.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Ce CD &#233;ducatif contient vingt trois (23) contes dont une dizaine en fran&#231;ais et le reste en langues locales dominantes du Niger (Hausa et Zarma). Ces contes ont &#233;t&#233; produits par des enfants nig&#233;riens des huit (8) r&#233;gions du pays dans le cadre d'un projet qui vise &#224; promouvoir les droits de l'enfant tels que garantis par les instruments juridiques internationaux.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Cette initiative citoyenne est le fruit d'un partenariat entre AEC, les radios communautaires du Niger, le r&#233;seau des radios Kayira au Mali et l'association Afrifogo, une plateforme du renforcement des capacit&#233;s du secteur du conte en Afrique de l'Ouest francophone. Elle a b&#233;n&#233;fici&#233; du soutien de la Fondation Stem Van Africa (SVA), une institution d'appui aux m&#233;dias communautaires bas&#233;e au Pays Bas.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;L'initiative d'AEC est novatrice en ce sens qu'elle utilise le conte pour sensibiliser sur le respect des droits de l'enfant. A travers la diffusion de ces contes sur une cinquantaine de radios communautaires du Niger et du Mali, AEC entend toucher les parents, la soci&#233;t&#233; civile et l'&#201;tat sur la n&#233;cessit&#233; de prot&#233;ger les enfants, en appliquant de fa&#231;on effective, les instruments juridiques relatifs aux droits de l'enfant sign&#233;s et ratifi&#233;s par nos pays.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Vous pouvez &#233;couter ces contes sur le site de la radio Alternative FM &#224; l'adresse : &lt;a href=&quot;http://www.alternativefm.org&quot; class=&quot;spip_out&quot;&gt;www.alternativefm.org&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Vous pouvez aussi envoyer vos avis, commentaires et suggestions &#224; cette adresse : groupe_alternative@yahoo.fr.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>



	<item>
		<title>Le pr&#233;sident Issoufou face &#224; la &#8220;quadrature du cercle&#8221;</title>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>H B Tcherno</dc:creator>

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		<description>La c&#233;l&#233;bration du deuxi&#232;me anniversaire de la renaissance a &#233;t&#233; un grand moment d'autoglorification pour le chef de l'Etat. Pourtant, il n'y a pas de quoi jubiler, car les bonnes intentions du candidat &#224; la pr&#233;sidence qu'il &#233;tait sont rest&#233;es des paroles&#8230; en l'air. &lt;br /&gt;&#171; Le Gouvernement a honor&#233; la quasi-totalit&#233; des engagements pris dans le cadre du programme de renaissance &#187;. Sortie de la bouche de Mahamadou Issoufou &#224; l'occasion du message &#224; la (...)


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 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;La c&#233;l&#233;bration du deuxi&#232;me anniversaire de la renaissance a &#233;t&#233; un grand moment d'autoglorification pour le chef de l'Etat. Pourtant, il n'y a pas de quoi jubiler, car les bonnes intentions du candidat &#224; la pr&#233;sidence qu'il &#233;tait sont rest&#233;es des paroles&#8230; en l'air.&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&#171; Le Gouvernement a honor&#233; la quasi-totalit&#233; des engagements pris dans le cadre du programme de renaissance &#187;. Sortie de la bouche de Mahamadou Issoufou &#224; l'occasion du message &#224; la nation prononc&#233; la veille de la comm&#233;moration de ses deux (2) ans d'exercice du pouvoir, cette d&#233;claration a &#233;tonn&#233; plus d'un Nig&#233;rien. Ceux qui s'attendaient &#224; un aveu d'&#233;chec de la part de sa part ont certainement d&#251; d&#233;chanter, car le chef de l'Etat est rest&#233; dans son univers de r&#234;ves merveilleux. A l'&#233;couter, tout est nickel au Niger. Le pays qu'il dirige se porte comme un charme, bien qu'il soit dernier dans le classement de l'Indice de d&#233;veloppement Humain (IDH) selon le dernier rapport publi&#233; par le PNUD. En politicien qui se d&#233;fausse, il attribue la responsabilit&#233; de ce rang peu enviable &#224; l'histoire, donc &#224; ses pr&#233;d&#233;cesseurs. Sous son magist&#232;re, le Niger va beaucoup mieux, car dit-il &#171; entre 2011 et 2012, par exemple, l'indice du d&#233;veloppement humain a progress&#233; &#224; un taux sup&#233;rieur &#224; la moyenne des pays de l'Afrique au sud du Sahara. Cette progression refl&#232;te les efforts faits dans la mise en &#339;uvre du programme de renaissance &#187;.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Apr&#232;s cette entr&#233;e en mati&#232;re, le pr&#233;sident Issoufou s'est &#233;vertu&#233; &#224; d&#233;montrer qu'il a rempli les huit (8) engagements &#233;lectoraux pris devant Dieu et le peuple nig&#233;rien. Par rapport au premier d'entre eux, c'est-&#224;-dire celui d'assurer la d&#233;fense du territoire national ainsi que la s&#233;curit&#233; des personnes et des biens, le chef de l'Etat a indiqu&#233; que le gouvernement n'a m&#233;nag&#233; aucun effort pour renforcer les capacit&#233;s terrestres et a&#233;riennes des forces de d&#233;fense et de s&#233;curit&#233;. &#171; Doter chaque soldat d'une arme a &#233;t&#233; un autre souci auquel nous avons d&#251; faire face ; aujourd'hui, pour la premi&#232;re fois de notre histoire, la masse des soldats est &#233;gale &#224; la masse de feu. Par ailleurs, chaque soldat dispose d'une dotation en effets d'habillements digne de sa mission. Nos forces terrestres ont vu le renforcement de leur mat&#233;riel automobile et de leurs moyens logistiques d'appui et de soutien, pendant que nos forces a&#233;riennes, en plus de la remise en &#233;tat op&#233;rationnel de toute la flotte a&#233;rienne et de l'acquisition de nouveaux h&#233;licopt&#232;res de combat, sont dot&#233;es d'avions de chasse... &#187;.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;En vertu du dicton qui dit que &#171; qui veut la paix pr&#233;pare la guerre &#187;, on peut comprendre le souci du pr&#233;sident Issoufou de prot&#233;ger son pays contre les d&#233;mons de l'ins&#233;curit&#233; ; en revanche, on a du mal &#224; partager son enthousiasme &#224; d&#233;penser autant d'argent pour se procurer une armada de guerre, alors que certains secteurs sociaux sont soumis &#224; la di&#232;te. Et puis, &#233;tant donn&#233; qu'il a accept&#233; la pr&#233;sence de forces &#233;trang&#232;res sur notre territoire, pourquoi d&#233;penserait-il nos maigres ressources pour se pr&#233;munir contre un danger fabriqu&#233;, hier, de toutes pi&#232;ces par ceux qui, aujourd'hui, pr&#233;tendent lui mener une guerre sans merci ? Pour le citoyen grognon, en achetant des armes &#224; prix fort, le &#171; lion de Dandaji &#187; cherche plut&#244;t &#224; prot&#233;ger son pouvoir contre la col&#232;re du peuple et d'&#233;ventuels ennemis internes qu'&#224; assurer v&#233;ritablement la s&#233;curit&#233; de ses concitoyens dont les pr&#233;occupations quotidiennes sont ailleurs. Quand on sait que pour 3,5 milliards de FCFA les &#233;l&#232;ves des &#233;tablissements d'enseignement public risquent une ann&#233;e blanche, on est en droit de questionner la pertinence du choix du pr&#233;sident quant &#224; l'augmentation incontr&#244;l&#233;e du budget de la D&#233;fense. Du reste, pour une question de transparence, on aurait souhait&#233; que le chef supr&#234;me des arm&#233;es d&#233;voile &#224; ses compatriotes le co&#251;t financier de l'acquisition de ces armements et &#233;quipements de pointe, ainsi que le budget de l'engagement de nos forces de s&#233;curit&#233; dans la guerre en cours au Mali.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;M&#234;me le Tchad, pays r&#233;put&#233; pour sa d&#233;mocratie du fusil en bandouli&#232;re, s'est pli&#233; &#224; cette obligation de transparence et de reddition des comptes, en rendant public le co&#251;t (57 milliards de FCFA) de l'engagement militaire de son contingent.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Le second engagement du candidat porte sur la stabilit&#233; des institutions d&#233;mocratiques et r&#233;publicaines &#224; travers la promotion de la bonne gouvernance politique et &#233;conomique. A ce sujet, le chef de l'Etat a indiqu&#233; que les rangs occup&#233;s par le Niger dans les classements relatifs &#224; la libert&#233; de la presse et &#224; l'indice de perception de la corruption ainsi que l'&#233;ligibilit&#233; au programme du Mill&#233;nium Challenge Corporation sont des indicateurs de progr&#232;s de la renaissance. Toutefois, il a admis que beaucoup reste &#224; faire dans les domaines de la justice, de la d&#233;politisation de l'administration, de l'objectif &#171; impunit&#233; z&#233;ro &#187;, de la lutte contre la corruption, de la restauration du monopole fiscal de l'Etat, de l'efficacit&#233; de la d&#233;pense&#8230; etc. Sachant pertinemment qu'on ne peut cacher les rayons du soleil avec la paume de la main, le chef de l'Etat a admis du bout des l&#232;vres que l'on est loin des r&#233;sultats escompt&#233;s. En r&#233;alit&#233;, cette reconnaissance trahit une incapacit&#233; &#224; prendre des mesures radicales pour chatier les pr&#233;dateurs des deniers publics et emp&#234;cher la r&#233;p&#233;tition des scandales politico-financiers. Alors que les instruments de r&#233;pression de l'enrichissement illicite et de l'impunit&#233; sont entre les mains de la Justice, le gouvernement continue de divertir les citoyens &#224; travers des d&#233;clarations pompeuses et la cr&#233;ation de structures inefficaces et co&#251;teuses.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;La lutte impitoyable contre l'impunit&#233; affich&#233;e comme le point fort de la campagne du candidat qu'il &#233;tait, est en voie d'&#234;tre un &#233;chec cuisant qui finira par lui &#244;ter toute cr&#233;dibilit&#233;. En effet, malgr&#233; sa d&#233;termination affich&#233;e d'antan &#224; travers des discours muscl&#233;s, l'objectif de moralisation de la vie publique est rest&#233; un v&#339;u pieux. Et pour cause ! Plusieurs affaires scabreuses attendent toujours dans les tiroirs des juges, en d&#233;pit de la d&#233;claration du minist&#232;re de tutelle de passer &#224; une vitesse sup&#233;rieure dans la cabale contre les bandits en cols blancs. Pire, chaque trimestre apporte son lot de nouveaux scandales de dilapidation de l'argent public, d'attribution ou de tentative d'attribution frauduleuse de march&#233;s publics impliquant de hautes personnalit&#233;s , &#224; l'instar de celui de la r&#233;novation de l'a&#233;roport Diori Hamani. Pourtant, Mahamadou Issoufou avait promis au peuple nig&#233;rien que malgr&#233; l'adversit&#233;, il continuerait la bataille contre le d&#233;tournement des deniers publics. Deux ans apr&#232;s, am&#232;re est le constat de se rendre &#224; l'&#233;vidence que cette noble intention n'est rest&#233;e qu'au stade du verbiage. Du moins, seuls les petits poissons sont tomb&#233;s dans les mailles du filet. Alors qu'une partie de la solution se trouve entre ses mains, le premier magistrat cherche &#224; se d&#233;rober &#224; ses engagements en appelant &#224; voix basse la Justice et la Haute autorit&#233; de lutte contre la corruption et les infractions assimil&#233;es (HALCIA) &#224; poursuivre les efforts de lutte contre l'impunit&#233; et la moralisation de la vie publique. A notre sens, deux raisons essentielles justifient cette grande d&#233;faillance : la course effr&#233;n&#233;e de son entourage &#224; l'enrichissement, r&#233;guli&#232;rement d&#233;nonc&#233;e par le chef de file de l'Opposition, et la crainte d'une dislocation de l'alliance au pouvoir. Cette peur d'&#233;croulement de la majorit&#233; l'a rendu faible vis-&#224;-vis de ses partisans et surtout de ses alli&#233;s qui lui font toutes sortes de chantages.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Dans le domaine de la diplomatie, le pr&#233;sident Issoufou a annonc&#233; que l'offensive men&#233;e a permis de mobiliser d'importantes ressources aupr&#232;s des Partenaires techniques et financiers (PTF) &#224; travers la signature de multiples conventions de financement pour un montant de plus de 1591 milliards. Seulement, ce qu'on oublie, c'est que c'est aux g&#233;n&#233;rations futures qu'il reviendra de rembourser une bonne partie de cette moisson diplomatique sous forme de dette. Aussi, il y a lieu de s'interroger sur ce que repr&#233;sente le fruit de cette manne compar&#233;e aux d&#233;penses g&#233;n&#233;r&#233;es par les d&#233;placements intempestifs du chef de l'Etat et sa horde de courtisans ? Quoiqu'il en soit, l'on est loin, peut &#234;tre &#224; milles lieux, des 6.000 milliards de FCFA attendus sur la p&#233;riode du mandat pr&#233;sidentiel.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Autre d&#233;fi fort du pr&#233;sident Issoufou, l'engagement d'injecter plus de 900 milliards de FCFA dans les secteurs de l'agriculture et de l'&#233;levage afin d'assurer la s&#233;curit&#233; alimentaire des populations &#224; travers l'initiative 3N. Sans sourciller, le chef de l'Etat a assur&#233; que &#171; le gouvernement a pu gagner ce pari. Les dispositions qu'il a prises dans le cadre du programme d'urgence ont permis de montrer que s&#233;cheresse n'est pas synonyme de famine gr&#226;ce &#224; un investissement de plus de 155 milliards &#187;. Mieux, le pr&#233;sident Issoufou a ass&#233;n&#233; que gr&#226;ce &#224; l'initiative 3N, le Niger est en passe de devenir exportateur de c&#233;r&#233;ales ! Avec ce genre de discours, on a la nette impression qu'il ne parle pas du Niger.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Dans le domaine de la relance &#233;conomique, nul besoin d'&#234;tre d&#233;tenteur d'un master pour comprendre que &#231;a ne va pas. Les fonds font cruellement d&#233;faut autant dans les caisses de l'Etat que dans les poches des citoyens. Et comme un malheur n'arrive jamais seul, des catastrophes naturelles s'y sont ajout&#233;es : les &#233;leveurs ont perdu leur b&#233;tail, les champs des s&#233;dentaires d&#233;vast&#233;s par les inondations, les marchandises des commer&#231;ants parties en fum&#233;e lors d'incendies dont les origines sont rest&#233;es &#224; ce jour non &#233;lucid&#233;s. Par rapport &#224; l'&#233;ducation gratuite et obligatoire pour les enfants de 0 &#224; 16 ans, le constat est assez r&#233;v&#233;lateur de l'&#233;chec. Quid de la qualit&#233; de l'&#233;ducation.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Abordant le domaine de la lutte contre le ch&#244;mage, le pr&#233;sident Issoufou a fait les &#233;loges la mise en &#339;uvre du programme de renaissance qui aurait permis de cr&#233;er plus de 251.000 emplois dont plus de 52.000 permanents. Pourtant, la courbe du ch&#244;mage n'est jusque-l&#224; pas encore invers&#233;e. Par ailleurs, le commun des Nig&#233;riens ne s'explique toujours pas le refus du pr&#233;sident d'auditer la transition de Salou et son incapacit&#233; &#224; chasser du gouvernement les ministres incomp&#233;tents.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Ce tour d'horizon des promesses du pr&#233;sident montre que la r&#233;alit&#233; de son bilan est moins rose. Il suffit d'&#244;ter ses lunettes en bois pour constater que le malaise social est partout perceptible. La marchandisation de l'&#233;ducation et de la sant&#233; a transform&#233; les &#233;coles en fabriques de cr&#233;tins, et les services sanitaires en mouroirs pour les patients. Les d&#233;lestages et coupures d'&#233;lectricit&#233; sont devenus monnaies courantes, les robinets manquent r&#233;guli&#232;rement d'eau &#224; Zinder et m&#234;me dans certains quartiers de la capitale. La mal gouvernance, l'impunit&#233;, la corruption ont toujours droit de cit&#233;. Dans le secteur de la sant&#233;, l'&#233;tat des lieux est &#233;difiant.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;La vie &#233;tant devenue plus ch&#232;re, le nombre de mendiants et n&#233;cessiteux croit chaque jour. La prostitution clandestine a pris de l'ampleur. Bref, le tissu social est en train d'aller compl&#232;tement en lambeaux. Face &#224; cette gal&#232;re g&#233;n&#233;ralis&#233;e, l'on est tent&#233; de se demander &#224; quoi ont r&#233;ellement servi les 1950 milliards d&#233;pens&#233;s en deux ans dans le cadre des priorit&#233;s du programme de la renaissance ?&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Les 10 affaires secr&#232;tes du r&#232;gne de Salou Djibo (2010-2011)</title>
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		<description>Notre confr&#232;re et compatriote Seidik Abba, chef du Bureau de l'Agence panafricaine d'information (PanaPresse) vient de publier aux &#233;ditions l'Harmattan : &#171; Niger : la junte militaire et ses dix affaires secr&#232;tes (2010-2011) &#187;. Ecrit &#224; partir de t&#233;moignages d'acteurs de la Transition et d'une documentation de premi&#232;re main, ce livre pr&#233;sente une dizaine d'affaires dans lesquelles la junte dirig&#233;e par Salou Djibo s'est englu&#233;e. Albert Chaibou a (...)

