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	<title>Alternative Espaces Citoyens Niger</title>
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		<title>Sarkosy, c'est un homme incroyablement impulsif, qui ne supporte aucune contradiction, assez malin sur le plan politique, malin pour arriver &#224; la t&#234;te de l'Etat. </title>
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		<dc:creator>Albert Cha&#239;bou</dc:creator>

<category domain="http://www.alternativeniger.org/spip.php?rubrique71">Alternative</category>


		<description>Philippe Madelin a d&#233;but&#233; sa carri&#232;re de journaliste &#224; l'Agence France Presse(AFP) en C&#244;te d'Ivoire dans les ann&#233;es soixante. Il a ensuite travaill&#233; &#224; FR3 comme journaliste, r&#233;alisateur puis &#224; TF1 de 1981 &#224; 1995.Figure embl&#233;matique du journalisme d'enqu&#234;te en France, il est l'auteur d'une quinzaine d'ouvrages parmi lesquels &#171; La Galaxie terroriste &#187; Plon 1986, &#171; La France mafieuse &#187; Le Rocher 1994, &#171; L'or des dictatures &#187; Fayard 1993 , &#171; Le clan (...)

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 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;Philippe Madelin a d&#233;but&#233; sa carri&#232;re de journaliste &#224; l'Agence France Presse(AFP) en C&#244;te d'Ivoire dans les ann&#233;es soixante. Il a ensuite travaill&#233; &#224; FR3 comme journaliste, r&#233;alisateur puis &#224; TF1 de 1981 &#224; 1995.Figure embl&#233;matique du journalisme d'enqu&#234;te en France, il est l'auteur d'une quinzaine d'ouvrages parmi lesquels &#171; La Galaxie terroriste &#187; Plon 1986, &#171; La France mafieuse &#187; Le Rocher 1994, &#171; L'or des dictatures &#187; Fayard 1993 , &#171; Le clan des Chiraquiens &#187;Seuil 1997, &#171; Jacques Chirac, une biographie monumentale &#187; Flammarion 2002 et &#171; Dans le Secret des Services &#187; son dernier livre sorti en mars 2007 aux Editions Deno&#235;l o&#249; il met en perspective l'histoire r&#233;cente des services secrets fran&#231;ais.
Nous l'avons rencontr&#233; &#224; Niamey o&#249; il y a s&#233;journ&#233; r&#233;cemment.&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Vous &#234;tes &#224; Niamey dans quel cadre ? Pour une enqu&#234;te ?&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;C'est vrai qu'au cours de mon s&#233;jour, j'ai eu rencontr&#233; plein des gens, j'ai pos&#233; des questions pour savoir un peu la vie des gens ici et la vie du pays. Mais je ne suis pas venu au Niger pour une enqu&#234;te. J e suis d&#233;clar&#233; sur mon visa comme retrait&#233;.
Je suis un vieil ami de Madame Pr&#233;vost que j'ai promis de venir la voir. Cependant, je vais produire sur un site qui s'appelle Rue 89, un papier sur une &#233;cole parrain&#233;e ici par des europ&#233;ens. Pourquoi ? Parce que pour moi, c'est un contre exemple de l'affaire Arche de Zo&#233; au Tchad. Dans cette &#233;cole, les enfants sont parrain&#233;s mais restent ici .Et je trouve &#231;a tr&#232;s int&#233;ressant de raconter l'histoire de cette &#233;cole. Honn&#234;tement, j'aimerai bien que &#231;a contribue &#224; trouver d'autres parrains. Et moi-m&#234;me, j'essaierai probablement de leur apporter du mat&#233;riel informatique. Ce n'est pas de la charit&#233; ni de l'assistance mais une contribution au d&#233;veloppement d'un pays. C'est tr&#232;s politique, et tr&#232;s id&#233;ologique chez moi.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Le titre de votre dernier ouvrage est &#171; Dans le secret des services &#187;.Monsieur Madelin, comment &#234;tes vous entr&#233; dans le secret des services secrets fran&#231;ais ?&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Tr&#232;s bonne question ! Pour y r&#233;pondre, je dirai tout &#224; fait par hasard. Un jour ma directrice de th&#232;se qui &#233;tait &#224; la Sorbonne, m'a dit : &#171; il n'y a pas d'&#233;crits sur les services secrets, il faut que tu te mettes dessus &#187;. C'est ainsi que j'ai travaill&#233; sur ce sujet. C'est un peu compliqu&#233; et c'est long. Je suis entr&#233; tout simplement en parlant aux gens. Identifi&#233; &#224; peu pr&#232;s une centaine d'interlocuteurs. Et de proche en proche, j'ai pu recueillir une foule d'informations. C e qui m'int&#233;ressais c'est leur vocation : pourquoi ils &#233;taient entr&#233;s dans les services secrets. Cette d&#233;marche &#233;vitait &#224; ces gens de se focaliser sur eux-m&#234;mes. C'est ainsi que j'ai pu identifier leurs probl&#232;mes, leurs pr&#233;occupations et obsessions. Beaucoup &#233;taient des gens que je connaissais, des amis, des camarades car vous le savez, j'avais travaill&#233; &#224; TF1 sur les questions de s&#233;curit&#233; et police.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Vous &#234;tes aussi l'auteur de &#171; L'or des dictatures &#187;&#8230;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Dans ce m&#233;tier tout est par hasard Un jour para&#238;t dans Lib&#233;ration une interview d'un avocat expliquant comment il avait g&#233;r&#233; les affaires de Duvalier. On me dit, tiens c'est int&#233;ressant, il faut que tu ailles nous faire un petit sujet t&#233;l&#233; l&#224;-dessus. C'est ainsi que je suis all&#233;. Et en discutant avec cet avocat je me suis aper&#231;u qu'il &#233;tait en charge du rapatriement vers Ha&#239;ti d'un certain nombre de fonds qui avaient &#233;t&#233; vol&#233;s par Duvalier. J'ai fait mon sujet, que j'ai propos&#233; &#224; Madame Cotta (NDLR : Mich&#232;le Cotta &#233;tait Directrice de l'information &#224; TF1 de 1987 &#224; 1992) de pour un magazine, elle m'a dit &#171; &#231;a ne m'int&#233;resse pas du tout ! &#187;. J'avais li&#233; le cas de Marcos et de Duvalier, j'ai mont&#233; le magazine.
Tu sais pourquoi Madame Cotta a refus&#233; ce travail ?
Parce qu'elle &#233;tait pay&#233;e tous les mois par Monsieur Duvalier tout comme une cinquantaine de journalistes fran&#231;ais qui recevaient une dotation tous les mois au titre de &#171; bonnes amiti&#233;s entre Ha&#239;ti et la France &#187;. Cela s'appelle la corruption !
