Pour plus de rapprochements des peuples africains
lundi 23 janvier 2006 par SAIDOU Djibril
Si 16 ans après l’adoption de cette charte , personne ne conteste les progrès à l’actif du mouvement social africain, du point de vue de la structuration et de la prise de conscience au niveau des peuples, ils étaient nombreux au cours des exposés et des débats à remarquer qu’il y a encore du chemin à faire. Notamment dans la mobilisation des forces sociales. Des lacunes à ce niveau qui font le lit des pratiques néolibérales dans les Etats. Certains pensent même qu’il faut revoir cette charte africaine, en redéfinissant un nouveau contrat des mouvements sociaux alternatifs. D’où la pertinence de voir la nouvelle charte constituer une passerelle entre les différents foras sociaux en Afrique.
Mais d’autres par contre, ne souscrivent à cette idée pensant choqués de voir les libérateurs d’hier se muer en oppresseurs sur le continent. Et cela non sans conséquences sur les modes de vie des Africains. Beaucoup de capitaux circulent dans les différentes régions d’Afrique, et des initiatives anti néolibérales y foisonnent, ne demandant qu’à être formalisées. C’est pourquoi, plusieurs d’autres pensent qu’il faut aller à Nairobi avec des idées améliorées .
La nécessité d’un pont entre Bamako et Nairobi apparaît dès lors comme un passage obligé pour la formation de nouveaux citoyens épris de valeurs sociales africaines. Le Forum social polycentrique de Bamako a été donc l’occasion de poser les véritables problèmes de l’Afrique, afin de jeter les bases d’une reconquête de l’unité du continent qui passe par la levée des barrières linguistiques et la promotion des valeurs comme l’égalité raciale et des genres devant les grands défis .
En effet, la problématique se pose en terme de contenu de la charte. Que faut-il y mettre ? A ce niveau, deux pistes sont proposées par certains participants : il s’agit d’abord de redéfinir les responsabilités collectives et ensuite de fixer les principes et les normes de la coresponsabilité dans l’organisation des manifestations confiées à l’Afrique. En somme entre Bamako et Nairobi, il faut élaborer un processus d’enrichissement de la charte. Un processus qui privilégie davantage l’union des peuples plus que davantage l’Union des Etats . Enfin de compte, les étapes suivantes ont été envisagées pour la charte du Futur : Une assemblée de la charte à Bamako lors du présent forum, des processus consultatifs à travers tous les foras sociaux et des organisations des mouvements sociaux ; des rencontres de réflexion et de synthèse et une assemblée de validation à Nairobi en 2007.
SAIDOU Djibril
Articles de cet auteur
fr
Francais
Forum Social Mondial 2006 Bamako
?