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 <content:encoded>&lt;img src=&quot;http://www.alternativeniger.org/IMG/arton618.jpg&quot; alt=&quot;&quot; align=&quot;right&quot; width=&quot;249&quot; height=&quot;302&quot; class=&quot;spip_logos&quot; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;Notre confr&#232;re et compatriote Seidik Abba, chef du Bureau de l'Agence panafricaine d'information (PanaPresse) vient de publier aux &#233;ditions l'Harmattan : &#171; Niger : la junte militaire et ses dix affaires secr&#232;tes (2010-2011) &#187;. Ecrit &#224; partir de t&#233;moignages d'acteurs de la Transition et d'une documentation de premi&#232;re main, ce livre pr&#233;sente une dizaine d'affaires dans lesquelles la junte dirig&#233;e par Salou Djibo s'est englu&#233;e. Albert Chaibou a rencontr&#233; l'auteur pour vous.&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;1 - Cambriolage &#224; la &#171; Villa verte &#187;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;2 - Les dessous de l'adjudication du barrage de kandadji&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;3 - Le raid manqu&#233; de China International Funds (CIF) au Niger&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;4 - Coup de froid entre Seif Al Islam Kadhafi et le CSRD&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;5 - La vraie histoire du d&#233;barquement des forces fran&#231;aises au Niger&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;6 - Main basse sur SahelCom et SONITEL&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;7 - Quand Anne Lauvergeon provoque des tensions gouvernementales &#224; Niamey&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;8 - Comment le G&#233;n&#233;ral Moumouni Boureima &#233;chappe &#224; son arrestation&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;9 - Le faux Coup d'Etat du 03 ao&#251;t&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;10 - Salou Djibo, la SML et les Canadiens&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;Vous venez de publier aux &#233;ditions l'Harmattan &#224; Paris un ouvrage au titre r&#233;v&#233;lateur : &#171; Niger : la junte militaire et ses dix affaires secr&#232;tes (2010-2011) &#187;. De quelles affaires s'agit-il ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Ce livre est un essai sur la p&#233;riode de Transition dirig&#233;e du 18 f&#233;vrier 2010 au 6 avril 2011 par le Conseil Supr&#234;me pour la Restauration de la D&#233;mocratie (CSRD). Pendant cette p&#233;riode, des &#233;v&#233;nements importants se sont produits et j'ai estim&#233; qu'il &#233;tait bon d'investiguer pour savoir ce qui s'est v&#233;ritablement pass&#233;. Comme vous le savez, pendant cette Transition il y'a eu ce qu'on avait pr&#233;sent&#233; &#224; l'&#233;poque comme un &#171; Coup d'Etat &#187; contre Salou Djibo, le chef de la junte. Le pr&#233;sum&#233; complot a conduit &#224; l'arrestation de quatre officiers qui ont &#233;t&#233; finalement blanchis par la Cour d'Etat, &#224; la suite d'investigations qu'elle a men&#233;es. Je me suis alors int&#233;ress&#233; &#224; la question, puisqu'il n'y a pas eu complot, qu'est ce qui a pouss&#233; &#224; l'arrestation de ces officiers ? Dans mes investigations, je me suis aper&#231;u qu'il y'a eu une dizaine d'affaires qui ont min&#233; la coh&#233;sion de la junte et qui ont conduit &#224; des incompr&#233;hensions. Je cite, entre autres, parmi ces affaires l'attribution de la construction du barrage de Kandadji &#224; une soci&#233;t&#233; russe, la cession de la Sonitel et SahelCom aux Libyens et la tentative de d&#233;barquement de China International Funds, et d'autres &#233;l&#233;ments comme l'arriv&#233;e des forces fran&#231;aises au Niger, suite &#224; l'enl&#232;vement en septembre 2010 de 7 ressortissants fran&#231;ais employ&#233;s d'Areva. Concernant ce point pr&#233;cis, les forces fran&#231;aises ont d&#233;barqu&#233; au Niger et il y'a eu beaucoup d'incompr&#233;hension au sein de la junte, notamment entre ceux qui voulaient que les Fran&#231;ais viennent installer une base au Niger et ceux qui y &#233;taientt oppos&#233;s.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Je parle aussi du faux Coup d'Etat du 3 ao&#251;t 2010, parce que les Nig&#233;riens ont remarqu&#233; que ce jour-l&#224;, le Pr&#233;sident Salou Djibo n'&#233;tait pas au stade pour remettre la coupe nationale au vainqueur du match. Pourquoi ne s'&#233;tai-il pas rendu au stade ? J'explique dans le livre que c'est parce qu'on lui a mis la puce &#224; l'oreille qu'il allait &#234;tre renvers&#233; par son num&#233;ro deux, le colonel Badj&#233;.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Je parle de toutes ces affaires que j'essaie de d&#233;tailler. Et, de mon point de vue, c'est une contribution pour &#233;clairer une partie de la vie politique du Niger. Je n'ai pas la pr&#233;tention d'avoir tout dit sur cette p&#233;riode. S'il y'a d'autres compatriotes qui ont d'autres &#233;l&#233;ments, je les invite eux aussi &#224; y contribuer pour que les Nig&#233;riens sachent ce qui s'est pass&#233; pendant cette p&#233;riode. Dureste, ce n'est pas la premi&#232;re fois que je le fais. J'ai publi&#233; d&#233;j&#224; en 2010 un livre sur la mort de Mano Dayak, parce que les Nig&#233;riens savent qu'il est mort le15 octobre 1994, mais ne connaissent pas les circonstances de sa mort. J'ai fait des investigations pour r&#233;v&#233;ler certains &#233;l&#233;ments. Je suis donc dans la m&#234;me d&#233;marche. Ce n'est pas une d&#233;marche de revanche comme il a &#233;t&#233; dit ici et l&#224;, mais plut&#244;t une contribution. J'estime que les &#233;v&#233;nements importants de la vie politique du Niger doivent &#234;tre &#233;crits et document&#233;s pour la post&#233;rit&#233;.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;Le gouvernement de la VII&#232;me R&#233;publique qui a annonc&#233; &#224; grande pompe un programme de lutte contre la corruption et le d&#233;tournement des deniers publics semble fermer les yeux sur la gestion de cette p&#233;riode, alors que tout le monde s'attendait &#224; un audit de la Transition men&#233;e par Salou Djibo !
&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Effectivement ! Un des &#233;l&#233;ments qui m'a motiv&#233; c'est aussi &#231;a. A cors et &#224; cri la soci&#233;t&#233; civile nig&#233;rienne a revendiqu&#233; l'audit de cette Transition. Mais le gouvernement actuel s'est refus&#233; &#224; le faire pour des raisons que lui seul sait ! Mais si le gouvernement se refuse &#224; le faire, nous en tant qu'acteurs de la soci&#233;t&#233; civile, moi en tant que journaliste du Niger, nous avons le devoir de mettre sur la place publique ces &#233;v&#233;nements, notamment l'attribution de la construction du Barrage de Kandadji &#224; une soci&#233;t&#233; russe qui n'arrive pas &#224; ex&#233;cuter le march&#233;. Cela m&#233;rite une investigation ! Si le gouvernement veut &#234;tre cr&#233;dible et coh&#233;rent, il faut qu'il fasse un audit sur les affaires qui ont marqu&#233; cette p&#233;riode.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;A la suite de la publication du livre, beaucoup de personnes se sont manifest&#233;es aupr&#232;s de moi pour dire qu'elles ont des informations sur telle ou telle autre p&#233;riode. Il y'a certains &#233;l&#233;ments que je n'ai pas abord&#233;s mais qui m&#233;ritent une investigation. Pour prendre un exemple pr&#233;cis, lorsque le Niger et la Chine ont d&#233;cid&#233; de l'exploitation p&#233;troli&#232;re, la Chine a vers&#233; un bonus de trois cent millions de dollars au Niger. Ce bonus a &#233;t&#233; encaiss&#233;. Le pr&#233;sident Tandja et son r&#233;gime disent qu'une bonne partie de cet argent a &#233;t&#233; laiss&#233; en h&#233;ritage &#224; la p&#233;riode de Transition. O&#249; est pass&#233; cet argent ? Il faut qu'il y ait des investigations. Ce n'est pas une question de dire qu'on est contre ou pour Salou Djibo. Pour un pays qui vient encore d'&#234;tre class&#233; dernier &#224; l'indice du d&#233;veloppement humain, il est important que les deniers publics soient g&#233;r&#233;s de fa&#231;on rigoureuse. Et lorsqu'on choisit de faire de la transparence, on ne fait pas une transparence s&#233;lective. C'est dans l'int&#233;r&#234;t de notre pays.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;Les lecteurs nig&#233;riens piaffent certainement d'impatience de lire ce livre ; alors &#224; quand sa disponibilit&#233; dans les librairies de Niamey ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Le livre est sorti le mardi 26 mars 2013 &#224; Paris. Je ferai en sorte qu'il soit disponible &#224; Niamey. J'ai fait expr&#232;s de demander &#224; l'Harmattan (NDLR : la Maison d'&#233;dition) de le vendre &#224; 12, 50 euros environ 6000 francs CFA pour que le maximum de Nig&#233;riens puissent l'acheter. Moi je ne suis pas dans une d&#233;marche de gain d'argent, mais dans une d&#233;marche de permettre au plus grand nombre de Nig&#233;riens d'acc&#233;der au livre et que &#231;a permette d'ouvrir le d&#233;bat, que d'autres personnes qui ont peut &#234;tre des compl&#233;ments d'informations puissent aussi les apporter. S'il y'a des &#233;l&#233;ments nouveaux, il est clair que ce livre sera re&#233;dit&#233; et enrichi, et pourquoi pas d'autres ouvrages aussi...&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;Propos recueillis &#224; Tunis par Albert Chaibou&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Les raisons d'un succ&#232;s</title>
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		<description>Il est encore t&#244;t pour dresser un bilan exhaustif du FSF qui s'est d&#233;roul&#233; &#224; Tunis du 26 au 29 mars, mais il ressort d&#233;j&#224; que cela a &#233;t&#233; un grand succ&#232;s. La participation populaire de Tunisie, des pays de la r&#233;gion et du reste du monde, l'atmosph&#232;re &#224; la fois studieuse et festive, la qualit&#233; des interactions et des d&#233;bats, tout (ou presque) &#233;tait au rendez-vous. Cela regarde bien en tout cas pour l'avenir du FSM pour les prochaines ann&#233;es. Qu'est-ce qui explique ce (...)