Voil&#224; pourquoi mon magazine a &#233;t&#233; refus&#233;. Et moi je n'&#233;tais pas content. J'ai &#233;t&#233; propos&#233; un bouquin l&#224; dessus chez Fayard. Et l&#224; ils m'ont dit Duvalier et Marcos, &#231;a ne suffit pas. C'est ainsi que je me suis mis sur les fonds d&#233;tourn&#233;s par un certain nombre de dictateurs dans le monde. J'ai parl&#233; de Duvalier, de Marcos, de Mobutu, d'Houphou&#235;t, de Saddam Hussein, des communistes qui avaient d&#233;tourn&#233; des fonds en Allemagne de l'Est etc.
Ce livre o&#249; je racontais comment l'argent a &#233;t&#233; d&#233;tourn&#233; et comment ils avaient essay&#233; de le r&#233;cup&#233;rer, a re&#231;u un grand succ&#232;s dans les milieux tiers-mondistes.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Vous &#233;ditez aussi en 2002 &#224; Flammarion une &#171; biographie monumentale &#187; de Jacques Chirac&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;J'&#233;tais en train de discuter d'un autre livre avec l'&#233;diteur de Flammarion qui m'a dit tu vas &#233;crire une biographie de Chirac. J e ne connaissais rien de lui. Bon mais&#8230; , je me suis mis au travail. J'ai pass&#233; deux ans. Epuis&#233; !
Chirac, c'est un corr&#233;zien qui s'est &#233;lev&#233; dans la soci&#233;t&#233; comme son p&#232;re, un grand industriel de l'aviation. Son grand p&#232;re &#233;tait instituteur.
J'ai donc travaill&#233; sur ce Monsieur, pas tr&#232;s complexe sauf que l'image qu'il avait donn&#233;e de lui est fausse. Il voulait donner l'image d'un rustre pas tr&#232;s cultiv&#233; qui n'aimait que la musique militaire, ce qui est compl&#232;tement faux. D'abord c'est un &#233;narque dont le seul int&#233;r&#234;t ce sont les arts premiers, en particulier les civilisations d'Asie centrale.
Chirac est aussi un politique tr&#232;s habile. Il est tr&#232;s difficile d'apporter une appr&#233;ciation globale sur lui dans la mesure o&#249; il vit un &#233;pouvantable drame &#224; la maison qui pour moi, m&#234;me si je ne l'aimais pas me permettrait de le pardonner. Sa fille a&#238;n&#233;e qui est malade mentale a compl&#232;tement boulevers&#233; la deuxi&#232;me partie de sa carri&#232;re. Et beaucoup d'&#233;l&#233;ments du comportement de Chirac ne s'expliquent que par &#231;a, y compris sa fuite en avant dans toutes les affaires financi&#232;res. Il n'a pas pr&#234;t&#233; assez attention. Cette blessure profonde l'a donc oblig&#233; &#224; regarder et &#224; se comporter autrement. Par exemple, il a renonc&#233; &#224; un divorce parce que sa fille doit vivre et que ses parents doivent s'occuper d'elle. Loin d'&#234;tre un homme parfait, c'est un homme qui n'a rien compris de la diff&#233;rence entre son argent priv&#233; et l'argent public. A la limite c'est un concept qui &#8216;existe pas pour lui. Malheureusement beaucoup de chefs d'Etat en Afrique ont pris mod&#232;le sur lui.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Et Sarkozy ?&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Ah ! Lui, il ressemble &#224; mon beau-p&#232;re qui est un hongrois. Quand il n'&#233;tait pas content, il donnait des coups de pied dans les portes et jetait les affaires de ses filles par la fen&#234;tre. Et Sarkozy, c'est &#231;a. C'est un homme incroyablement impulsif, qui ne supporte aucune contradiction, assez malin sur le plan politique, malin pour arriver &#224; la t&#234;te de l'Etat. Mais depuis qu'il est pr&#233;sident, il n'a pas apparemment compris ce que d'&#234;tre pr&#233;sident. Il reste un homme politique de terrain, toujours en train de se battre, on dirait qu'il est toujours en campagne &#233;lectorale. C'est un homme qui n'est pas coh&#233;rent, un homme qui pr&#234;che en public un certain nombre d'id&#233;es et qui, en priv&#233; ne les appliquent pas. Nous on commence &#224; l'appeler le pr&#233;dicateur. Sarkozy souffre du syndrome des hommes politiques petits. D&#232;s qu'il parle en public, il parle le nez par terre. Il ne regarde jamais ses interlocuteurs.
Je ne dirai pas plus. On ne peut pas lui faire non plus un proc&#232;s d'intention, il a encore quatre ans, m&#234;me si ce n'est pas formidable.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Vous avez d&#233;but&#233; votre carri&#232;re de journaliste &#224; l'AFP en Cote d'Ivoire. Quels souvenirs vous gardez de ce pays et de cette &#233;poque ?&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;J'&#233;tais le num&#233;ro 2 de l'AFP en C&#244;te d'Ivoire o&#249; j'y suis rest&#233; que 14 mois. Et cela pour diverses raisons : j'avais eu un premier patron qui &#233;tait sympa et un deuxi&#232;me qui &#233;tait lui &#233;pouvantable. En plus la C&#244;te d'Ivoire &#233;tait &#224; l'&#233;poque un pays tr&#232;s ferm&#233;, sous dictature &#233;troite d'Houphou&#235;t Boigny avec des apparences d&#233;mocratiques. Dans la r&#233;alit&#233; c'&#233;tait dur de travailler parce que c'&#233;tait presque impossible de sortir des informations autres qu'autoris&#233;es. Mais je disposais d'informateurs majeurs &#224; la Chambre de commerce. Il y'avait un qui me repaissais certains documents qui lui passaient sous la main. J'assurai la correspondance d'un journal &#233;conomique en France qui s'appelait &#171; La Vie fran&#231;aise &#187;et toutes les semaines, j'avais des papiers tr&#232;s fouill&#233;s. Et ils ont toujours cherch&#233; qui produisait ces papiers ; bien s&#251;r que j'&#233;tais sous signature pseudo. Le syst&#232;me classique de production d'informations &#224; partir des sources plus ou moins secr&#232;tes m'a permis de faire ces papiers que je faisais sortir de la C&#244;te d'Ivoire par le pilote d'Air France. Et &#231;a c'&#233;tait mon premier patron de l'AFP qui m'a appris, lui qui &#233;tait un ancien agent des services qui &#233;tait recycl&#233;. Vous savez, &#224; l'&#233;poque, presque les deux tiers des chefs de postes &#224; l'AFP &#233;taient des agents des services de renseignement qu'on appelait b&#234;tement des honorables correspondants. Mon patron m'a bien appris &#224; &#171; fabriquer &#187; de l'information c'est-&#224;-dire sortir de vraies informations solides.
L e pr&#233;sident Houphou&#235;t n'aimait pas beaucoup le travail normal des journalistes. Il aimait plut&#244;t la propagande, le spectacle.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Propos recueillis par Albert Chaibou&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>



