Problématique de l’insécurité dans l’espace sahélo-saharien et impact sur le cadre démocratique au Niger
samedi 3 mars 2012 par Mamane Sani Adamou
C’est à la lumière de la crise du système capitaliste qu’il faut appréhender les stratégies planétaires des puissances impérialistes et leurs interventions dans les pays de la périphérie, ceux de l’espace sahélo-saharien en particulier. L’expropriation économique, la recolonisation politique et l’interventionnisme militaire sont les trois piliers de cet interventionnisme.
A travers une approche géopolitique, nous analyserons les redéploiements stratégiques auxquels se livrent tant les acteurs externes (puissances internationales) qu’internes en lien avec les enjeux pétroliers et miniers au Niger, leurs impacts prévisibles sur la stabilité de ses institutions et le cadre démocratique, avant de dégager des perspectives.
1/Géopolitique des conflits dans l’espace sahélo-saharien
Depuis l’effondrement de l’URSS, la nouvelle donne stratégique mondiale semble caractérisée par une relative stabilité internationale dans un monde de violences et de conflits internes2. Au bipolarisme Est-Ouest et à la sécurité permanente par dissuasion réciproque de la guerre froide, paraît s’être substituée une configuration Nord-Sud des conflits avec l’émergence de nouveaux acteurs (bandes, réseaux, associations et multinationales) qui se juxtaposent à l’Etat et sont souvent hors de contrôle de ce dernier.
Il s’agit véritablement de la rupture d’un modèle d’accumulation dont le trait marquant a été la coïncidence, de 1945 à 1970, entre l’espace d’accumulation et celui de la gestion politique des conflits. Le résultat de cet effondrement des équilibres construits à l’Est, à l’Ouest et au Sud, est une configuration mondiale très instable dans laquelle « les centres capitalistes exercent un contrôle monopolistique dans cinq domaines essentiels : la technologie, les ressources financières, les armes de destruction massive, la communication et les médias et l’accès aux ressources naturelles ». Ce dernier domaine revêt une importance singulière avec la crise économique qui secoue les puissances impérialistes, depuis 2008. La pression exercée sur les Etats du Sud prend un relief singulier.
Dans leur quête effrénée de matières premières stratégiques, les Etats-Unis, la France (l’Union européenne) et la Chine ont transformé le continent en un vaste champ de manœuvres où se déploient au quotidien leurs conflits d’intérêts.
Le fait est que les ressources pétrolières et gazières en Afrique représentent 13% de la production mondiale. Ce qui fait du continent noir le deuxième exportateur mondial avec 16% du total des exportations. Selon les mêmes statistiques3, l’Afrique offre aujourd’hui un quart des importations européennes et 20% de celles des Etats Unis et de la Chine. Par ailleurs, l’Afrique occidentale regorge d’énormes potentialités avec plus de 33 milliards de réserves prouvées, soit 3% de réserves dans le monde.
Ce repositionnement semble lié à une série de découvertes importantes de gisements en eau profonde (offshore) dans le golfe de guinée (Angola, Nigeria, guinée Equatoriale4) et sur le continent. Il n’est point besoin de rappeler que de part son importance dans la sécurité économique et militaire, le pétrole est un vecteur d’enjeux à la fois économique, financier et géostratégique5. Ces luttes de positionnement ne sont pas sans effets sur la capacité d’un Etat, déjà fragile comme le Niger, ainsi que sur l’évolution de son cadre démocratique et la paix.
a) La stratégie chinoise
Depuis 1995, le gouvernement chinois mène une politique énergétique internationale globale afin de minimiser sa dépendance vis-à-vis du pétrole du Moyen Orient. La Chine est devenue un partenaire de première importance au sud du Sahara, tandis que le continent africain présente des opportunités certaines pour trois aspects de la politique extérieure chinoise : i) L’entretien d’un réservoir de voix au Nations Unies
ii) L’approvisionnement en ressources naturelles et la création de nouveaux débouchés à son économie ;
iii) L’isolement de Taiwan.
