Alternative Espaces Citoyens Niger
Première conférence de presse du CSRD

« Nous allons assainir la situation sociopolitique du pays … »

mardi 2 mars 2010 par Albert Chaïbou

Le porte-parole du Conseil Suprême pour la Restauration de la Démocratie (CSRD) a animé le mercredi 24 février 2010 dans la salle des réunions du Ministère de la Communication, une conférence de presse. Devant les journalistes locaux et étrangers, le colonel Goukoye Abdulkarim a d’abord expliqué les raisons qui ont poussé les Forces armées à prendre le 18 février, le pouvoir. Il a évoqué le blocage institutionnel, les crimes économiques qui sont restés impunis et l’isolement diplomatique du pays. Une situation qui a ravivé les tensions politiques et qui portait les risques de conduire dit il les Nigériens vers l’affrontement. C’est donc pour arrêter la dérive que l’armée s’est trouvé selon lui dans l’obligation de mettre fin au régime de la 6ème République. « Ce n’est ni par ambition personnelle ni par un effet d’une mode cyclique qui veut que l’armée s’empare du pouvoir à des périodes déterminées » martèle t-il.

Avant de donner la parole aux journalistes, le colonel Goukoye dévoile les objectifs de la junte. Ils sont trois : « assainir la situation sociopolitique du pays, réconcilier les Nigériens entre eux et restaurer la démocratie à travers des élections libres et transparentes ». Répondant aux questions de la presse, le porte parole du CSRD a annoncé entre autres qu’une lutte sans merci sera engagée contre l’impunité avec la transmission à la justice de tous les dossiers compromettant des personnalités, des agents de l’Etat ou d’autres citoyens dans des actes avérés de corruption, de détournement des deniers publics et ou de passe- droits.

Parlant de la détention depuis le coup d’Etat du 18 février dernier, des ministres et du Premier ministre du régime déchu, il a annoncé que six de ces personnalités sont encore gardés par la junte. Il s’agit de l’ancien Premier ministre Ali Badjo Gamatié, d’Albadé Abouba, ancien ministre de l’Intérieur, de Lamine Zène, ex ministre des Finances, de Mohamed Abdulahi ancien ministre des mines, de Garba Lompo,ex ministre de la Justice et de Harouna Lamido Moumouni qui détenait le portefeuille de l’Equipement.

Pourquoi ces personnalités sont encore détenues ? Réponse du porte parole du CSRD : « Ce sont des acteurs clé en terme politique et en terme de gestion du pays. S’ils sont relâchés, ils sont susceptibles d’être agressés. Nous les gardons donc à titre préventif pour leur sécurité ». Pas très convaincant.

Sur certaines questions des journalistes, le colonel Goukoye a différé les réponses. Il s’agit notamment de la question relative à la durée de la Transition et celle de la composition du CSRD qui n’est toujours pas connue. Sur ce dernier point, il a tout simplement dit que « les Forces Armées Nationales et toutes les Forces de Défense et de Sécurité font parties du Conseil. Vous aurez prochainement la composition de cet organe ».


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