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		<title>L'enfer de l'or de Samira</title>
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		<dc:creator>H B Tcherno</dc:creator>

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		<description>&quot;L'or est un malheur pour les populations du village de Libiri&quot; confesse Mohame Bazoum, membre de la Commission parlementaire d'enqu&#234;te. &lt;br /&gt;Souvenez vous, lorsque l'exploitation de l'or de Samira a d&#233;marr&#233;e, un certain nombre de mouvements sont n&#233;s dans des villes comme Niamey, Tera, pour revendiquer une plus grande implication dans l'exploitation de cette pierre pr&#233;cieuse. Les slogans de ces mouvements ressemblent un peu &#224; ceux qui sont mis en avant par les Touaregs &#224; propos (...)


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 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&quot;L'or est un malheur pour les populations du village de Libiri&quot; confesse Mohame Bazoum, membre de la Commission parlementaire d'enqu&#234;te.&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Souvenez vous, lorsque l'exploitation de l'or de Samira a d&#233;marr&#233;e, un certain nombre de mouvements sont n&#233;s dans des villes comme Niamey, Tera, pour revendiquer une plus grande implication dans l'exploitation de cette pierre pr&#233;cieuse. Les slogans de ces mouvements ressemblent un peu &#224; ceux qui sont mis en avant par les Touaregs &#224; propos de l'uranium. Cela veut dire qu'&#224; chaque fois, qu'il y a une richesse de cette nature, les populations autochtones expriment l&#233;gitimement des revendications qu'il faut prendre en compte.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;J'ai visit&#233; r&#233;cemment la mine de Samira &#224; l'occasion d'une mission de la commission d'enqu&#234;te parlementaire, mise &#224; l'effet de v&#233;rifier certaines all&#233;gations faites &#224; la soci&#233;t&#233; qui exploite le site.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;A ce propos, je sais que la SML a vendu de l'or pour 64 milliards. L'Etat a obtenu 4, 5 milliards sous formes d'imp&#244;ts et taxes diverses, Cette soci&#233;t&#233; a b&#233;n&#233;fici&#233; d'une exon&#233;ration de 5, 5 milliards. Lors des visites que j'ai effectu&#233; dans les villages environnants, j'ai pu me rendre &#224; l'&#233;vidence que les habitants ne profitent que de la poussi&#232;re qui est d&#233;vers&#233;e par l'exploitation de ces gisements dans la r&#233;gion. Pour les populations du village de Libiri, je vous dis que l'or est un malheur. Ces orpailleurs s'approvisionnent en eau directement dans le bassin de la Sirba. Les habitants sont inond&#233;s de poussi&#232;re, et personne d'entre eux ne travaille dans les mines. C'est pareil pour les populations de Sebangou, un village de l'autre c&#244;t&#233; de l'affluent du Fleuve. Les 40 habitants de ce village qui travaillaient dans les mines ont &#233;t&#233; renvoy&#233;s suite au mouvement de gr&#232;ve. La situation est identique pour un autre village. Apres le mouvement de d&#233;brayage, le directeur a recrut&#233; des ouvriers dans la localit&#233; de Gotheye et ailleurs. Avec la complicit&#233; d'un nig&#233;rien, on leur verse des salaires d'esclaves. Quant ces employ&#233;s ont protest&#233; contre des actes racistes, ils ont &#233;t&#233; renvoy&#233;s le m&#234;me jour. C'est une petite soci&#233;t&#233; canadienne d'experts comptables qui exploite ce site aurif&#232;re et son si&#232;ge est bas&#233; dans les &#238;les Barbade, une sorte de paradis fiscaux.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Lorsqu'une soci&#233;t&#233; extrait de l'or, en arrosant les autochtones de poussi&#232;re, c'est une source de conflit. Avant leur installation, ces compagnies ont souscrit &#224; un plan de d&#233;veloppement local. Il faut un minimum d'&#233;thique chez ces soci&#233;t&#233;s, et un minimum de vigilance du cot&#233; de l'Etat. Mieux, il faut privil&#233;gier dans le recrutement les populations des villages environnants. C'est imp&#233;ratif qui n'est pas rempli au niveau de Samira. Toutes les clauses du cahier de charges doivent &#234;tre ex&#233;cut&#233;es, notamment les parties relatives &#224; la pr&#233;servation de l'environnement. Les mines de Samira et Libiri sont b&#226;ties sur des collines. Apres quelques ann&#233;es d'exploitation, elles laissent de grands crat&#232;res, alors qu'aucune mesure n'est envisag&#233;e pour remblayer le terrain.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Apres avoir amasser des b&#233;n&#233;fices &#233;normes, ces soci&#233;t&#233;s sont capables de simuler une faillite pour plier bagages, en laissant derri&#232;re elles, des trous b&#233;ants dans la r&#233;gion. A cette date, ces soci&#233;t&#233;s ont d&#233;j&#224; caus&#233; des pr&#233;judices &#233;normes &#224; l'environnement. La situation est plus dangereuse dans la r&#233;gion d'Agadez, o&#249; les d&#233;chets chimiques contiennent de fortes doses de radioactivit&#233;. On parle m&#234;me de contamination des eaux souterraines, ce qui n'est pas le cas &#224; l'Ouest, o&#249; des dispositions ont &#233;t&#233; prises pour &#233;viter que le cyanure ne contamine les eaux de la Sirba. Globalement, je puis vous dire que le contexte est propice &#224; la d&#233;gradation de l'environnement, et &#224; des risques de toutes sortes de maladies. Les populations locales n'ont pas de boulot, ne profitent de rien. L'Assembl&#233;e nationale envisage de faire une grande campagne de sensibilisation de l'opinion sur l'exploitation de l'or de Samira. Je sugg&#232;re aussi que Alternative organise tr&#232;s prochainement une table ronde sur cette probl&#233;matique. Je serais dispos&#233; &#224; participer &#224; l'animation des d&#233;bats, et ce sera l'occasion de restituer les r&#233;sultats de nos travaux. Pour le moment, je ne suis pas autoris&#233; &#224; en parler, car les conclusions de l'enqu&#234;te n'ont pas fait l'objet de pr&#233;sentation &#224; la pl&#233;ni&#232;re du Parlement.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;En plus du spectacle de la mis&#232;re, il y a surtout la d&#233;gradation de l'environnement et ses contre coups sur la vie quotidienne des populations. En voyant cela, vous ne pouvez pas, ne pas &#234;tre en proie &#224; des sentiments qui tr&#232;s l&#233;gitimement finissent par devenir des sentiments de r&#233;voltes. C'est pareil pour l'uranium. Lorsque vous voyez toutes ces richesses qui s'en vont ailleurs, mais qu'&#224; c&#244;t&#233;, vous avez une situation de mis&#232;re propre &#224; celle des populations qui vivent dans cette zone, le contraste est de nature &#224; favoriser le d&#233;veloppement de sentiment de r&#233;voltes. Ce n'est point surprenant que dans ces conditions de mis&#232;re, et de frustrations, les couches les plus jeunes de la population s'investissent dans des perspectives de remises en cause de l'ordre, qui est une forme d'expression de leurs sentiments de r&#233;volte. Au regard de cette situation, nous avons int&#233;r&#234;t &#224; prendre en compte la diversit&#233; ethnique et culturelle de notre pays. Il faut s'inspirer des exemples des pays d&#233;velopp&#233;s qui l'ont fait pour r&#233;gler un certain nombre de probl&#232;mes. Le parlement a vot&#233; une loi qui pr&#233;voit 15 pour cent des retomb&#233;es des recettes induites par l'uranium au profit des collectivit&#233;s locales. Mais, &#224; ce jour, encore nous n'avons pas pris le d&#233;cret d'application qui permet &#224; cette loi de prendre effet. L'Etat et les soci&#233;t&#233;s partenaires dans l'exploitation des ressources de notre sous sol doivent avoir &#224; coeur de bien traiter l'environnement et les populations. On aurait tort de penser que nous pourrions tirer tant de richesses, alors qu'&#224; c&#244;t&#233;, les gens vivent une situation de mis&#232;re comme celles qui pr&#233;vaut dans les campagnes du Niger. Voil&#224; donc pourquoi, nous devons avoir conscience de tout cela, et comprendre que l'uranium participe au sentiment de r&#233;volte qui anime les jeunes de la r&#233;gion Touareg. Faisons donc en sorte que ces sentiments se r&#233;duisent au maximum.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>