Une des stratégies de pénétration de la Chine, très subtile, consiste à proposer à ses partenaires la construction de raffineries pour la production locale6. C’est ainsi que la CNPC (une de ses compagnies pétrolières) a pu reprendre tous les permis canadiens au Tchad avec une promesse de construction d’une raffinerie de 30.000 barils/j et au Niger où la compagnie américaine Exxon s’est vu ravir le permis d’Agadem en refusant d’envisager la construction d’une raffinerie.
La CNPC a négocié un bonus de signature de 3 milliards $US dont 1,8 millions récupérables sur la production, en s’engageant à payer les 7 millions $ d’honoraires pour le consultant. Le coût de la raffinerie serait de l’ordre de 300 millions$, dont 40% pour l’Etat.
L’investissement pour le pipeline Agadem-Zinder, où l’Etat détient 15% ses parts, s’élève à 400 millions$.
D’autres stratégies sont aussi utilisées selon le contexte et le pays, allant de la réalisation d’importants investissements en infrastructures à la fourniture de matériels militaires en passant par le soutien diplomatique et l’appui financier. Toutes choses ayant permis à l’Etat du Niger d’engager un bras de fer avec les puissances occidentales.
b) Cas des Etats-Unis
Les Etats-Unis considèrent que la Chine est, au cours de ce siècle, leur plus grand rival mondial dans plusieurs domaines, y compris l’accès aux ressources naturelles énormes, notamment le pétrole et le gaz. Leur stratégie en matière de politique étrangère en Afrique de l’ouest semble dictée principalement par le lobby pétrolier (exigence de sécurité énergétique), la guerre contre le terrorisme, et la concurrence avec la Chine7.
Pour les américains, la bande sahélo-saharienne serait devenue une zone de non droit, un nouvel Afghanistan dans lequel Al Qaïda voguerait en toute impunité. « Couple infernal, car là où se trouve Al Qaïda, on voit apparaître l’armée américaine, et à l’inverse, quand celle-ci débarque quelque part, on voit immédiatement Al Qaïda se manifester. Et comme à chaque fois, pour peu que l’on fouille un petit peu, on retrouve derrière ces ‘’affrontements’’ Georges W Bush - Oussama Ben Laden, les énormes intérêts des compagnies américaines »8.
Dans son évaluation de la politique étrangère des Etats-Unis en Afrique de l’ouest, Claire Woodside, du Centre des études étrangères de l’université de Dalhouse, observe que ‘’ ces influences ont abouti à une stratégie de politique étrangère qui se focalise tout d’abord sur la militarisation de l’Afrique.’’
On comprend ainsi l’intérêt de Washington pour le Niger alors même que ses compagnies pétrolières ne sont pas impliquées dans l’exploitation pétrolière et qu’il n’a pas manifesté d’intérêt dans l’extraction de l’uranium.
En dehors de la dimension sécuritaire, la présence de Pékin ou encore le souci de garantir la diversification de l’offre de ressources (à l’opposé de la stratégie française consistant à s’approprier des réserves destinées spécifiquement à satisfaire ses besoins) suffisent à justifier l’intérêt actuel pour le Niger.
c) Stratégie de la France
La française d’origine africaine, Niagalé Bagayoko-Pénone9, donne un éclairage très intéressant sur les stratégies différentes déployées par la France et les Etats-Unis en Afrique de l’ouest dans un ouvrage très instructif financé par le ministère français de la Défense, qui endosse de ce fait les opinions émises.
On y apprend que « La posture politico-diplomatique de la France en Afrique de l’Ouest s’est articulée autour de trois axes majeurs : i) la conservation de liens privilégiés avec les pays francophones de la sous-région ; ii) la lutte en sous-main contre l’influence du Nigeria dans la zone ;
iii) le contrôle des mécanismes multilatéraux à la fois économiques et sécuritaires mis en place à la fin des années 1970 ».