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 <content:encoded>&lt;img src=&quot;http://www.alternativeniger.org/IMG/arton617.jpg&quot; alt=&quot;&quot; align=&quot;right&quot; width=&quot;925&quot; height=&quot;693&quot; class=&quot;spip_logos&quot; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;Il est encore t&#244;t pour dresser un bilan exhaustif du FSF qui s'est d&#233;roul&#233; &#224; Tunis du 26 au 29 mars, mais il ressort d&#233;j&#224; que cela a &#233;t&#233; un grand succ&#232;s. La participation populaire de Tunisie, des pays de la r&#233;gion et du reste du monde, l'atmosph&#232;re &#224; la fois studieuse et festive, la qualit&#233; des interactions et des d&#233;bats, tout (ou presque) &#233;tait au rendez-vous. Cela regarde bien en tout cas pour l'avenir du FSM pour les prochaines ann&#233;es. Qu'est-ce qui explique ce succ&#232;s ? Quelles sont les &#171; le&#231;ons &#187; que l'on peut tirer en regardant vers l'avant ?&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;h3 class=&quot;spip&quot;&gt;Le processus tunisien&lt;/h3&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Il n'&#233;tait pas &#233;vident en 2011 et en 2012 que le Forum pourrait avoir lieu &#224; Tunis dans d'aussi bonnes conditions. Certes, tout le monde constatait qu'il y avait dans ce pays une r&#233;volution au sens d'une tentative de transformation en profondeur, bien au-del&#224; d'un &#171; relookage de fa&#231;ade &#187;. Ce relookage &#233;tait bien s&#251;r la &#171; solution &#187; des dominants, tant en Tunisie que dans les pays imp&#233;rialistes, qui souhaitaient avec le d&#233;part de Ben Ali une refonte en surface, pour pr&#233;server le statu quo dont ils avaient b&#233;n&#233;fici&#233; depuis des d&#233;cennies. Deux ans plus tard cependant, la r&#233;volution n'est pas termin&#233;e. Les domin&#233;s sont en marche, ils cherchent des alternatives. Dit simplement, le succ&#232;s du FSM a &#233;t&#233; le miroir de ce processus en cours en Tunisie. Au FSM, on a vu se d&#233;ployer les principales forces sociales qui animent cette r&#233;volution :&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&#8226;	Le noyau ouvrier regroup&#233; autour de l'UGTT et des syndicats combatifs de Gafsa. Cette force ouvri&#232;re singuli&#232;re dans cette partie du monde explique en grande partie pourquoi le peuple tunisien s'ent&#234;te &#224; demander davantage que des &#233;lections et est en mesure de mettre sur la table les principaux &#233;l&#233;ments d'une r&#233;elle reconstruction qui implique non seulement un processus politique ouvert, mais de r&#233;elles transformations sociales et &#233;conomiques.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&#8226;	Les jeunes, tant les &#233;tudiants futurs-ch&#244;meurs que les jeunes dipl&#244;m&#233;s-ch&#244;meurs, qui ont &#233;t&#233; au c&#339;ur du soul&#232;vement. Ces jeunes sont de plus en plus d&#233;termin&#233;s &#224; continuer la lutte. Ils savent par ailleurs que pour gagner, la r&#233;sistance doit s'&#233;largir au-del&#224; des fronti&#232;res de la Tunisie.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&#8226;	Les femmes, jeunes et moins jeunes, qui occupent une place importante dans le dispositif des r&#233;sistances. Ce faisant, les Tunisiennes d&#233;molissent tous les pr&#233;jug&#233;s. Elles expriment un sentiment vastement r&#233;pandu dans la soci&#233;t&#233; que ce pays ne peut &#234;tre libre sans l'&#233;galit&#233; entre les hommes et les femmes, quelle que soit la forme que cela peut prendre.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Cette multitude est pleine d'espoirs. En m&#234;me temps, elle est inqui&#232;te, car les d&#233;fis sont immenses. Il est clair, pour une majorit&#233; de la population, que le parti An-Nadah, vainqueur des derni&#232;res &#233;lections, n'est pas apte &#224; r&#233;ellement entamer la transformation (on l'a entendu &#224; plusieurs reprises au FSM m&#234;me de la voix de personnes qui avaient esp&#233;r&#233; dans ce parti). Les partis se r&#233;clamant de l'islamisme (mod&#233;r&#233; ou radical) n'ont pas grand-chose &#224; proposer pour sortir le pays de la mis&#232;re, du ch&#244;mage et de l'exclusion, sans compter la d&#233;pendance envers les pays imp&#233;rialistes. Pour leur part, plusieurs partis la&#239;cs et de gauche tentent de formuler une alternative, mais eux-m&#234;mes rencontrent des obstacles lorsqu'ils veulent r&#233;ellement confronter le &#171; capitalisme r&#233;ellement existant &#187; qui s'articule autour de la &#171; globalisation &#187; d'un dispositif de contr&#244;le qui reste solidement en place sous l'&#233;gide du G-7, de l'Union europ&#233;enne, du FMI et de la Banque mondiale. Entre-temps, la &#171; bataille des id&#233;es &#187; fait rage, car pour un nombre croissant de Tunisiennes et de Tunisiens, il faut sortir de cette &#171; prison &#187; du n&#233;olib&#233;ralisme. Ce qui veut dire confronter non seulement les dominants de ce pays, mais les puissances qui imposent ce r&#233;gime &#224; l'&#233;chelle mondiale. Ce n'est pas une mince t&#226;che ! Dans cette tourmente, le FSM a &#233;t&#233; une excellente occasion pour lib&#233;rer la parole tunisienne et explorer des alternatives sur un vaste ensemble de questions et de probl&#233;matiques.&lt;/p&gt; &lt;h3 class=&quot;spip&quot;&gt;Le Mouvement maghr&#233;bin et arabe est en marche&lt;/h3&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Le &#171; moment &#187; de la Tunisie ne peut &#234;tre bien s&#251;r compris sans le situer dans cet &#171; arc de crises &#187; qui traverse toute la r&#233;gion, et qui se traduit par des mobilisations profondes dans plusieurs pays. Proche de la Tunisie, des processus de transformation sont en cours au Maroc, en Alg&#233;rie et m&#234;me en Libye. Ces r&#233;alit&#233;s ont converg&#233; depuis quelques ann&#233;es dans le contexte du Forum social maghr&#233;bin, anim&#233; principalement par les camarades marocains, et qui ont jou&#233; un r&#244;le primordial dans le FSM de Tunis. Les dynamiques sont diff&#233;rentes d'un pays &#224; l'autre, mais l'aspiration &#224; la d&#233;mocratie politique et sociale est irr&#233;versible. Des convergences entre ouvriers, jeunes et femmes sont &#224; l'&#339;uvre, m&#234;me si les r&#233;gimes en place, au Maroc et en Alg&#233;rie, ont r&#233;ussi jusqu'&#224; une date &#224; entraver le processus, le &#171; printemps arabe &#187; n'en continue pas moins. D'abord en &#201;gypte, o&#249; l'insurrection populaire a vaincu la dictature, et o&#249; se pose la question des alternatives, mais ailleurs dans la r&#233;gion, y compris dans les pays meurtris par la guerre et l'occupation comme la Palestine, l'Irak et la Syrie. Partout des coalitions populaires in&#233;dites prennent forme, expriment leur col&#232;re contre le statu quo intol&#233;rable, &#233;galement contre les forces politiques traditionnelles qui ne r&#233;ussissent pas &#224; canaliser le processus de changement. C'est tout cela qui s'est exprim&#233; lors du FSM de Tunis.&lt;/p&gt; &lt;h3 class=&quot;spip&quot;&gt;Des Indignados partout&lt;/h3&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Le FSM de Tunis a eu lieu &#233;galement dans le contexte d'une mont&#233;e des luttes dans plusieurs autres r&#233;gions du monde, notamment en Europe du Sud, en Afrique subsaharienne et ailleurs. Des &#171; indign&#233;s &#187; de partout &#233;taient au rendez-vous, de France, d'Italie, d'Espagne, du Qu&#233;bec, du S&#233;n&#233;gal, du Mali, d'Afrique du Sud, du Br&#233;sil, et ce dans des quantit&#233;s in&#233;gal&#233;es o&#249; des formes in&#233;dites de mobilisation sont en cours. Celles-ci parviennent &#224; bousculer les pouvoirs, sans n&#233;cessairement avoir la force, pour le moment en tout cas, de les renverser. C'est &#224; travers ces initiatives o&#249; les id&#233;es fondatrices du FSM prennent forme : d&#233;mocratie radicale et participative, conscience de la n&#233;cessit&#233; de r&#233;inventer le paradigme du d&#233;veloppement au-del&#224; des structures contraignantes du capitalisme, l'id&#233;e de &#171; Pachamama &#187; (que nous proposent nos camarades andins), et qui exprime la n&#233;cessit&#233; de faire une bataille immense contre la destruction de la plan&#232;te, valorisation des couches populaires traditionnellement discrimin&#233;es notamment les femmes, les jeunes, les minorit&#233;s culturelles. Tout au long des derni&#232;res ann&#233;es, ces mobilisations ont concr&#233;tis&#233; et r&#233;invent&#233; le Forum social en ouvrant des espaces de d&#233;bats et de recherches pour, avec et par les mouvements populaires. Tout cela a converg&#233; sur Tunis o&#249; le ton &#233;tait non seulement tr&#232;s critique, mais propositionnel.&lt;/p&gt; &lt;h3 class=&quot;spip&quot;&gt;Les menaces&lt;/h3&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Pour autant, le processus est loin d'&#234;tre termin&#233;. Il serait illusoire, voire na&#239;f, de penser que les mouvements populaires sont en mesure de changer le rapport de forces, du moins &#224; court terme. Les menaces qui p&#232;sent sous la forme de la &#171; guerre sans fin &#187; orchestr&#233;e par les imp&#233;rialismes ne cessent de pr&#233;cipiter des crises que maitrisent mal les mouvements populaires et qui suscitent des politiques du d&#233;sespoir o&#249; s'enfoncent des jeunes r&#233;volt&#233;s un peu partout dans le monde. La transformation de la &#171; d&#233;mocratie &#187; lib&#233;rale en syst&#232;mes autoritaires et r&#233;pressifs creuse un trou noir o&#249; la tentation de la militarisation devient plus pr&#233;sente, ce qu'esp&#232;rent justement les imp&#233;rialismes. Mais cette tendance n'est pas la seule. Dans plusieurs pays, le capitalisme r&#233;ellement existant tente de se relooker par des promesses de r&#233;formes qui ont pour objectif r&#233;el de diviser les classes populaires. On &#233;voque un &#171; capitalisme vert &#187; pour obscurcir les vrais enjeux de la destruction du monde. Des capitalistes &#171; &#224; visage humain &#187; se pr&#233;sentent pour humaniser le syst&#232;me, mais surtout pour &#233;viter l'&#233;mergence d'une v&#233;ritable alternative. Ces fausses alternatives sont relay&#233;es par un appareil sophistiqu&#233; et m&#233;diatis&#233; se pr&#233;sentant comme une &#171; soci&#233;t&#233; civile &#187; ou une social-d&#233;mocratie &#171; r&#233;aliste &#187; aspirant finalement &#224; r&#233;parer l'&#233;difice chambranlant du pouvoir. Devant cela, bien des mouvements populaires h&#233;sitent. Cette h&#233;sitation &#233;tait &#233;galement palpable &#224; Tunis car dans le fonds, le FSM est un miroir des mouvements et des luttes.&lt;/p&gt; &lt;h3 class=&quot;spip&quot;&gt;Les prochaines &#233;tapes&lt;/h3&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Il est pr&#233;visible, dans les prochaines ann&#233;es, que les mobilisations en cours continuent selon des registres et des rythmes in&#233;gaux. On peut penser &#233;galement que les r&#233;sistances vont continuer de confronter l'inacceptable statu quo. Certes, il faudra des batailles d&#233;termin&#233;es, opini&#226;tres, tr&#232;s dures, pour marquer des ruptures. Un des d&#233;fis que n'avaient pas les g&#233;n&#233;rations de r&#233;sistance ant&#233;rieures provient de la nature globalis&#233;e du capitalisme contemporain, d'o&#249; une &#233;norme capacit&#233; d'intervention politique, militaire, &#233;conomique et culturelle &#224; l'&#233;chelle de toute la plan&#232;te. Il en d&#233;coule que la r&#233;ponse des peuples ne peut qu'&#234;tre internationale et internationaliste. Ce n'est pas facile ni &#233;vident, tant le d&#233;veloppement des divers &#201;tats et peuples est in&#233;gal, polaris&#233; et fragment&#233;. Le FSM a &#233;t&#233; et reste encore un des laboratoires o&#249; cette concr&#232;te utopie est en voie d'&#233;laboration.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Dans les ann&#233;es 2000 surtout en Am&#233;rique du Sud, le FSM a &#233;t&#233; un outil utile et convivial, qui a donn&#233; de l'&#233;nergie et de l'imagination aux mouvements populaires du Br&#233;sil, de l'Argentine, du Venezuela, des pays andins et d'ailleurs. Certes, ce sont leurs luttes locales qui ont men&#233; &#224; des transformations politiques et &#233;conomiques (encore en cours). Le FSM (pas plus que l'AIT a son &#233;poque) n'a &#233;t&#233; une &#171; autorit&#233; sup&#233;rieure &#187; donnant des &#171; prescriptions &#187; aux mouvements populaires. Mais il a renforc&#233; la confiance des mouvements. Il a fait circuler les exp&#233;riences de mani&#232;re que les mouvements ont appris les uns des autres. Il a permis de visualiser, &#224; une &#233;chelle petite mais importante, les contours de l'&#233;mancipation.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Aujourd'hui, le &#171; moment &#187; du FSM se d&#233;place vers d'autres parties du monde y compris vers cet &#171; arc des crises &#187; &#224; la crois&#233;e de l'Afrique, de l'Europe et de l'Asie. C'est donc l&#224; o&#249; il peut &#234;tre particuli&#232;rement actif dans les prochaines ann&#233;es. La plupart des organisations qui ont &#233;t&#233; &#224; la naissance du FSM (principalement d'Am&#233;rique du Sud) en sont conscientes, ce qui ne veut surtout pas dire que les r&#233;sistances ailleurs dans le monde sont n&#233;gligeables ! Il est &#233;vident que les r&#233;voltes ouvri&#232;res et populaires en Chine et dans plusieurs pays &#171; &#233;mergents &#187; dans le monde changent la donne. Il est &#233;galement remarquable que la r&#233;sistance reste vive au &#171; c&#339;ur du monstre &#187;, aux &#201;tats-Unis, au Canada et au Qu&#233;bec. Les luttes en Am&#233;rique du Sud, m&#234;me dans le contexte des gouvernements progressistes, se multiplient, d'autant plus que les mouvements populaires ont acquis davantage de confiance. Le FSM, les FSM devrait-on dire, sont des outils qu'il faut raffiner dans ce qui sera une tr&#232;s longue marche&#8230;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;Pierre Beaudet&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Situation des refugi&#233;s maliens au Niger</title>
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		<description>Depuis le d&#233;but de la guerre au Mali en janvier 2012, le conflit a entra&#238;n&#233; le d&#233;placement de plus de 175.076 r&#233;fugi&#233;s maliens dans les pays voisins &#224; savoir l'Alg&#233;rie, le Burkina Faso, la Mauritanie et le Niger. En d&#233;cembre 2012, selon le Haut Commissariat aux R&#233;fugi&#233;s (HCR) au Niger, la population des r&#233;fugi&#233;s et retourn&#233;s suite au conflit au Mali s'&#233;levait &#224; 53.000 personnes dont 50.226 maliens, avec une nouvelle vague de pr&#232;s de 55.000 personnes, suite &#224; l'intervention des (...)