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		<title>&#171; Il faudra mettre en &#339;uvre une gouvernance qui fera en sorte que l'argent de l'uranium soit utile &#187;, affirme Bazoum Mohamed</title>
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		<dc:creator>H B Tcherno</dc:creator>

<category domain="http://www.alternativeniger.org/spip.php?rubrique71">Alternative</category>


		<description>Depuis quelques ann&#233;es, la soci&#233;t&#233; civile nig&#233;rienne met la pression sur les autorit&#233;s politiques et les compagnies minieres pour plus de transparence dans la gestion des revenus li&#233;s &#224; l'exploitation des richesses du sous sol nig&#233;rien. Plusieurs manif et d&#233;bats publics ont &#233;t&#233; organis&#233;s pour sensibiliser les citoyens sur cette question. Membre du Groupe de reflexion et d'actions sur les industries extractives (GREN), l'association Alternative Espaces Citoyens a multipli&#233; les activit&#233;s de sensibilisation et d'information sur les enjeux li&#233;s &#224; l'extraction des richesses minieres, notamment l'uranium dans notre pays. C'est dans cette optique qu'elle a sollicit&#233;e le d&#233;put&#233; Bazoum Mohamed pour pr&#233;senter une communication sur le theme : l'uranium comme facteur de destabilisation politique et sociale:revendications et contre-revendications des protagonistes du conflit arm&#233; dans le Nord&quot;. Devant un auditoire compos&#233; majoritairement des leaders de la soci&#233;t&#233; civile, de responsables syndicaux et de journalistes, le parlementaire a crach&#233; tout ce qu'il a dans le ventre. Il a promis que son parti politique va se battre pour changer les termes des contrats entre le Niger et la compagnie Areva qui pille allegrement l'uranium nig&#233;rien depuis 1971.