Cette stratégie de perpétuation du pacte colonial s’est trouvée contrariée à plusieurs reprises. D’abord sous le régime du Président Diori qui a engagé un bras-de-fer avec la COGEMA/AREVA visant la revalorisation du prix de l’uranium, et dont l’issue a été le coup d’état du 15 Avril 1974. Ensuite pendant la Conférence nationale où la naissance d’une rébellion armée au nord du pays était censée tenir en respect les partisans de la rupture avec l’impérialisme français. Enfin, récemment, à la faveur de la crise née de la politique de diversification de ses partenaires miniers du Président Tandja.
A en juger par la mesure d’expulsion du responsable local de la sécurité de la multinationale française AREVA ainsi que les manifestations d’hostilité suscitées contre le voisin du Nord (Libye), les autorités nigériennes, semblent établir un lien direct entre les « bandits armés » (la nouvelle rébellion), d’une part, AREVA et la Libye d’autre part. La position du groupe français s’est trouvée menacée par l’octroi de nombreux permis à des pays comme la Chine. Cette volonté affichée, depuis 2007, par les autorités de Niamey, pour une diversification des partenaires dans l’exploitation de l’Uranium a fini par durcir les relations avec Areva/Cogema. Une ‘’visite de signature’’ d’Anne Lauvergeon, PDG du groupe, à Niamey, a fait l’objet de plusieurs reports. Areva souhaitait, en effet, signer rapidement le permis d’exploitation du méga gisement d’Imou-raren (un milliard d’euros et 5000 tonnes d’uranium/an).
Le groupe français a besoin de garantir aux acheteurs de ses centrales nucléaires du combustible à long terme. Mesurant l’enjeu, Mamadou Tandja exigera 40% du capital de la société (contre 33% proposés par Areva) et près de 15% du yellow cake. Le dossier fiscal est aussi source de blocage.
Enfin les autorités nigériennes ont demandé que le groupe s’engage sur la construction d’une voie ferrée jusqu’à Dosso pour évacuer le précieux métal par le port de Cotonou au Bénin10.
Pour toutes ces raisons, la cause du pouvoir en place à Niamey est déjà entendue. Avec le coup d’Etat du 18 février, une opportunité s’est présentée pour la France de remettre en cause les concessions faites ainsi que les engagements pris à travers sa multinationale. Avec les sociétés chinoises, en revanche il ne semble pas avoir de soucis. En effet, une convention minière est signée le 14 Juillet 2006 pour l’exploitation du gisement d’Azelik et la société d’exploitation SOMINA SA sera créée le 5 juin 2007 et le permis d’exploitation octroyé le 8 novembre 2008. La part du Niger (SOPAMIN) est 33% alors que deux sociétés chinoises totalisent 62% du capital. Les investissements prévus, dont la construction d’une centrale thermique, s’élèvent à 154,583 milliards cfa et les emplois créés sont estimés à 42511.
La part du Niger sera libérée grâce à un prêt commercial de Eximbank (Chine). Cela montre combien l’exploitation de l’uranium entre dans la stratégie globale du géant asiatique. On peut, à ce niveau, être surpris de constater que l’Etat nigérien s’est contenté de reconduire les mêmes conditions de signature de conventions sans véritablement tirer profit de la concurrence.
Le renversement du régime de Tandja est, à l’évidence, lié à sa politique de diversification des partenaires miniers et sa décision de fournir de l’uranium à l’Iran ennemi déclaré de l’Occident, les USA en particulier. Avec ce dernier pays, le conflit avec les autorités de Niamey se poursuivra de manière feutrée la plupart du temps et ouverte à partir de la décision du Président Tandja de prolonger son mandat. Mais, depuis la signature récente de contrats entre la Chine et la France pour la livraison de combustibles nucléaires (20.000 tonnes sur vingt ans) et la cession sans consultation du Niger, de 10% de ses actions dans Imouraren, (2,5 milliards d’euros) à Pékin, on enregistre une nouvelle phase dans le jeu des grandes puissances. La crise dans l’euro-zone a amené la France à revoir ses prétentions à la baisse.