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 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Depuis le d&#233;but de la guerre au Mali en janvier 2012, le conflit a entra&#238;n&#233; le d&#233;placement de plus de 175.076 r&#233;fugi&#233;s maliens dans les pays voisins &#224; savoir l'Alg&#233;rie, le Burkina Faso, la Mauritanie et le Niger. En d&#233;cembre 2012, selon le Haut Commissariat aux R&#233;fugi&#233;s (HCR) au Niger, la population des r&#233;fugi&#233;s et retourn&#233;s suite au conflit au Mali s'&#233;levait &#224; 53.000 personnes dont 50.226 maliens, avec une nouvelle vague de pr&#232;s de 55.000 personnes, suite &#224; l'intervention des forces franco-africaines.
Au Niger, les principales r&#233;gions qui accueillent les r&#233;fugi&#233;s maliens sont celles de Tillab&#233;ry et Tahoua. A Tillab&#233;ry, les r&#233;fugi&#233;s ont &#233;t&#233; transf&#233;r&#233;s de la commune de Banibangou (proche de la fronti&#232;re malienne), &#224; la commune rurale de Mangaiz&#233; pour des raisons apparemment sanitaires mais aussi s&#233;curitaires.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Selon le HCR, ce sont quelques 1.741 r&#233;fugi&#233;s maliens qui ont &#233;t&#233; transf&#233;r&#233;s de Banibangou vers le camp de Mangaiz&#233; o&#249; ils continuent de recevoir des appuis alimentaires ainsi qu'une assistance m&#233;dicale. Dans la r&#233;gion de Tillab&#233;ry, plus pr&#233;cis&#233;ment &#224; Ouallam et Filingu&#233;, le HCR a proc&#233;d&#233; &#224; une mise &#224; jour de l'enregistrement de ces r&#233;fugi&#233;s. A l'occasion, ce seraient quelque 33.776 personnes, dont 20.587 enfants &#226;g&#233;s de moins de 18 ans, qui ont &#233;t&#233; recens&#233;es.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Toujours, selon la m&#234;me source, d'autres s&#233;ances de recensement sont en cours pour int&#233;resser les 17.000 r&#233;fugi&#233;s accueillis dans la r&#233;gion de Tahoua.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Dans la gestion de la situation des r&#233;fugi&#233;s maliens au Niger, on a constat&#233; un &#233;lan de solidarit&#233; et de bonne volont&#233;, tant avec les populations autochtones, la diaspora malienne qu'avec l'Etat nig&#233;rien lui-m&#234;me. Cette solidarit&#233; se manifeste &#224; travers des dons de v&#234;tements, de nourritures etc. Mais il convient de souligner ici que la plus grosse part du soutien aux r&#233;fugi&#233;s provient des organisations internationales telles que le HCR et le Comit&#233; international de la Croix-Rouge (CICR), &#224; travers des appuis multiformes dont, entre autres, l'implantation des camps avec toute la logistique n&#233;cessaire et le soutien moral qu'apporte le HCR. Le CICR pour sa part, a offert une aide alimentaire de 432 tonnes de riz, de la semoule ainsi que du sel iod&#233; &#224; ces r&#233;fugi&#233;s, pour att&#233;nuer leur vuln&#233;rabilit&#233; alimentaire due &#224; la d&#233;t&#233;rioration de leurs sources de revenus du fait de la guerre. Enfin, M&#233;decins Sans Fronti&#232;res (MSF) apporte continuellement un appui en soins de sant&#233; dans les diff&#233;rents camps de r&#233;fugi&#233;s.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;En attendant que la situation se normalise, il faudra d&#232;s maintenant commencer &#224; penser au retour de ces r&#233;fugi&#233;s dans leur pays d'origine et surtout organiser les conditions de leur r&#233;insertion. La communaut&#233; internationale doit de ce fait continuer &#224; les accompagner en leur garantissant un fonds qui leur permettrait d'avoir de nouveaux espoirs.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;DAHANY Ramatou &amp; Abdou SAIDOU&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>



	<item>
		<title>Le grand d&#233;ballage !</title>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Chaibou Boubacar</dc:creator>

<category domain="http://www.alternativeniger.org/spip.php?rubrique3">Actualit&#233;s</category>


		<description>Apr&#232;s leur d&#233;mission au sein du bureau ex&#233;cutif de la F&#233;d&#233;ration Nig&#233;rienne de Football (FENIFOOT), monsieur Abourahamana Oumarou, PDG du Groupe de Presse Liptako et l'un des trois d&#233;missionnaires, ont proc&#233;d&#233; le 08 Avril 2013, lors d'une conf&#233;rence de presse, &#224; un grand d&#233;ballage sur plusieurs scandales financiers qui secouent la Fenifoot. Ces r&#233;v&#233;lations portent sur la facturation &#224; une centaine (100) de millions de nos francs, des maillots gratuitement acquis pour le Mena (...)