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		</description>


 <content:encoded>&lt;img src=&quot;http://www.alternativeniger.org/IMG/arton374.jpg&quot; alt=&quot;&quot; align=&quot;right&quot; width=&quot;2816&quot; height=&quot;2112&quot; class=&quot;spip_logos&quot; /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;L'exploitation de l'uranium a commenc&#233;e en 1971avec la SOMAIR dont le capital est partag&#233; entre la Cogema devenue Areva qui d&#233;tient 63,4%, et l'Etat du Niger qui poss&#232;de 36,6% des actions &#224; travers l'Onarem qui a &#233;t&#233; transform&#233;, aujourd'hui, en Sotremin.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;En 1971, premi&#232;re ann&#233;e de la cr&#233;ation de la Somair, cette soci&#233;t&#233; a produit 410 tonnes vendues a 2,1 milliard de franc CFA. En 72, elle a produit 869 tonnes vendues &#224; 4,3 milliards. La plus grande quantit&#233; produite fut celle de 1981, atteignant 1750 tonnes en 2007, &#224; cause de la hausse du prix du p&#233;trole qui a engendr&#233;e une plus forte demande du minerai de l'uranium. Du coup, la production et les ventes ont entam&#233; une mont&#233;e significative.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Quant &#224; la Cominak qui exploite les gisements d'Akouta, elle est devenue op&#233;rationnelle &#224; partir de 1978. Son capital est d&#233;tenu pour 31% par l'Etat du Niger, 34% par la Cogema, 25% par une soci&#233;t&#233; japonaise (Ourd), et 10% par une soci&#233;t&#233; espagnole (Enusa).&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Au d&#233;marrage de ses activit&#233;s en 1978, cette soci&#233;t&#233; a produit 351tonnes. En 1979, elle a produit jusqu'&#224; 1839 tonnes. Sa production la plus importante a &#233;t&#233; enregistr&#233;e en 1981, avec 2261 tonnes. Cette production va se maintenir autour de 2000 tonnes par an jusqu'en 2007, ann&#233;e qui inaugure une chute &#224; 1450 tonnes.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;A partir de 1976, la valeur des ventes annuelles a d&#233;pass&#233;e le seuil de 20 milliards de F.CFA. En 1979, elle est mont&#233;e &#224; 83 milliards de nos francs pour les deux soci&#233;t&#233;s, &#233;voluant de mani&#232;re progressive jusqu'&#224; atteindre le pic de 112 milliards de F. CFA en 1983.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;A partir de cette date, la baisse sera progressive, mais constante. Le niveau le plus bas (45, 9 milliards) a &#233;t&#233; atteint en 1993. La valeur des ventes &#233;tait de 79, 63 milliards de F.CFA en 2006. Avec la revalorisation du prix de l'uranium n&#233;goci&#233; avec Areva, la valeur des ventes conna&#238;tra un accroissement fulgurant atteignant 136 milliards de F.CFA.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;Que gagne le Niger ? &lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Je pr&#233;cise qu'il faudrait faire la distinction entre les valeurs de la vente du minerai qui profitent &#224; tous les actionnaires et les b&#233;n&#233;fices apport&#233;s au budget de l'Etat, au titre de sa participation comme actionnaire, &#224; travers les taxes, et imp&#244;ts divers.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;En 1975, la contribution de l'uranium au budget de l'Etat &#233;tait de 3,918 milliards, ce qui repr&#233;sente 20% des recettes. En 1976, elle &#233;tait de 7,750 milliards, ce qui &#233;quivaut &#224; 29%. L'ann&#233;e suivante, elle &#233;tait de 10,5 milliards, ce qui repr&#233;sente 30%. En 78, elle &#233;tait de 17,19 milliards ; ce qui &#233;quivaut &#224; 36%. Elle atteindra son sommet en 1979 avec 24,136 milliards, soit 40% des recettes budg&#233;taires de l'Etat. En 1980, elle chutera &#224; 18,81 milliards de FCFA, soit 25% des recettes. Depuis lors, la tendance sera &#224; la baisse, avec une &#233;volution en dents de scie. Le niveau le plus bas sera atteint en1993, avec une part de l'uranium aux recettes de l'Etat de l'ordre de 4, 497 milliards. Avec la d&#233;valuation du FCFA, on notera une l&#233;g&#232;re am&#233;lioration en 1994, avec des recettes d'environ10 milliards. Toutefois, on assistera &#224; une tendance baissi&#232;re avec une part des recettes n'atteignant que 5,391 milliards en 2002, soit 3,71% seulement du budget de l'Etat.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;En 2006, la part de l'uranium au budget de l'Etat sera de 11,38 milliards, tandis qu'en 2007, elle montera &#224; 82,693 milliards de F.CFA, augmentation r&#233;sultant de la revalorisation du prix de l'uranium.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;En 1975, la contribution de l'uranium aux exportations de l'Etat &#233;tait de 70%. Elle restera toujours au dessus de 60%, pour atteindre son niveau le plus &#233;lev&#233; (95,30%) en 1998. Les ann&#233;es suivantes, elle conna&#238;tra une baisse relative. Son niveau le plus bas sera atteint en 2000, avec 45,91%. En 2004, le pourcentage &#233;tait &#233;valu&#233; &#224; 58,74%. Ces chiffres constituent les derni&#232;res statistiques &#224; ma disposition.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;La contribution de l'uranium au produit int&#233;rieur brut (PIB) du Niger est de 7,33% en 75, 11,42% en 78. Le niveau le plus &#233;lev&#233; sera atteint en 79 avec13, 09%. Il baissera tendanciellement pour atteindre son niveau le plus bas en 2002, avec 1,20%.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;Un avenir prometteur&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;En ce qui concerne les perspectives pour les ann&#233;es &#224; venir, il faut noter que 50 permis de recherche on &#233;t&#233; octroy&#233;s en 2008, et 50 autres le seront en 2009. A partir de cette ann&#233;e, on assistera &#224; la cr&#233;ation des conditions administratives pour la mise en &#339;uvre de l'exploitation des gisements d'uranium d'Imouraren.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;La premi&#232;re production commerciale commencera en 2010. Vous avez souvenance que cette soci&#233;t&#233; se propose de cr&#233;er 1400 emplois, de produire 500 milles tonnes, soit le double de la production actuelle de Somair et Cominak. Cette production de 5000 tonnes sera constante pendant 30 ans, avec un investissement sup&#233;rieur &#224; 1 milliard d'euros, soit environ 650 milliards de nos francs.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Au cours de 4 prochaines ann&#233;es, nous assisterons &#224; l'exploitation des gisements d'uranium du site de Tigidat. La premi&#232;re production commerciale est envisag&#233;e pour 2011. Le nombre d'emplois escompt&#233;s s'&#233;l&#232;ve &#224; 400, tandis que la production sera de 638 tonnes par an, et ce pendant 17 ans. L'investissement est estim&#233; &#224; 85 milliards de F.CFA.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Enfin, le dernier gisement en attente d'exploitation est celui de Madawalla dont la production commencera en 2011.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;J'ai voulu camper le d&#233;cor pour noter que les perspectives d'exploitation et de ventes de l'uranium sont importantes parce que d'une part, sur le plan international, la demande d'uranium est de plus en plus forte et d'autre part, il y a eu un certain reflux des th&#232;ses des mouvements &#233;cologistes qui s'opposaient &#224; l'usage m&#234;me civile de l &#233;nergie nucl&#233;aire. Comme le disait, le Pr Djibo Hamani avec la rar&#233;faction des autres sources de l'&#233;nergie et notamment la principale qui est le p&#233;trole, il y a un rench&#233;rissement du p&#233;trole qui a conduit les pays d&#233;velopp&#233;s &#224; envisager d'autres sources d'&#233;nergie dont la plus commode est l'uranium. Depuis lors, on a not&#233; une demande de plus en plus forte de l'uranium et une offre de plus en plus importante au Niger avec le d&#233;marrage de nombreuses campagnes de prospections mini&#232;res. En d&#233;but 2007, on a assist&#233; &#224; la distribution d'une pl&#233;thore de permis dans la r&#233;gion d'Agadez, et &#224; un regain d'activit&#233;s dans l'acquisition de ce minerai.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Je l'ai &#233;voqu&#233; pr&#233;c&#233;demment, l'uranium a repr&#233;sent&#233; des recettes de pr&#232;s de la moiti&#233; de notre budget. Apres une p&#233;riode de r&#233;gression, cette part a tendance &#224; augmenter. Aujourd'hui, l'uranium est devenu un enjeu pour l'Etat du Niger, car ce minerai est une source d'argent pour un pays qui en a &#233;norm&#233;ment besoin, au regard de la situation sociale et des choses urgentes &#224; entreprendre. L'uranium est devenu un enjeu aussi pour les partenaires du Niger, notamment deux d'entre eux. Au premier rang, la France qui va exploit&#233;e un gisement, celui d'Imouraren qui repr&#233;sente plus de la moiti&#233; des r&#233;serves mondiales. En deuxi&#232;me position, la Chine qui est devenu un s&#233;rieux concurrent des pays occidentaux dans la qu&#234;te de richesses mini&#232;res. Ce minerai est &#233;galement important pour les populations locales.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Avec les perspectives d'exploitation d'Imouraren et la revalorisation du prix, l'Etat escompte r&#233;colter beaucoup d'argent, m&#234;me si, ce pactole ne repr&#233;sente rien par rapport aux dommages caus&#233;s &#224; l'environnement, et &#224; la fuite des capitaux. Cet argent est important seulement quand il est rapport&#233; aux besoins de l'Etat. Si vous faites 200 milliards de recettes au titre de l'uranium, et que vous investissez la moiti&#233; dans l'&#233;ducation, vous cr&#233;ez les conditions du Niger de demain. C'est dire qu'on ne peut pas cracher sur ce pognon qui peut servir &#224; beaucoup de choses.Mais, il faudra mettre en &#339;uvre une gouvernance qui fera en sorte que cet argent soit utile, rentable, en passant notamment par l'&#233;cole. A mon avis, c'est la seule piste, car aucun pays ne s'est d&#233;velopp&#233; sans passer par la voie de l'&#233;ducation. Nous devons nous faire une &#233;thique rigoureuse, en faisant en sorte que la moiti&#233; de la part des revenus de l'uranium soit investie dans ce secteur. Il faut se mobiliser pour que cela soit possible.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Areva est non seulement actionnaire majoritaire, mais elle rach&#232;te aussi toute la quantit&#233; produite. Cette situation pr&#233;sente des avantages et des inconv&#233;nients. Pendant les ann&#233;es o&#249; le prix de l'uranium sur le march&#233; mondial &#233;tait bas, le rachat par cette compagnie de notre minerai constituait un privil&#232;ge. Aujourd'hui, avec la forte demande internationale, l'int&#233;r&#234;t du Niger est de vendre sa part &#224; qui veut l'acheter. En 2007, nous avons directement vendus &#224; un prix spot 100 tonnes &#224; une soci&#233;t&#233; am&#233;ricaine. Notre avantage est de disposer d'une marge qui nous permet de conserver des stocks que nous pouvons &#233;couler au moment opportun sur le march&#233; libre. Il semble que les accords que nous avons sign&#233;s r&#233;cemment ne contiennent pas de clauses nous permettant de disposer d'une partie de notre part. Si cela est av&#233;r&#233;, je dis que ce n'est pas bien. Plus grave, les accords sont muets sur les montants auxquels, nos partenaires nous ach&#232;tent l'uranium. Les conventions parlent plut&#244;t de pourcentages, ce qui n'est pas de nature &#224; nous rassurer sur les prix qui seront pratiqu&#233;s. Les accords font allusion &#224; une augmentation de 50 pour cent, sans autre pr&#233;cision. Du coup, les journalistes se sont mis &#224; sp&#233;culer, certains disant m&#234;me que le prix du kilo sera vendu &#224; 65.000 F.CFA. Je ne crois pas que ce sera le cas. Ensuite, il y a d'autres clauses qui constituent une r&#233;gression par rapport aux accords pr&#233;c&#233;dents, notamment ceux de Somair et Cominak. Mon parti se battra pour que cette situation s'am&#233;liore.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>&#171; On ne peut entretenir ind&#233;finiment la situation actuelle de conflit &#187;, d&#233;clare Bazoum Mohamed, d&#233;put&#233; national</title>
		<link>http://www.alternativeniger.org/spip.php?article373</link>
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		<dc:date>2008-03-03T18:12:50Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>H B Tcherno</dc:creator>