Au premier jour de la visite d’Etat en France du président chinois Hu Jintao, Paris et Pékin ont "décidé de développer (leur partenariat nucléaire) sur tout le spectre : en amont, c’est-à-dire la mine, et en aval, le retraitement.
Le français Areva est ainsi "prêt à ouvrir à un partenaire chinois une des mines dont il est actionnaire majoritaire" au Niger. Il s’agit de celle d’Imouraren, dans le nord-ouest du pays, a-t-on précisé. Sur le retraitement des déchets nucléaires, Français et Chinois ont examiné "les conditions dans lesquelles (ils pourraient aller) jusqu’au contrat de construction en Chine d’une usine de retraitement et de fabrication de mox"12.
2 / Le défi démocratique
Les stratégies des grandes puissances constituent le premier obstacle à la démocratisation du continent. A l’examen des stratégies occidentale et chinoise, on pourrait penser que les premières sont plus favorables à la démocratie dans la mesure où les Etats en font une conditionnalité de leur aide et financent régulièrement nos processus électoraux. En revanche, l’absence de conditionnalité politique dans les relations avec Pékin et le soutien chinois à certains régimes ennemis de l’Occident (Soudan, Zimbabwe, Guinée, etc.) tendent à créditer la thèse d’une Chine favorable à la dictature. La réalité est cependant toute autre.
Dès lors que leurs intérêts stratégiques sont en jeu, les puissances impérialistes n’hésitent pas un seul instant à piétiner leurs professions de foi, appuyant tantôt des élections truquées, tantôt couvrant des graves violations des droits humains, quant elles ne renvoient pas purement et simplement à une « démocratie caricaturale ». La démocratisation véritable des Etats africains, conçue comme l’émancipation politique des africains et impliquant un développement économique et social au bénéfice des classes populaires, pourrait se révéler très dangereuse pour la réalisation des objectifs géostratégiques des puissances occidentales.
Le modèle de la démocratie représentative libérale, issu de 1789, est essentiellement un mécanisme de transfert de la puissance du peuple vers un organisme spécialisé. Lorsque les luttes populaires et sociales ont été très fortes, il a effectivement garanti de nombreux droits et libertés. De même lorsque le camp socialiste et le mouvement ouvrier et le mouvement de libération nationale étaient puissants, ce modèle a effectivement garanti un certain progrès social. Ce que nous connaissons aujourd’hui des pratiques institutionnelles et politiques découle du triomphe et de la continuité de cette conception. Elle induit la passivité des citoyens. Mieux encore : cela débouche sur une conception de la démocratie qui ne peut exister s’il y a irruption intempestive de ces citoyens13. Avec l’hégémonie actuelle du capital financier sur les forces productives et les humains, le pouvoir s’éloigne de plus en plus de la citoyenneté et la démocratie représentative s’est muée en moyen d’absorber le mouvement populaire et d’enfermer la notion de réalisme dans un espace préalablement délimité.
L’effondrement du bloc soviétique, l’affaiblissement du mouvement ouvrier et la crise modèle développementiste au Sud ont débouché sur la remise en cause des droits et acquis sociaux dans le monde et sur « la dictature des marchés ». Dans les Etats africains les processus démocratiques sont rapidement entrés en crise. Le jeu démocratique, sans véritables enjeux, se réduit aux rituels d’élections rarement transparentes et dont les vainqueurs sont presque toujours les candidats de la ‘’communauté internationale’’.
La recherche de l’hégémonie des travailleurs et des dominés, du pouvoir du démos, et la notion même de démocratie doivent être pensés dans des termes inédits. La rente pétrolière a plus souvent contrarié les avancées démocratiques dans le continent en décourageant la réalisation de consensus politiques internes. Ainsi, le contrôle exclusif de l’accès à la rente pétrolière par la hiérarchie militaire en Algérie a longtemps freiné le besoin d’ouverture du système politique.
