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Crise sociopolitique au Niger

Huit ministres de la CDS quittent le gouvernement

jeudi 25 juin 2009 par Albert Chaïbou

La Convention Démocratique et Sociale (CDS-Rahama) a annoncé ce jeudi 25 juin 2009, le retrait de ses ministres du gouvernement. Les porte- feuilles de la Défense, de la Santé, de la lutte contre la vie chère, de la Jeunesse et sport, de la réforme des entreprises publiques, de la population, sont entre autres concernés.

La veille, ce parti, principal allié du MNSD Nassara sous la bannière duquel Tandja a été élu en 1999 et en 2004, avait annoncé dans un communiqué rendu public qu’il avait adressé une lettre au Premier ministre pour lui demander de « libérer » ses ministres. Cette décision est motivée selon le communiqué par « la divergence d’appréciation » entre la CDS et le Gouvernement, relativement à la question du référendum constitutionnel ». La CDS a également annoncé avoir crée avec d’autres formations politiques et des organisations de la société civile un mouvement dénommé Mouvement pour la Défense de la Démocratie et de la République (MDDR). Selon le communiqué de presse, il s’agit d’un « cadre de réflexion et d’action pour promouvoir un dialogue constructif entre toutes les couches sociales et les acteurs politiques en vue de préserver les acquis démocratiques, économiques et sociaux en vue de trouver, dans l’apaisement et la compréhension partagée, une solution à la situation préoccupante dans laquelle se trouve plonger le Niger ».

Le parti de Mahamane Ousmane avait, rappelons le, recommandé récemment au président de la République, de prendre acte de l’arrêt rendu le 12 juin dernier par la cour constitutionnelle, annulant le décret de convocation du corps électoral pour le référendum. Bien que les décisions de la cour constitutionnelle sont sans appel et s’imposent au président de la République, ce dernier a adressé le mercredi 24 juin 2009, une requête à cette juridiction pour lui demander de se rétracter pour avoir outrepassé ses compétences. Un message transmis aux nigériens le même jour à la télévision nationale par le ministre de la communication, porte parole du gouvernement.

Sur le front social, les 7 centrales syndicales du pays ont appelé à une grève ce jeudi pour amener le président de la République à renoncer à son projet de référendum. Le gouvernement a assigné ces centrales en justice mais le juge des référés a déclaré légale leur mouvement. Cette grève touche aussi bien le secteur public, parapublic que privé. Le 18 juin dernier, les 7 centrales syndicales avaient annulé une grève générale après que le juge saisi par le gouvernement ait déclaré illégal, leur mouvement.


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