<category domain="http://www.alternativeniger.org/spip.php?rubrique71">Alternative</category>


		<description>A s'en tenir uniquement au discours v&#233;hicul&#233; par le blog, on se trouve en face d'un mouvement qui pose des r&#233;clamations qui ne seraient en rien diff&#233;rentes des revendication susceptibles d'&#234;tre formul&#233;es par des partis politiques. Mais, &#224; cot&#233;, vous avez un environnement fait d'images diverses, de personnes en turbans, de l'usage du tifinar, de r&#233;f&#233;rences &#224; des sectes touar&#232;gues, toutes choses qui donnent un cachet qui jure un peu avec le caract&#232;re national du discours, tel qu'il est prof&#233;r&#233; par le MNJ. Ce discours a des difficult&#233;s &#224; &#234;tre uniforme, il reste qu'on le veuille ou non quelque chose de tout &#224; fait duale, et c'est cette schizophr&#233;nie que semble devoir assumer, aujourd'hui, le MNJ.

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 <content:encoded>&lt;img src=&quot;http://www.alternativeniger.org/IMG/arton373.jpg&quot; alt=&quot;&quot; align=&quot;right&quot; width=&quot;2816&quot; height=&quot;2112&quot; class=&quot;spip_logos&quot; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;Le d&#233;put&#233; Bazoum Mohamed est l'un des pan&#233;listes de la tables ronde des alternatives sur le conflit arm&#233; organis&#233; par Alternative Espaces Citoyens. Nous mettons en ligne l'int&#233;gralit&#233; de sa prestation. Nous tenons &#224; pr&#233;ciser que l'intervention du d&#233;put&#233; Bazoum n'a pas fait l'objet d'une pr&#233;sentation &#233;crite, et qu'il s'agit ici d'une transcription, avec tout ce que cela suppose comme al&#233;as de la technique. N&#233;anmoins, nous avons fait le maximum pour la reproduire dans le respect strict des r&#232;gles de la profession.&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&#171; La r&#233;bellion qui est n&#233;e l'ann&#233;e derni&#232;re est un mouvement qui use de deux types de discours comme l'a soulign&#233; avant moi, le Pr Hamani. Lorsque vous lisez la litt&#233;rature sur son blog, le MNJ appara&#238;t comme une r&#233;bellion nationale, car il pose des revendications centr&#233;es sur la n&#233;cessit&#233; d'une autre justice, l'exigence de la promotion de la d&#233;mocratie, de l'Etat de droit, etc.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;img293|center&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;A s'en tenir uniquement au discours v&#233;hicul&#233; par le blog, on se trouve en face d'un mouvement qui pose des r&#233;clamations qui ne seraient en rien diff&#233;rentes des revendication susceptibles d'&#234;tre formul&#233;es par des partis politiques. Mais, &#224; cot&#233;, vous avez un environnement fait d'images diverses, de personnes en turbans, de l'usage du tifinar, de r&#233;f&#233;rences &#224; des sectes touar&#232;gues, toutes choses qui donnent un cachet qui jure un peu avec le caract&#232;re national du discours, tel qu'il est prof&#233;r&#233; par le MNJ. Ce discours a des difficult&#233;s &#224; &#234;tre uniforme, il reste qu'on le veuille ou non quelque chose de tout &#224; fait duale, et c'est cette schizophr&#233;nie que semble devoir assumer, aujourd'hui, le MNJ.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Le Pr. Djibo Hamani a invoqu&#233; un certain nombre des raisons qu'il me parait indispensable de souligner &#224; mon tour.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;&quot;S'il n' y avait pas eu d'uranium dans la r&#233;gion d'Agadez, nous n'aurions certainement pas assist&#233; &#224; des mouvements irr&#233;dentistes &#224; r&#233;p&#233;tition&quot;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Il est vrai que le r&#233;veil de conscience se manifeste chez une partie de l'&#233;lite de la communaut&#233; touar&#232;gue de cette r&#233;gion, o&#249; l'on exploite des richesses qui devraient profiter, m&#234;me partiellement, aux populations locales. Mais, on ne peut pas r&#233;duire les ph&#233;nom&#232;nes des revendications port&#233;s par les mouvements touaregs uniquement &#224; l'existence de l'uranium dans leur r&#233;gion. Qu'on le veuille ou non, la communaut&#233; touar&#232;gue &#233;prouve un sentiment d'alt&#233;rit&#233; qui est confort&#233; par son mode de vie, son teint ; il ne faut pas avoir peur de dire les mots qui conviennent pour exprimer la r&#233;alit&#233;, et la conflictualit&#233; de certains aspects de ses relations avec les autres communaut&#233;s. Seulement, je dois noter qu'en la mati&#232;re, les choses ne sont pas simples, car m&#234;me entre les autres communaut&#233;s, on peut &#233;mettre la m&#234;me opinion. Evidemment, il y a l'espace saharien sur lequel, l'emprise de l'administration, notamment celle des forces de s&#233;curit&#233; est beaucoup moins ais&#233;e que les petits espaces peu accident&#233;s se trouvant au Sud.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;La r&#233;bellion est favoris&#233;e aussi par un autre facteur qui est le relief accident&#233; de l'Air, car sans les montagnes, nous aurions assist&#233; certainement &#224; moins de r&#233;bellions dans cette zone. C'est bien connu, les zones accident&#233;es sont les plus propices au d&#233;veloppement de mouvements de r&#233;bellions.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;&quot;La r&#233;bellion s'alimente &#224; partir d'importations qui sont r&#233;alis&#233;es &#224; partir de la fronti&#232;re avec l'Alg&#233;rie et la Libye&quot;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Un autre facteur favorable est la fronti&#232;re. Ce n'est un secret pour personne que, la r&#233;bellion s'alimente &#224; partir d'importations qui sont r&#233;alis&#233;es &#224; partir de la fronti&#232;re avec l'Alg&#233;rie et la Libye. En effet, sans la facilit&#233; qu'ont les rebelles de se d&#233;placer, d'aller au-del&#224; des fronti&#232;res pour s'approvisionner en vivres, tenir dans des conditions tr&#232;s difficiles du d&#233;sert, il n'aurait pas &#233;t&#233; possible que ces mouvements puissent exister sur des dur&#233;es aussi longues que celle qui avait pr&#233;value lors de la premi&#232;re r&#233;bellion, et celle qui pr&#233;vaut aujourd'hui.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Ce d&#233;veloppement m'am&#232;ne &#224; dire que l'uranium est un facteur important, mais il ne suffit pas pour expliquer qu'il y ait une r&#233;bellion dans cette zone plut&#244;t qu'ailleurs.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;&quot;En tant qu'homme politique, j'ai toujours refus&#233; le bien fond&#233; de la naissance du MNJ&lt;/strong&gt;&quot;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Je ne suis pas d'accord avec leur d&#233;marche, mais en m&#234;me temps, je ne partage pas les arguments sym&#233;triques et inverses qui leurs sont oppos&#233;s ; arguments consistant &#224; dire qu'il n'y a aucun probl&#232;me. Il faut reconna&#238;tre que les probl&#232;mes existent, et le MNJ en est le mauvais sympt&#244;me. Nous devons nous atteler &#224; les r&#233;soudre. A ce propos, le Pr Hamani, &#224; dit des choses int&#233;ressantes auxquelles, je me rallie.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Je pense qu'il faut &#233;viter de jouer &#224; la politique de l'autruche. On ne peut soutenir, comme l'a fait Souley Adji, qu'il n'y a pas lieu de parler de Touaregs, m&#234;me quand ceux-ci existent, m&#234;me quand on &#233;coute Rhissa Boula, quand on se rappelle du discours de feu Mano Dayak, etc. La presse occidentale n'a pas invent&#233;e pas le ph&#233;nom&#232;ne Touareg.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Pour ce qui est de la position de l'Opposition, ou plut&#244;t du PNDS, nous ne sommes pas tr&#232;s audible, car le sujet de la r&#233;bellion est une question assez d&#233;licate pour un parti de notre envergure.