Dans le même ordre d’idées, la volonté du Président Tandja de se maintenir au pouvoir après son second mandat aurait certainement été difficile à imaginer sans les importantes ressources (bonus) tirées de la signature de contrats avec la CNPC. De même, l’option pour une logique d’éradication par la force de la rébellion armée ne serait pas concevable sans les importants moyens militaires et financiers mis à la disposition du régime Tandja par le gouvernement chinois.
Dans la même optique, l’une des priorités de la junte militaire, au lendemain du coup d’état du 18 Février, a été de rétrocéder à la France les avantages qu’elle a dû concéder, dans l’exploitation de l’uranium et de réduire l’influence du géant asiatique à travers notamment le souci de faire la « lumière sur les conditions de délivrance de titres miniers et particulièrement les contrats pétroliers signés avec la CNPC ». Perspectives
Parmi les raisons susceptibles d’être invoquées pour justifier la relative facilité du déploiement actuel des grandes puissances sur le continent africain, au Niger en particulier, le caractère prépondérant de la faiblesse stratégique et l’incapacité politique et technologique des dirigeants à contrôler et à exploiter les ressources s’imposent à tout analyste.
Le déficit de vision politique et stratégique, compris comme l’absence ou l’insuffisance d’autonomie dans la définition des objectifs politiques et la gestion des affaires publiques, semble intimement lié à l’extraversion caractéristique de l’Etat postcolonial.
Un leadership assuré par une élite rentière, très peu confiante aux capacités de développement autonome de son pays, est certainement le partenaire de choix que peuvent espérer les grandes puissances et leurs transnationales. C’est aussi autant d’opportunités offertes pour les groupes et réseaux locaux qui pourront faire coïncider leurs stratégies avec celle de l’Etat.
L’importance du potentiel énergétique, les nombreux atouts liés à la qualité du pétrole (faible viscosité, teneur modérée en soufre) ou mieux encore la position géostratégique du pays ne sauraient, à eux seuls, expliquer le développement de conflictualités.
En réalité, est tout se passe comme si l’extrême vulnérabilité de l’élite politique, a permis aux acteurs externes (sociétés transnationales et leurs Etats) de transformer l’espace national au gré de leurs intérêts, devenant ainsi des acteurs locaux de premier rang.
1 Mehdi TAJE,2010, « Enjeux Ouest- africains, Vulnérabilités et facteurs d’insécurité au sahel », Bulletin N°1 CESAO/OCDE, Club du Sahel. 2 Ibro ABDOU, 2008, « Nouveaux rapports de forces internationaux », Communication au Colloque ‘’Transition vers le socialisme : Aspects politique, économique, social et culturel’’ tenue à Caracas au Venezuela. 3 Il s’agit de statistiques du PNUD, de la CEDEAO et du Ministère des Mines du Mali publiées lors du Forum sur la négociation des contrats gaziers et pétroliers en Afrique initié par le PNUD à Bamako en 2010. 4 Charnoz Olivier ; 2003 :21 5 Séverin Tchetchoua Tchokonte, 2008 « Enjeux et jeux pétroliers en Afrique : étude de l’offensive pétrolière chinoise dans le Golfe de Guinée », mémoire de DEA, Cameroun. 6 Lettre du continent n° 551. 7 Claire Woodside citeé par Kwessi W. obieng, « La lutte pour avoir la main mise sur le pétrole ghanéen » article de la revue African Agenda du 20 septembre 2010, Accra. 8 Hocine MALTI, Mars 2008, « Les guerres de Bush pour le pétrole », revue Algeria Watch. 9 Niagalé Bagayogo-Penone, Janvier 2004, « Afrique les stratégies française et américaine », éditions L’Harmattan 10 Lettre du Continent n° 551 du 30 Octobre 2008. 11Fiches techniques élaborées parla Direction des Hydrocarbures du Ministère des Mines et de l’Energie 12 http://www.jeuneafrique.com/article/) 13 Pierre ZARKA, 2012, « Pour une démocratie du mouvement », Fédération pour une Alternative Sociale et Ecologique.