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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Apr&#232;s leur d&#233;mission au sein du bureau ex&#233;cutif de la F&#233;d&#233;ration Nig&#233;rienne de Football (FENIFOOT), monsieur Abourahamana Oumarou, PDG du Groupe de Presse Liptako et l'un des trois d&#233;missionnaires, ont proc&#233;d&#233; le 08 Avril 2013, lors d'une conf&#233;rence de presse, &#224; un grand d&#233;ballage sur plusieurs scandales financiers qui secouent la Fenifoot. Ces r&#233;v&#233;lations portent sur la facturation &#224; une centaine (100) de millions de nos francs, des maillots gratuitement acquis pour le Mena pendant la CAN 2012, la surfacturation &#224; cent (100) millions de la r&#233;habilitation du terrain du stade de Maradi, alors que les travaux n'ont co&#251;t&#233; que huit (8) millions, la fausse facturation &#224; deux cents (200) millions du bitumage des voies au Centre Technique National, alors que ces travaux ont &#233;t&#233; gratuitement effectu&#233;s par la soci&#233;t&#233; SATOM. &lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Que de r&#233;v&#233;lations qui viennent encore alimenter le d&#233;bat dans le milieu sportif o&#249; la gestion de la Fenifoot est au centre de toutes les discussions. Dans sa conf&#233;rence de presse, le PDG du groupe Liptako s'est d&#233;fendu de s'&#234;tre enrichi pendant la CAN 2012, contrairement &#224; certaines informations relay&#233;es dans la presse. Dans son argumentaire, il a expliqu&#233; n'avoir g&#233;r&#233; que cent soixante cinq (165) millions qui ont servi &#224; la r&#233;servation des h&#244;tels &#224; Libreville. Mieux, Abdourahamane Oumarou s'est dit avoir les mains propres dans la gestion de ces fonds, car d&#233;tenant tous les justificatifs.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Tout au long de son intervention, le conf&#233;rencier a soulign&#233; qu'&#224; chaque fois qu'ils d&#233;cident de jeter l'&#233;ponge, un &#233;v&#233;nement d'int&#233;r&#234;t national intervient et les obligent &#224; surseoir &#224; leur d&#233;mission.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;S'agissant des trois cents (300) millions de march&#233; attribu&#233; &#224; Salifou Mayaki et les cent (100) millions de march&#233; engrang&#233; par Omar Sidi, tous deux d&#233;missionnaires, le PDG de Liptako, a expliqu&#233; que pour le premier il s'agit d'un march&#233; qu'il re&#231;u pour faire de la communication gouvernementale autour de la qualification du Mena &#224; la CAN 2012. Quant au second, ledit march&#233; concerne la r&#233;habilitation du stade de Maradi qui, contrairement au chiffre de cent millions avanc&#233;, n'a co&#251;t&#233; en r&#233;alit&#233; que huit (8) millions de nos francs.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Selon Abdourahamane Oumarou, beaucoup de contre-v&#233;rit&#233;s ont &#233;t&#233; dites par le Pr&#233;sident de la Fenifoot lors de sa conf&#233;rence de presse du 15 mars 2013, sur le bilan de la CAN 2013 ; une conf&#233;rence de presse que le PDG de Liptako s'est dit en &#234;tre l'initiateur. Mieux, il a demand&#233; qu'un audit financier de la Fenifoot soit fait, sur la p&#233;riode de juillet 2009 &#224; juillet 2013, tout en ajoutant que les r&#233;sultats feront tomber.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>



	<item>
		<title>L'&#233;cole publique en danger...</title>
		<link>http://www.alternativeniger.org/spip.php?article623</link>
		<guid isPermaLink="true">http://www.alternativeniger.org/spip.php?article623</guid>
		<dc:date>2013-03-05T12:22:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>H B Tcherno</dc:creator>

<category domain="http://www.alternativeniger.org/spip.php?rubrique81">Alternative FM</category>


		<description>Entam&#233; depuis plusieurs mois, le mouvement de d&#233;brayages des enseignants contractuels qui paralyse les cours dans les &#233;tablissements publics du pays s'est radicalis&#233; apr&#232;s l'&#233;chec de la rencontre de conciliation avec le Premier ministre Brigi Rafini. Le bras de fer entre les deux parties fait redouter une autre ann&#233;e blanche pour les &#233;l&#232;ves des &#233;coles primaires et secondaires. &lt;br /&gt;Lors d'une gigantesque Assembl&#233;e G&#233;n&#233;rale organis&#233;e le 20 F&#233;vrier 2013, &#224; la Maison des jeunes (...)


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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;Entam&#233; depuis plusieurs mois, le mouvement de d&#233;brayages des enseignants contractuels qui paralyse les cours dans les &#233;tablissements publics du pays s'est radicalis&#233; apr&#232;s l'&#233;chec de la rencontre de conciliation avec le Premier ministre Brigi Rafini. Le bras de fer entre les deux parties fait redouter une autre ann&#233;e blanche pour les &#233;l&#232;ves des &#233;coles primaires et secondaires.&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Lors d'une gigantesque Assembl&#233;e G&#233;n&#233;rale organis&#233;e le 20 F&#233;vrier 2013, &#224; la Maison des jeunes Djado Sekou de Niamey pour battre le rappel de ses troupes, les leaders du Cadre Permanent de R&#233;flexion et d'Action des syndicats des enseignants du Niger (CPRASE) ont annonc&#233; le durcissement du mouvement de d&#233;brayages dans les &#233;tablissements publics avec la menace d'une gr&#232;ve de deux (2) semaines, le boycott des t&#226;ches administratives et le blocage des notes des &#233;l&#232;ves. La d&#233;cision de radicaliser le mouvement de grogne a &#233;t&#233; prise par les militants apr&#232;s la r&#233;pression sauvage de la marche pacifique des enseignants contractuels pour d&#233;noncer le manque de parole, pour ne pas dire le mensonge des autorit&#233;s politiques. Pour rappel, la brutalit&#233; des forces de l'ordre s'est sold&#233;e par plusieurs bless&#233;s et l'interpellation d'un leader syndical rel&#226;ch&#233; le m&#234;me jour. La hargne des flics &#233;tait telle que m&#234;me les journalistes pr&#233;sents sur les lieux de la manifestation pour faire leur travail d'information du public ont &#233;t&#233; pass&#233;s &#224; tabac. &#171; Nous allons leur donner une r&#233;ponse proportionnelle &#224; leur provocation ; nous utiliserons tous les moyens l&#233;gaux pour faire aboutir nos l&#233;gitimes revendications&quot;, a d&#233;clar&#233; sous le coup de la col&#232;re, M. Halidou Mounkaila, membre du directoire du collectif des syndicats des enseignants contractuels.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Depuis la rentr&#233;e scolaire, le CPRASE et le gouvernement sont &#224; couteaux tir&#233;s. Le premier reproche au second de ne pas tenir les engagements pris apr&#232;s la signature en Avril 2012 d'un protocole d'accord cens&#233; ramener la qui&#233;tude dans les &#233;tablissements d'enseignement public. Soulignons que les gr&#232;ves &#224; r&#233;p&#233;tition observ&#233;es par les enseignants contractuels visent &#224; appuyer leurs perp&#233;tuelles revendications relatives au paiement des rappels de salaires des enseignants recrut&#233;s en 2011, &#224; la question des r&#233;gimes indemnitaires et celle de la gestion de la carri&#232;re des contractuels qui, disons le, repr&#233;sentent pr&#232;s de 80 % du corps enseignant.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Avant de d&#233;cider de l'organisation de la marche pacifique stopp&#233;e &#224; coups de matraques et de d&#233;tonation de gaz lacrymog&#232;ne, les enseignants contractuels avaient d&#233;j&#224; observ&#233; un arr&#234;t de travail de 72 heures, sans que le gouvernement ne daigne les rappeler &#224; la table de n&#233;gociation. Pourtant, l'appel &#224; la gr&#232;ve du CPRASE a &#233;t&#233; tr&#232;s suivi au niveau national, car la majorit&#233; des &#233;coles publiques sont rest&#233;es portes closes. Le hic, c'est que le gouvernement ne prend pas tr&#232;s au s&#233;rieux ce qui se passe. Il use de la politique de l'autruche comme pour mieux cacher la r&#233;alit&#233; de son &#233;chec &#224; redonner &#224; l'&#233;cole nig&#233;rienne ses lettres de noblesses, une promesse phare du Pr&#233;sident de la R&#233;publique, Mahamadou Issoufou.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Autrement, on ne comprend gu&#232;re l'attitude du gouvernement qui apr&#232;s avoir sign&#233; un accord fait volte-face en disant qu'il ne peut honorer ses engagements avec les contractuels parce que &#171; le niveau actuel de la masse salariale d&#233;passe largement les crit&#232;res de convergence de l'UEMOA et les exigences des partenaires techniques et financiers, en mati&#232;re de ration Masse salariale/Ressources internes. L'Etat du Niger est &#224; 48 % alors que le plafond souhait&#233; est de 35 % de ressources internes &#187;. Un argument qui sonne comme une insulte &#224; l'intelligence des milliers d'enseignants contractuels qui r&#233;torquent que le m&#234;me Gouvernement a accord&#233; des primes et indemnit&#233;s &#224; d'autres cat&#233;gories de travailleurs, comme les magistrats et les m&#233;decins. Mieux, les pauvres enseignants ont en m&#233;moire l'empressement avec lequel, le pouvoir a d&#233;cid&#233; d'autoriser le d&#233;blocage du tr&#233;sor public d'environ 2 milliards de F.CFA pour la participation de l'&#233;quipe nationale de football &#224; la CAN 2012 pour la prestation que l'on sait. Ils ont souvenance aussi de la diligence avec laquelle, le gouvernement a mis la main &#224; la caisse pour sortir xxx millions de F.CFA pour appuyer l'organisation du FIMA.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Les militants du CPRASE savent &#233;galement qu'en r&#233;alit&#233; le gonflement de la masse salariale est li&#233;e &#224; la pl&#233;thore des conseillers et charg&#233;s de mission des responsables des institutions de la r&#233;publique dont certains ne sont d'aucune utilit&#233; pour le pays, en dehors de celle de fid&#233;liser une client&#232;le politique et d'assurer la popote &#224; de petits malins qui ont d&#233;cid&#233; de ne pas travailler depuis l'av&#232;nement de la d&#233;mocratie. Consciente qu'&#224; l'heure de rendre des comptes, tout pourrait lui &#234;tre mis sur le dos, la ministre de l'&#233;ducation cherche des soutiens. Ainsi, le 21 f&#233;vrier, elle a rencontr&#233;e quelques organisations de la soci&#233;t&#233; civile active dans le domaine de l'&#233;ducation. Dans son discours introductif, elle a tent&#233;e d'apaiser la col&#232;re des enseignants contractuels en avouant &#171; comprendre la justesse de leurs revendications &#187;. Seulement, ajoute t-elle, la situation de tr&#233;sorerie de l'Etat ne lui permet pas de satisfaire les revendications formul&#233;es par le CPRASE notamment le paiement d'indemnit&#233;s de transport dont le montant est estim&#233; &#224; 3,5 millions de FCFA.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Alors que les enseignants contractuels et le gouvernement peinent &#224; accorder leurs violons, voil&#224; que les scolaires menacent de tout g&#226;ter en guise de protestation contre l'assassinat d'un lyc&#233;en &#224; Gaya par les forces de s&#233;curit&#233; lors &#224; l'occasion des &#233;chauffour&#233;es avec les conducteurs de taxi motos. Avant la d&#233;cision du gouvernement de fermer les classes en raison de la tenue du championnat national de lutte traditionnelle, les &#233;l&#232;ves de la capitale n'ont eu de cesse de bloquer les art&#232;res principales de la capitale en &#233;rigeant des barricades et en br&#251;lant des pneus.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Inquiet par la tournure que prend le d&#233;roulement de l'ann&#233;e scolaire, l'association nationale des parents d'&#233;l&#232;ves et d'&#233;tudiants (ANPEE) est sorti de son mutisme en invitant le gouvernement a accord&#233; plus d'attention aux revendications des enseignants contractuels. En effet, les mouvements de gr&#232;ves en cours dans les &#233;coles publiques sont tr&#232;s angoissants, car ils jettent un s&#233;rieux doute sur le bon d&#233;roulement de l'ann&#233;e scolaire. Si on peut comprendre l'aspiration des enseignants contractuels &#224; la justice sociale et &#224; la dignit&#233; en d&#233;pit du fait que leur mouvement de gr&#232;ves fasse planer le spectre d'une ann&#233;e blanche pour les &#233;l&#232;ves des &#233;tablissements publics ; en revanche, on a de la peine &#224; accepter la gestion &#233;trange de la crise du syst&#232;me &#233;ducatif par les gouvernants.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Aujourd'hui, c'est une lapalissade de dire que l'&#233;cole est acadabra. Presque chaque jour, les enfants errent dans les rues au moment o&#249;, ils devraient &#234;tre devant un tableau noir. Cons&#233;quence, les &#233;l&#232;ves ne savent plus lire, ni compter. Au fil des ans, l'&#233;cole publique est devenue une fabrique de &#8230;cr&#233;tins. En atteste le niveau pitoyable des &#233;tudiants dans nos Universit&#233;s et Instituts sup&#233;rieurs et pire encore l'absence notoire de ressources humaines qualifi&#233;es dans l'administration publique. Le constat est terrible, mais n'&#233;meut visiblement pas les autorit&#233;s dont les enfants sont inscrits dans des prestigieuses &#233;coles priv&#233;es ici ou &#224; l'&#233;tranger pour les plus grands.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Du reste, la prolif&#233;ration des &#233;tablissements priv&#233;s traduit la d&#233;fiance grandissante pour l'enseignement public et renforce le st&#233;r&#233;otype selon lequel le priv&#233; prodiguerait une meilleure &#233;ducation aux &#233;l&#232;ves. On oublie que les premi&#232;res &#233;coles priv&#233;es au Niger ont ouvert leurs portes pour accueillir les renvoy&#233;s des &#233;tablissements publics pour insuffisance de travail ou indiscipline caract&#233;ris&#233;e. Aujourd'hui, la tendance est &#224; l'inversion des choses. Tirons la sonnette d'alarme tout en se disant les quatre v&#233;rit&#233;s. Oui, la crise globale est l&#224;. Les Etats peinent &#224; mobiliser des ressources pour la r&#233;alisation des OMD, pour faire face &#224; leurs fonctions r&#233;galiennes. Cela personne ne peut le nier. Sauf que, les m&#234;mes Etats ont montr&#233; que l'argent existe quand il s'agit de sauver des banques en faillite, de financer des guerres, ou d'autres d&#233;penses fantaisistes.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Pour ce qui est du Niger, nous savons que les arguments invoqu&#233;s de manque de ressources budg&#233;taires sont des faux fuyants. La mise &#224; mort lente de l'&#233;cole publique et la marchandisation du syst&#232;me &#233;ducatif &#224; laquelle nous assistons &#224; &#233;t&#233; sciemment programm&#233;e et ex&#233;cut&#233;e froidement par nos dirigeants sous l'instigation des institutions financi&#232;res internationales (IFI). Comment en est-on arriv&#233; l&#224; ? Depuis le d&#233;bat de Zinder en 1982 qui a d&#233;cid&#233; de la fermeture des internats, une v&#233;ritable croisade a &#233;t&#233; engag&#233;e avec pour objectif de d&#233;manteler le service public de l'&#233;ducation. Pour commencer, des programmes drastiques de r&#233;forme de l'enseignement ont &#233;t&#233; &#233;labor&#233;s avec pour cons&#233;quences imm&#233;diates, l'amenuisement du budget allou&#233; au secteur, la pr&#233;carisation de la fonction enseignante, la clochardisation des &#233;l&#232;ves et &#233;tudiants. Les recettes n&#233;olib&#233;rales des IFI ont ouvert le boulevard de la marchandisation de l'&#233;ducation avec l'adoption en 1998 d'une loi dite d'orientation du syst&#232;me &#233;ducatif (LOSEN) qui institue le partage des co&#251;ts entre les parents d'&#233;l&#232;ves et l'Etat. Par la suite, un enchainement de mauvaises intentions, de l&#226;chet&#233;s cumul&#233;es et de calculs int&#233;ress&#233;s ont fini par avoir raison de notre syst&#232;me &#233;ducatif qui va d&#233;sormais &#224; vau l'eau.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Aujourd'hui, les cons&#233;quences du chaos qui r&#232;gne dans les &#233;coles publiques de notre pays sont incalculables. A travers cette crise ouverte du syst&#232;me &#233;ducatif qui oppose le gouvernement au collectif des syndicats des enseignants contractuels, c'est l'avenir du pays qui se joue dans une indiff&#233;rence quasi g&#233;n&#233;rale. A moins d'une prise de conscience collective qui conduise rapidement &#224; un sursaut patriotique, il vaut mieux alors demander &#224; Mahamadou Issoufou de prononcer l'oraison fun&#232;bre de l'&#233;cole publique &#224; travers un message &#224; la nation. En attendant, la demande de tr&#234;ve sociale du Premier ministre est tomb&#233;e dans les oreilles des sourds.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Le Niger, encore mauvais &#233;l&#232;ve</title>
		<link>http://www.alternativeniger.org/spip.php?article622</link>
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		<dc:date>2013-03-05T12:19:00Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>H B Tcherno</dc:creator>

