Renforcer les capacités des parlementaires
mercredi 5 septembre 2012 par Diori Ibrahim
Selon le président du RPNLCP, l’honorable député Abdoul Kadri Tidjani, l’objectif principal de cet atelier consiste à « Renforcer les capacités des parlementaires sur l’environnement juridique et institutionnel relatif à la prévention et la gestion des crises alimentaires au sahel en général et au Niger en particulier ».
Pour le 4ème vice-président de l’Assemblée nationale, Ben Omar, qui a prononcé le discours d’ouverture du dit atelier, cette activité intervient à point nommé en ce qu’elle permettra aux représentants de la nation « d’avoir une bonne compréhension du contenu et des implications de la Charte et d’acquérir une meilleure connaissance du mécanisme national de prévention et de gestion des crises alimentaires en vue de contribuer efficacement à son fonctionnement ».
Pour atteindre ces objectifs spécifiques, trois communications ont été présentées et largement discutées à l’occasion. Présenté par Diori Ibrahim, la première communication a porté sur « une brève présentation de la charte pour la prévention et la gestion des crises alimentaires. » Celle-ci a permis de clarifier le contexte juridique et institutionnel d’adoption de la charte, de préciser sa valeur juridique, de faire le point sur son contenu et ses implications tant aux plans national que régional, d’expliciter les obligations et responsabilités des parties prenantes comme l’Etat, les OIG, les PTS et les OSC, etc. Elle a aussi permis de préciser le rôle assigné aux parlementaires en matière de gestion de prévention des crises alimentaires…etc.
La seconde communication a porté sur la « Présentation du dispositif National de prévention et de gestion des crises alimentaires par le Secrétariat Permanent : état des lieux et perspectives ». Ce thème a été développé par le représentant du Dispositif National, monsieur Yabilan Maman ; cette communication a été l’occasion de faire un état des lieux du processus de construction de dispositif national de prévention et de gestion des crises alimentaires, de mettre en relief ses forces et ses faiblesses et d’aborder les grandes lignes de la réforme en cours et indiquer les enjeux.
Quant à la troisième et dernière communication, elle porte sur le thème : « Analyse du dispositif National de Prévention de prévention et de gestion des crises alimentaire par la société civile ». Cette analyse a été fournie par Moussa Tchangari, coordonateur du Consortium Droit à l’alimentation et Souveraineté alimentaire.
Sa communication a permis de relever les véritables insuffisances du Dispositif national. Bâtie autour d’un diagnostic rapide effectué par le Consortium et autres informations tirées des audits réalisés par des cabinets spécialisés et à la demande des principaux bailleurs du dit Dispositif, sa communication a permis en substance de constater que la charte, principal instrument de référence en matière de prévention et de gestion des crises alimentaires, n’est pas très bien connue, y compris par les instituions chargées de la mettre en oeuvre. Le dispositif national manque de base légale et il subit une très forte emprise des partenaires techniques et financiers signataires de l’accord cadre Etat- donateurs, accord ayant créé la Commission mixte de Concertation (CMC) qui a finalement supplanté le Comité National de Prévention et de gestion des crises alimentaires qui lui, est crée par décret ; et ce au mépris de la déclaration de Paris sur l’efficacité de l’aide publique au développement.
A l’issue des débats sur ces trois thèmes, les participants ont vivement recommandé la tenue d’une « journée d’information parlementaire au cours de la prochaine session en vue de permettre aux parlementaires non seulement d’avoir une meilleure connaissance de cet important outil sous régional qu’est la charte ; mais aussi de aussi de partager très largement les enjeux et contenus de la réforme du dispositif ». Ce qui permettra de renforcer encore davantage les capacités des parlementaires en vue de jouer effacement le rôle qui est le leur : celui de veille et d’interpellation tant à l’échelle nationale que régionale pour une meilleure application de la dite charte par les parties prenantes.
Diori Ibrahim
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