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Dans les ann&#233;es 1990, dans leur grande majorit&#233;, les nig&#233;riens ont compris la r&#233;bellion qui avait &#233;clat&#233;e dans un contexte d'&#233;closion des revendications d&#233;mocratiques. La Conf&#233;rence Nationale &#233;tant le dialogue par excellence, &#224; l'unanimit&#233;, les gens ont pr&#233;conis&#233; le dialogue avec les rebelles qui s'alimentaient des revendicateurs des acteurs de la pr&#233;paration de ce forum. Beaucoup de nos concitoyens avaient estim&#233; que les &#233;v&#233;nements de Tchintabaraden n'ont pas &#233;t&#233; bien trait&#233;s lors de la CNS, ce que je leur conc&#232;de. A l'&#233;poque, nous n'avions pas d'Etat, car nous n'&#233;tions m&#234;me pas capables de payer les soldes des militaires. Dans ces conditions, on ne peut leur demander d'&#234;tre sur le front. Mieux, nous n'avions pas l'&#226;me de ceux qui pensent qu'il y a une autre voie, en dehors de celle du dialogue. Nous &#233;tions port&#233;s par une dynamique de revendications, d'expression de droits et libert&#233;s. Les Forces D&#233;mocratiques ont su cr&#233;er le rapport de force n&#233;cessaire &#224; l'instauration de ce dialogue, m&#234;me si nous n'&#233;tions pas totalement d'accord avec la rh&#233;torique de Mano Dayak, et certains points de revendications de la r&#233;bellion, dont il &#233;tait le chef.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Aujourd'hui, nous sommes nombreux &#224; penser le contraire. Je ne vois pas pourquoi dans le contexte actuel, on peut invoquer les arguments que mettent en avant les membres du MNJ. Si c'est &#224; cause du manque de la justice sociale, je r&#233;ponds qu'il y a cette salle, il y a Alternative, le PNDS, le MNSD, les autres partis politiques et associations de la soci&#233;t&#233; civile. Il existe d'autres moyens d'expressions, mais ces gens ont pr&#233;f&#233;r&#233; prendre les armes.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;&#171; Nous avons pens&#233; qu'il ne faut pas discuter tout de suite avec eux, car cela aurait &#233;t&#233; dangereux. C'est ma conviction &#187;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Des sa naissance, ce mouvement a dit qu'il est pr&#234;t au dialogue. Vous savez pourquoi ? Et bien, c'est pour avoir des G&#233;n&#233;raux. Amina Tiemogo de la CDTN affirme que sa centrale pr&#233;conise le dialogue avec eux, mais avec la r&#233;serve qu'aucun emploi ne leur soit octroy&#233;. C'est ignorer que ces gens ont pris les armes pour &#234;tre des g&#233;n&#233;raux, des douaniers. La preuve, parmi les r&#233;int&#233;gr&#233;s des accords de 1995, aucun douanier n'a abandonn&#233; son poste pour rejoindre le MNJ. Tous les gens qui ont &#233;t&#233; promus de mani&#232;re artificielle sont partis. Vous avez des capitaines qui ont fait d&#233;fection, si jamais, vous discutez avec eux, ils vous diront qu'ils veulent &#234;tre des g&#233;n&#233;raux, ce qui peut vous posez d'&#233;normes probl&#232;mes avec votre arm&#233;e r&#233;guli&#232;re.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Si on discutait imm&#233;diatement avec eux, pour leur offrir ceux qu'ils demandent sur un plateau d'argent, ne pensez vous pas que cela donnera des id&#233;es &#224; d'autres citoyens ? Demain, cela va &#234;tre l'&#233;ternel recommencement.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Je pense qu'il est bon d'engager cette &#233;preuve avec eux pour qu'ils r&#233;fl&#233;chissent un peu ; et que si demain, l'Etat cr&#233;e un rapport de force favorable, on engage les discussions.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Nous avons rencontr&#233; le Pr&#233;sident Tandja, qui nous a dit &#224; peu pr&#232;s ceci : &#171; Je m'en vais dans deux ans, je ne voudrais pas laisser un pays en proie &#224; un &#233;ternel recommencement. Il est inadmissible que chaque cinq ans, une r&#233;bellion &#233;clate. Occupons nous en de cette r&#233;bellion, finissons en maintenant d&#233;finitivement, parce que les perspectives (uranif&#232;res) s'accommodent mal avec cet &#233;ternel recommencement. Nous avons une vocation &#224; jouer un grand r&#244;le dans le secteur minier &#187;. Nous l'avons compris. Je pense qu'un jour, il faudra faire le bilan de tout cela, et cr&#233;er le rapport de force qui nous permettra de discuter en meilleure position avec eux. Seulement, il faudra un jour ou l'autre envisager de discuter, car il n'y a jamais de conflit qui ne se termine autour d'une table. Mais, il faudrait que nous discutions dans de meilleures conditions de rapport de force pour l'Etat. Je ne suis pas entrain de croire qu'ils sont entrain de gagner du terrain. Le croire, ce n'est pas conna&#238;tre les affres du froid du d&#233;sert. Sachez le, il ne s'agit pas d'une partie de plaisir. Il faudrait que le jour o&#249; on va signer des accords que plus personne ne veuille envisager la r&#233;bellion. C'est mon point de vue personnel et &#224; peu pr&#233;s celui de mon parti.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;&quot;Par ailleurs, nous sommes contre les d&#233;bats t&#233;l&#233;vis&#233;s qui visent &#224; stigmatiser une communaut&#233;, en racontant des choses incroyables&quot;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Chaque fois que ces gens ont parl&#233; sur les m&#233;dias publics, nous avons fait des d&#233;clarations pour les d&#233;noncer. Nous voulons un Etat s&#233;rieux et responsable qui ne m&#234;le pas les foules de ces questions purement militaires, un Etat qui ne caresse pas les gens dans le sens de leurs mauvais poils. C'est trop facile de tenir les discours que font certains, et cela ne devrait pas &#234;tre tol&#233;rer sur les m&#233;dias publics.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;C'est cela la ligne du parti. Cependant, il est dangereux d'ouvrir imm&#233;diatement des discussions avec des gens ont pris les armes. C'est facile de s'asseoir pour parler, mais difficile d'obtenir des accords. Savons nous ce qu'il veulent avec pr&#233;cision ? Leurs revendications sont elles compatibles avec les moyens du pays et les exigences de notre soci&#233;t&#233; dont l'&#233;quilibre est important ?&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;C'est pourquoi, il n'est pas mauvais de se battre proprement entre militaires seulement, sans en m&#234;ler les foules, les populations. On ne vient jamais d&#233;finitivement &#224; bout d'une r&#233;bellion. Celui qui veut nuire, peut le faire avec peu de moyens. Il faut fixer une &#233;ch&#233;ance &#224; partir de laquelle, si le rapport de force le permet, on entame les pourparlers, car on ne peut entretenir ind&#233;finiment la situation de conflit. C'est ma conviction. Nous devons finir avec cette r&#233;bellion, si tant est que ses animateurs sont anim&#233;s de bonnes intentions. Les Nig&#233;riens ont donn&#233; toute la latitude au pr&#233;sident de la r&#233;publique qui dispose de bonnes marges de man&#339;uvres. Il a command&#233; beaucoup de moyens militaires, il faut que l'arm&#233;e les utilise &#224; bon escient, et qu'elle cr&#233;e un rapport de force qui va &#234;tre conclu par des discussions qui seront favorables &#224; l'Etat, et largement d&#233;favorables aux rebelles.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;(Transcription : H.B.Tcherno)&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Le Sahara nig&#233;rien face aux convoitises, acteurs en bellig&#233;rance et Enjeux des richesses minieres</title>
		<link>http://www.alternativeniger.org/spip.php?article372</link>
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		<dc:date>2008-03-03T17:27:40Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>H B Tcherno</dc:creator>