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		<description>Alternative Espaces Citoyens (AEC) a publi&#233; le 19 f&#233;vrier 2013, les r&#233;sultats de l'enqu&#234;te internationale sur le budget ouvert au titre de l'ann&#233;e 2012. L'&#233;v&#233;nement a rassembl&#233; des responsables de l'association et des journalistes &#224; la biblioth&#232;que Cheick Anta Diop de l'association. Cette ann&#233;e encore, le Niger avec un score de 4 sur 100 est dans la queue de peloton des pays opaques. &lt;br /&gt;L'indice sur le budget ouvert (OBI) est une mesure ind&#233;pendante et (...)


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 <content:encoded>&lt;img src=&quot;http://www.alternativeniger.org/IMG/arton622.jpg&quot; alt=&quot;&quot; align=&quot;right&quot; width=&quot;925&quot; height=&quot;616&quot; class=&quot;spip_logos&quot; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;Alternative Espaces Citoyens (AEC) a publi&#233; le 19 f&#233;vrier 2013, les r&#233;sultats de l'enqu&#234;te internationale sur le budget ouvert au titre de l'ann&#233;e 2012. L'&#233;v&#233;nement a rassembl&#233; des responsables de l'association et des journalistes &#224; la biblioth&#232;que Cheick Anta Diop de l'association. Cette ann&#233;e encore, le Niger avec un score de 4 sur 100 est dans la queue de peloton des pays opaques.&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;L'indice sur le budget ouvert (OBI) est une mesure ind&#233;pendante et comparative du degr&#233; de la transparence budg&#233;taire dans les pays. L'enqu&#234;te 2012 a couvert une centaine de pays &#224; travers le monde. L'OBI est une &#233;valuation qui vise &#224; d&#233;terminer par le biais d'un questionnaire la quantit&#233; d'information mise par le gouvernement &#224; la disposition du public &#224; travers huit documents budg&#233;taires cl&#233;s. Ces documents budg&#233;taires sont le rapport pr&#233;alable au budget, le projet de budget de l'ex&#233;cutif, le budget approuv&#233;, le budget des citoyens, les rapports en cours d'ann&#233;e, interm&#233;diaire, de fin d'ann&#233;e, et d'audit. L es r&#233;sultats des 95 questions factuelles sur les 125 contenues dans l'Enqu&#234;te sur le budget ouvert sont utilis&#233;s pour calculer des scores objectifs et le classement de la transparence relative de chaque pays &#233;valu&#233;.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Le lancement mondial de l'enqu&#234;te 2012 a eu lieu le 5 f&#233;vrier &#224; Washington. De mani&#232;re g&#233;n&#233;rale, la situation est catastrophique. Le score moyen obtenu est de 43 sur 100 et seulement 23 pays fournissent des informations significatives. Certains pays se sont m&#234;me engag&#233;s dans la mauvaise direction en verrouillant un peu plus leurs syst&#232;mes budg&#233;taires. Ses r&#233;sultats r&#233;v&#232;lent que les budgets nationaux de 77 des 100 pays &#233;valu&#233;s ne respectent pas les normes &#233;l&#233;mentaires de la transparence budg&#233;taire. Les gouvernements des 21 pays ne publient m&#234;me pas le Projet de budget de l'ex&#233;cutif, le document le plus important qui permet de comprendre les plans du gouvernement pour g&#233;rer les finances du pays.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&#171; L'absence d'informations et le manque de possibilit&#233;s de participation signifient que les citoyens ne peuvent ni comprendre le budget, ni demander des comptes &#224; leurs gouvernements &#187;, commente Warren Krafchik, directeur de l'Inter-national Budget Partnership. Il ajoute que &#171; cela ouvre &#233;galement la voie aux abus et &#224; l'utilisation inappropri&#233;e et inefficace des fonds publics, compromettant ainsi un d&#233;veloppement &#233;conomique &#233;quitable &#224; un moment o&#249; les ressources et les services publics sont d&#233;j&#224; en baisse en raison de la crise financi&#232;re. L'ensemble de ces &#233;l&#233;ments ont un impact significatif sur la qualit&#233; de vie de millions de personnes &#224; travers le monde. &#187;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;En d&#233;pit de quelques progr&#232;s observ&#233;s au cours des quatre cycles de l'Enqu&#234;te depuis 2006, l'enqu&#234;te sur le budget ouvert 2012 dresse dans l'ensemble un tableau sombre de la transparence, de la participation et de la responsabilisation budg&#233;taires. Sur le continent, l'Afrique du Sud et l'Ouganda ont des syst&#232;mes budg&#233;taires relativement transparents. Avec un score de 90 points, le pays de Mandela occupe le 2 e rang au niveau mondial apr&#232;s la Nouvelle Z&#233;lande. La France et les Etats-Unis sont class&#233;s respectivement aux 6 et 7e rangs. La Guin&#233;e Equatoriale de Th&#233;odore Obiang, le Myanmar et le Qatar ont enregistr&#233; des scores de 0, ce qui &#233;quivaut &#224; une absence totale de transparence budg&#233;taire.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Au regard des r&#233;sultats de l'enqu&#234;te, l'IBP estime qu'il faudra au moins une g&#233;n&#233;ration pour que la majorit&#233; des pays parviennent &#224; atteindre un niveau raisonnable de transparence budg&#233;taire compte tenu de la lenteur des progr&#232;s actuels. L'Ong am&#233;ricaine recommande aux gouvernements des diff&#233;rents pays qu'ils s'engagent &#224; atteindre des objectifs concrets en mati&#232;re de transparence budg&#233;taire sur la base des scores de l'Indice sur le budget ouvert qu'ils ont obtenu.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Pour les pays &#224; faible score, il peut s'agir de publier les documents qui sont d&#233;j&#224; produits, mais qui ne sont pas rendus publics. Pour les autres pays, il peut s'agit d'augmenter la quantit&#233; d'informations qu'ils fournissent dans les documents budg&#233;taires qu'ils publient. En outre, les gouvernements de tous les pays doivent prendre des mesures pour faire participer pleinement les citoyens aux d&#233;cisions budg&#233;taires et de contr&#244;le.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Pour ce qui est du Niger, l'enqu&#234;te nous apprend que le gouvernement met tr&#232;s peu d'informations &#224; la disposition du public. Le r&#233;sultat obtenu par le Niger sur l'OBI de 2012 est de 4 sur 100, ce qui est bien en de&#231;&#224; de la moyenne de 43 pour l'ensemble des 100 pays enqu&#234;t&#233;s. Le r&#233;sultat de 4 obtenu par le Niger au classement de l'OBI pour 2012 a progress&#233; d'un point par rapport &#224; son score de 3 obtenu en 2010. En 2008, le Niger a obtenu un score de 26 points. Ce qui veut dire que le pays a recul&#233; en mati&#232;re de transparence budg&#233;taire. Des pays comme le Cameroun, le Burkina Faso, le Mali, la RDC, le S&#233;n&#233;gal ont obtenus des bien meilleurs r&#233;sultats.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Pour donner quelques d&#233;tails, disons que le Niger a obtenu des scores moyens concernant le pouvoir de la l&#233;gislature, le pouvoir de l'ISC, et faible concernant la participation du public. Sur les huit documents budg&#233;taires cl&#233;s, le Niger ne publie que le budget approuv&#233;. En dehors du budget des citoyens qui est une pr&#233;sentation non technique de l'information budg&#233;taire, les autres documents index&#233;s par l'enqu&#234;te sont produits, mais non mis &#224; la disposition du public &#224; cause notamment de la r&#233;ticence de certains cadres de l'administration publique.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;L'International Budget Partnership recommande au Niger de mettre en &#339;uvre les mesures suivantes afin d'am&#233;liorer la transparence Budg&#233;taire :&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://www.alternativeniger.org/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-68c92.gif&quot; width='8' height='11' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' class='' /&gt; publier le Rapport pr&#233;alable au budget,&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://www.alternativeniger.org/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-68c92.gif&quot; width='8' height='11' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' class='' /&gt; le Projet de budget de l'ex&#233;cutif,&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://www.alternativeniger.org/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-68c92.gif&quot; width='8' height='11' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' class='' /&gt; les Rapports en cours d'ann&#233;e,&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://www.alternativeniger.org/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-68c92.gif&quot; width='8' height='11' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' class='' /&gt; la Revue de milieu d'ann&#233;e,&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://www.alternativeniger.org/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-68c92.gif&quot; width='8' height='11' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' class='' /&gt; le Rapport de fin d'ann&#233;e,&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://www.alternativeniger.org/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-68c92.gif&quot; width='8' height='11' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' class='' /&gt; ainsi que le Rapport d'audit, qui tous ne sont actuellement produits que pour un usage interne.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;En outre, pour am&#233;liorer la transparence et la surveillance budg&#233;taire, le Niger est invit&#233; &#224; :&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://www.alternativeniger.org/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-68c92.gif&quot; width='8' height='11' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' class='' /&gt; produire et publier un Budget des citoyens,&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://www.alternativeniger.org/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-68c92.gif&quot; width='8' height='11' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' class='' /&gt; organiser un d&#233;bat inform&#233; avant de soumettre le projet de budget de l'ex&#233;cutif,&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://www.alternativeniger.org/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-68c92.gif&quot; width='8' height='11' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' class='' /&gt; doter l'institution sup&#233;rieure de contr&#244;le des finances de moyens (financiers, ressources humaines) de fonctionnement suffisants.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Notre pays doit &#233;galement renforcer la participation du public &#224; l'&#233;laboration du Budget.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Les r&#233;sultats de cette enqu&#234;te men&#233;e par AEC, partenaire depuis plusieurs ann&#233;es de l'IBP, ont &#233;t&#233; examin&#233;s par deux experts anonymes qui ne sont en aucun cas associ&#233;s au gouvernement. Ce dernier a apport&#233; ses commentaires sur les r&#233;sultats pr&#233;liminaires du questionnaire sur le budget ouvert.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Pr&#233;cisons que l'enqu&#234;te 2012 ne concerne pas le r&#233;gime actuel, mais la p&#233;riode de transition militaire. Si l'enqu&#234;te souligne que les perspectives de participation du public au processus budg&#233;taire au Niger sont inexistantes ; il importe n&#233;anmoins de signaler que depuis son arriv&#233;e au Minist&#232;re de l'Economie et des Finances, le ministre Gilles Baillet a pris un certain nombre d'initiatives (invitation des OSC &#224; participer aux conf&#233;rences budg&#233;taires, engagement &#224; r&#233;aliser le budget des citoyens) qui incitent &#224; dire que le Niger va probablement am&#233;liorer son rang pour la prochaine enqu&#234;te qui aura lieu dans deux ans. (Source IBP)&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>



	<item>
		<title>Une journ&#233;e pour sensibiliser les scolaires</title>
		<link>http://www.alternativeniger.org/spip.php?article621</link>
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		<dc:date>2013-03-05T12:09:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Dahani Ramatou</dc:creator>

<category domain="http://www.alternativeniger.org/spip.php?rubrique3">Actualit&#233;s</category>


		<description>Alternative Espaces Citoyens, en partenariat avec l'Eglise Catholique, a organis&#233; le 12 f&#233;vrier dernier au Coll&#232;ge Mariama de Niamey, une journ&#233;e de sensibilisation sur les migrations &#224; l'intention des scolaires. &lt;br /&gt;Dans une introduction liminaire Melle Dahany Ramatou, Assistante charg&#233;e du Projet Migrations &#224; Alternative Espaces Citoyens, a expliqu&#233; aux jeunes ce qu'est la migration, ses diff&#233;rentes formes et les enjeux qui en sont li&#233;s. &lt;br /&gt;Sa pr&#233;sentation a &#233;t&#233; suivie (...)


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&lt;a href="http://www.alternativeniger.org/spip.php?rubrique3" rel="directory"&gt;Actualit&#233;s&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Alternative Espaces Citoyens, en partenariat avec l'Eglise Catholique, a organis&#233; le 12 f&#233;vrier dernier au Coll&#232;ge Mariama de Niamey, une journ&#233;e de sensibilisation sur les migrations &#224; l'intention des scolaires.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Dans une introduction liminaire Melle Dahany Ramatou, Assistante charg&#233;e du Projet Migrations &#224; Alternative Espaces Citoyens, a expliqu&#233; aux jeunes ce qu'est la migration, ses diff&#233;rentes formes et les enjeux qui en sont li&#233;s.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Sa pr&#233;sentation a &#233;t&#233; suivie d'une s&#233;ance de projection d'un film sur la trajectoire suivie par les migrants subsahariens pour tenter d'atteindre l'Europe. Ce film de 38mn intitul&#233; &quot;Le pi&#232;ge&quot;, d&#233;crit le dur quotidien des migrants subsahariens qui tentent de franchir les fronti&#232;res de l'Europe en passant par le Maroc, l'Alg&#233;rie ou la Libye. V&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;ictimes souvent de brutalit&#233; polici&#232;re, de x&#233;nophobie, de racisme, d'arnaque et m&#234;me d'emprisonnement, ces jeunes candidats &#224; la migration ne baissent jamais les bras. Contre vents et mar&#233;es, avec des trajectoires truff&#233;es d'embuches, ils tentent malgr&#233; tout &#224; atteindre &#171; l'eldorado &#187;. Des histoires path&#233;tiques qui r&#233;v&#232;lent la cruaut&#233; des politiques migratoires du Nord et de leurs alli&#233;s et complices du Sud.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Au cours du d&#233;bat qui a suivi cette projection, des &#233;l&#232;ves ont exprim&#233; leur vive &#233;motion devant le drame qu'ils disent avoir vu &#224; travers ces images de migrants. Ils ont tous montr&#233; un vif int&#233;r&#234;t &#224; la question en posant des questions et en demandant des &#233;claircissements sur certains passages de la pr&#233;sentation mais aussi du film. De l'avis de beaucoup de ces scolaires, cette journ&#233;e leur a permis de mieux appr&#233;hender la probl&#233;matique. Les deux organisations initiatrices comptent multiplier cette exp&#233;rience dans d'autres &#233;tablissements de la capitale.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>



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		<title>La CEDEAO manque d'argent pour ses troupes</title>
		<link>http://www.alternativeniger.org/spip.php?article620</link>
		<guid isPermaLink="true">http://www.alternativeniger.org/spip.php?article620</guid>
		<dc:date>2013-03-05T11:59:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>H B Tcherno</dc:creator>

<category domain="http://www.alternativeniger.org/spip.php?rubrique3">Actualit&#233;s</category>


		<description>Faire la guerre r&#233;clame beaucoup du cash. Alors que la facture pour l'engagement des forces sp&#233;ciales fran&#231;aises s'alourdit chaque jour, en raison de la r&#233;sistance inattendue de l'adversaire, au niveau de la CEDEAO, les appels aux donateurs se multiplient en vain. Si l'argent continue &#224; manquer pour financer cette exp&#233;dition militaire dont on ignore le nombre de morts et l'ampleur des d&#233;g&#226;ts collat&#233;raux, les dirigeants ouest africains courent de gros risques. (...)

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 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;Faire la guerre r&#233;clame beaucoup du cash. Alors que la facture pour l'engagement des forces sp&#233;ciales fran&#231;aises s'alourdit chaque jour, en raison de la r&#233;sistance inattendue de l'adversaire, au niveau de la CEDEAO, les appels aux donateurs se multiplient en vain. Si l'argent continue &#224; manquer pour financer cette exp&#233;dition militaire dont on ignore le nombre de morts et l'ampleur des d&#233;g&#226;ts collat&#233;raux, les dirigeants ouest africains courent de gros risques.&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Environ 450 milliards de F.CFA. C'est l'enveloppe colossale n&#233;cessaire &#224; l'aide humanitaire, mais surtout au financement des op&#233;rations militaires en cours au Mali destin&#233;es, officiellement, &#224; traquer les djihadistes et autres groupes arm&#233;s qui ont fait fuir, en un laps de temps, l'arm&#233;e malienne des localit&#233;s du Nord du pays. L'annonce a &#233;t&#233; a faite le 25 f&#233;vrier par le ministre ivoirien des Affaires &#233;trang&#232;res, M. Charles Diby Koffi &#224; l'occasion de la r&#233;union du conseil de m&#233;diation et de s&#233;curit&#233; de la CEDEAO &#224; Abidjan. Cette r&#233;&#233;valuation &#224; la hausse du budget de la guerre des dunes de sable et de montagnes est justifi&#233;e par le rel&#232;vement des effectifs du contingent militaire africain qui passera &#224; 8.000 hommes pour faire face &#171; aux exigences d'une guerre asym&#233;trique ou d'usure &#187; a indiqu&#233; le ministre ivoirien. L'augmentation significative des effectifs des soldats de la CEDEAO a &#233;t&#233; d&#233;cid&#233;e devant la r&#233;sistance inattendue des djihadistes qui continuent &#224; livrer des batailles farouches contre les forces coalis&#233;es jusque dans les grandes conquises par l'arm&#233;e fran&#231;aise dans le cadre d'une op&#233;ration a&#233;roterrestre d'envergure baptis&#233;e Serval, en r&#233;f&#233;rence au nom d'un f&#233;lin du d&#233;sert africain.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Au d&#233;part, les experts de la CEDEAO avaient fix&#233;e le nombre des bidasses de la Mission de soutien au Mali (MISMA) &#224; 3.300, &#224; l'exception des 2000 tchadiens envoy&#233;s sur le front par Idriss D&#233;by pour des motivations que le temps nous permettra d'&#233;lucider. Promesses importantes&#8230;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Avant m&#234;me le sommet des chefs d'Etat de la CEDEAO qui a ouvert ses travaux ce 27 f&#233;vrier &#224; Yamoussoukro, la r&#233;union des ministres des Affaires &#233;trang&#232;res d'Abidjan a lanc&#233;e un appel pressant &#224; un financement additionnel pour couvrir les besoins des bataillons africains cens&#233;s prendre le relais de l'arm&#233;e fran&#231;aise apr&#232;s son retrait envisag&#233;e en mars, puis report&#233;e &#224; une date ind&#233;termin&#233;e. Chacun sait que cette requ&#234;te s'adresse en particulier aux pays riches qui ont promis fin janvier dernier, au sortir d'une conf&#233;rence &#224; Addis-Abeba une somme de plus de 455 millions de dollars (219,7 milliards de FCFA) comme aide au d&#233;ploiement des troupes africaines. Ce pactole n'est m&#234;me pas tomb&#233; dans les coffres, et voil&#224; que l'UA monte les ench&#232;res en portant l'enveloppe au double du montant initial. En faisant cette demande d'assistance financi&#232;re colossale, le comit&#233; technique compos&#233; des experts et chefs militaires africains lorgnait visiblement avec gourmandise du c&#244;t&#233; du budget des op&#233;rations de maintien de la paix des Nations Unies, qui s'&#233;l&#232;vent &#224; sept milliards de dollars par an. Les auteurs du montage op&#233;rationnel pensaient app&#226;ter les fonctionnaires onusiens avec l'id&#233;e de placer les troupes africaines sous la banni&#232;re de l'ONU avec l'acronyme de MISMA (mission internationale de soutien au Mali). Pourtant, avant m&#234;me l'intervention militaire unilat&#233;rale d&#233;cid&#233;e par le colon Hollande, la demande de financement de la force en attente de la CEDEAO (MICEMA) avait but&#233;e sur un blocage en raison des r&#233;ticences &#233;tatsuniennes-plus gros contributeur de l'ONU- et du gonflement -entendre surfacturation- du budget de l'op&#233;ration. Les diplomates onusiens avaient jug&#233; astronomique le co&#251;t de l'op&#233;ration dont la mission devra consister &#224; prot&#233;ger les institutions r&#233;publicaines de transition, &#224; r&#233;tablir l'int&#233;grit&#233; territoriale du Mali et &#224; bouter les islamistes radicaux hors du pays. Du coup, les collaborateurs de Banki Moon ont demand&#233; &#224; la CEDEAO de revoir sa copie, en donnant davantage de pr&#233;cisions sur le mandat, les objectifs, les moyens financiers et les modalit&#233;s de d&#233;ploiement de la force africaine. Apr&#232;s moult tractations diplomatiques, les &#171; maitres du monde &#187; ont avalis&#233; le document des africains &#224; travers le Conseil de s&#233;curit&#233; qui a imm&#233;diatement demand&#233; au Secr&#233;taire G&#233;n&#233;ral de cr&#233;er un fonds d'affectation sp&#233;cial, dans lequel les &#201;tats membres pourront verser de mani&#232;re volontaire des contributions financi&#232;res destin&#233;es &#224; la MISMA et &#224; l'&#233;quipement des forces de d&#233;fense et de s&#233;curit&#233; maliennes. Depuis lors, l'argent tombe &#224; compte gouttes. Face &#224; la lenteur du d&#233;caissement des fonds, un haut fonctionnaire onusien a tir&#233; la sonnette d'alarme en r&#233;v&#233;lant il y a quelques jours, que l'appel de fonds de l'ONU en faveur du Mali pour 2013 estim&#233;e &#224; 373 millions de dollars n'a &#233;t&#233; financ&#233; qu'&#224; hauteur de 17 millions de dollars. En effet, les pays occidentaux en proie &#224; de graves difficult&#233;s &#233;conomiques ren&#226;clent &#224; sortir le ch&#233;quier. En plus, la plupart d'entre eux d&#233;pensent des sommes faramineuses pour venir en aide aux rebelles islamistes engag&#233;s dans une lutte &#224; mort contre le pouvoir d'Assad en Syrie. Pour ce qui est des Etats-Unis, jusqu'ici leur contribution s'est born&#233;e &#224; appuyer Paris dans le transport des troupes et des engins de mort ; &#224; partager des renseignements recueillis au moyen des avions espions. Si la Maison Blanche a renonc&#233;e &#224; sa d&#233;cision inamicale de facturer cet appui logistique apport&#233;e &#224; l'Elys&#233;e ; elle devra &#224; coup s&#251;r supporter les &#233;normes co&#251;ts li&#233;s &#224; la pr&#233;sence de drones et d'une centaine de commandos stationn&#233;s au Niger dont la mission est de faire d'une pierre deux coups : accroitre la surveillance des groupes arm&#233;s dans le Sahara et contrecarrer la pr&#233;sence chinoise sur cette partie du continent tr&#232;s riche en ressources strat&#233;giques. Toute-fois, certaines sources indiquent que Washington a octroy&#233; 96 millions de dollars pour l'entra&#238;nement et l'&#233;quipement de la Misma.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Sur le continent, l'UA a promis d'y contribuer &#224; hauteur de 10%, tandis que la Commu-naut&#233; &#233;conomique des &#201;tats d'Afrique de l'Ouest (Cedeao) a annonc&#233; 10 millions de dollars US comme contribution aux besoins d'urgence de d&#233;ploiement. Combien ont &#233;t&#233; effectivement d&#233;bloqu&#233;s ? Motus et bouche cousue ! Lors de l'ouverture du sommet de Yamoussoukro aucun point global n'a &#233;t&#233; fait sur les sommes effectivement d&#233;caiss&#233;es. Cette omerta est-elle &#224; inscrire sur le registre du traditionnel manque de transparence dans le cadre des affectations budg&#233;taires de la D&#233;fense ? Les chefs d'Etat redoutent-ils que le d&#233;voilement des chiffres de la moisson sape le moral des troupes sur le th&#233;&#226;tre des affrontements au p&#233;ril de leurs vies ? Atermoiement des donateurs&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&#171; L'heure n'est plus aux discours (...) mais plut&#244;t &#224; l'action &#187; a tanc&#233; Idriss Deby Itno &#224; l'ouverture de la Session ordinaire de la CEDEAO. Le pr&#233;sident tchadien a &#233;t&#233; l'invit&#233; choy&#233; de ce sommet, car son pays a fourni non seulement le plus gros contingent, mais pay&#233; le plus lourd tribut avec 27 soldats tu&#233;s dans les combats. Son appel sera-t-il entendu par ses pairs ? Nous le saurons dans les jours &#224; venir. L'inqui&#233;tude du pr&#233;sident tchadien est partag&#233;e par Alassane Ouattara qui a indiqu&#233; lors du discours d'ouverture que &#171; la concr&#233;tisation de ces promesses de fonds constitue une priorit&#233; pour assurer l'op&#233;rationnalit&#233; des effectifs actuels de la MISMA &#187;. En effet, une chose est de vouloir porter la mort chez autrui ; une autre est d'avoir la capacit&#233; de supporter le co&#251;t financier de la guerre. Les roitelets ouest africains qui se sont distingu&#233;s par leurs discours guerriers, alors que les autorit&#233;s de transition malienne penchaient pour le dialogue sauront-ils trouver le nerf de la guerre ? Ont-ils le soutien populaire n&#233;cessaire pour engager des centaines de milliards dans une guerre n&#233;ocoloniale qui commence &#224; tourner &#224; la chasse aux hommes et aux femmes dont le seul crime est d'appartenir &#224; certaines communaut&#233;s ? Rien n'est moins s&#251;r au regard des situations int&#233;rieures et de l'&#233;tat des finances publiques de la plupart des pays de la CEDEAO en particulier ceux qui ont envoy&#233;s des soldats sur le territoire malien. A commencer par la C&#244;te d'Ivoire qui assure la pr&#233;sidence de l'institution communautaire. &#171; L'&#233;l&#233;-phant d'Afrique &#187; d&#233;pense d&#233;j&#224; beaucoup d'argent pour assurer la surveillance de ses fronti&#232;res et suivre les mouvements des partisans de Laurent G. Le pouvoir de Dramane Ouattara fait face aussi &#224; un m&#233;contentement social li&#233; &#224; la chert&#233; de la vie qui conduit r&#233;guli&#232;rement les agents de l'Etat &#224; observer des arr&#234;ts de travail pour exiger un d&#233;blocage et une revalorisation des salaires. L'&#233;tat du tr&#233;sor public du pays qui sort d'une terrible crise post &#233;lectorale ne lui permet pas d'&#234;tre g&#233;n&#233;reux. La situation &#233;conomique n'est gu&#232;re reluisante au pays de la Teranga. Le S&#233;n&#233;gal qui a promis de d&#233;ployer 500 soldats a, selon la presse dakaroise, un besoin de 200 milliards de francs Cfa pour r&#233;gler des probl&#232;mes urgents. Autre pays engag&#233; au Mali, le Nig&#233;ria avec une annonce d'un effectif de 500 soldats. Mais, Goodluck Jonathan a les mains li&#233;s parce qu'il d&#233;pense d&#233;j&#224; de fortes sommes d'argent pour contenir la menace des islamistes de la secte Boko Haram et depuis quelques jours pour retrouver les occidentaux enlev&#233;s au Cameroun. Passons rapidement sur le cas Burkina Faso qui a promis 650 soldats, mais dont le positionnement suscite des suspicions dans les autres capitales et les chancelleries occidentales.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Enfin, venons-en au Niger dont 500 militaires sont sur le th&#233;&#226;tre des op&#233;rations. Notre pays a lanc&#233; le 19 F&#233;vrier par la voix de son Premier ministre un appel urgent &#224; la solidarit&#233; internationale pour mobiliser environ 177 milliards de FCFA afin subvenir aux besoins multisectoriels d'entre 2 &#224; 3 millions de personnes expos&#233;es en ins&#233;curit&#233; alimentaire entre Janvier et d&#233;cembre 2013. Sans oublier la prise en charge d'environ 60 000 refugi&#233;s Maliens et retourn&#233;s nig&#233;riens, qui ont fui la guerre dans le nord du Mali. Sur le plan social, le gouvernement nig&#233;rien fait face &#224; de s&#233;rieux probl&#232;mes notamment dans le domaine de l'&#233;ducation o&#249; les gr&#232;ves des enseignants contractuels pour r&#233;clamer, entres autres, le paiement des primes de transport jettent une ombre sur le bon d&#233;roulement de l'ann&#233;e scolaire. Or, &#224; croire le ministre porte parole du gouvernement, Niamey aurait investi de gros moyens pour la s&#233;curisation de son territoire &#8211;ce qui est une bonne chose-et la prise en charge de son contingent en attendant le d&#233;caissement du fonds d'affectation sp&#233;ciale.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Cet &#233;tat des lieux signifie que le financement de la Misma pose de gros soucis &#224; nos dirigeants. Or, la &#171; pacification &#187; du pays de Modibo Keita pourrait requ&#233;rir une pr&#233;sence militaire &#233;trang&#232;re durable. Avec la reprise des combats dans des zones que l'on croyait lib&#233;r&#233;s, les attentats suicides, les attaques kamikazes, les analystes estiment que la guerre risque d'&#234;tre plus longue que pr&#233;vue et donc forc&#233;ment co&#251;teuse. D&#232;s lors se pose la question de qui va payer ? Il est clair que la France qui a d&#233;j&#224; d&#233;pens&#233;e selon le ministre fran&#231;ais de la D&#233;fense Jean Yves Le Drian environ 200 millions d'euros ne supportera pas longtemps toute seule la facture tr&#232;s sal&#233;e de son engagement militaire et de la chasse aux islamistes radicaux dans l'Adrar des Ifoghas. L'opinion publique pourrait rapidement se retourner contre Fran&#231;ois Hollande le conqu&#233;rant dont le pays enregistre trois millions de sans emplois.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Si les donateurs ne se montrent pas g&#233;n&#233;reux, les dirigeants ouest-africains vont certainement s'attribuer des pouvoirs exceptionnels afin de couvrir les d&#233;penses n&#233;cessaires au conflit. La mani&#232;re la plus simple de trouver de l'argent consiste &#224; le chercher dans les poches des particuliers en proc&#233;dant &#224; des augmentations des taxes ou &#224; des t&#233;l&#233;thons &#224; grands coups de propagande vantant le patriotisme. Et, cela ne manquera pas de pourrir la situation int&#233;rieure. Sauf, si la France accepte de payer la facture en attendant de pomper les ressources du sous sol qui justifie d'ailleurs son intervention militaire pr&#233;cipit&#233;e. Alors, il faut consid&#233;rer l'argent inject&#233; par Paris pour &#171; sauver le Mali &#187; comme &#233;tant une dette d&#233;mentielle ! Ce qui signifie que ce sont les honn&#234;tes citoyens d&#233;j&#224; appauvris par les extorsions des groupes arm&#233;s qui paieront la facture de cette guerre aux allures d'une exp&#233;dition coloniale.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Au stade actuel, l'argent manque. Or, si le pognon continue &#224; manquer, les petits gars peuvent devenir m&#233;chants &#224; l'&#233;gard des chefs. L'histoire contemporaine est riche de revendications corporatistes de soldats ayant retourn&#233; les armes contre la hi&#233;rarchie.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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