<category domain="http://www.alternativeniger.org/spip.php?rubrique71">Alternative</category>


		<description>A la demande de l'Association Alternative Espaces Citoyens, le Pr Djibo Hamani et le d&#233;put&#233; Mohamed Bazoum ont entretenu le public niam&#233;en sur le th&#232;me : &#171; Enjeux politiques et g&#233;ostrat&#233;giques du Conflit arm&#233; dans le Nord de notre pays. Quelles solutions pour une paix durable ? &#187; Cette activit&#233; intellectuelle s'inscrit dans le cadre des tables rondes p&#233;riodiques organis&#233;es par cette association depuis d&#233;cembre 2007, en partenariat avec le R&#233;seau des Ong de D&#233;veloppement et Associations de D&#233;fense des Droits de l'Homme et de la D&#233;mocratie (RODADDHD), avec l'appui du Bureau de la Coop&#233;ration Suisse (BUCO) au Niger. Pendant quatre heures d'horloge, les deux brillants conf&#233;renciers ont d&#233;cortiqu&#233;, sans langue de bois, le sujet soumis &#224; leur appr&#233;ciation. Pour le grand plaisir des participants venus nombreux au rendez-vous de la salle Dounia de l'h&#244;tel T&#233;n&#233;r&#233;. Pour nos lecteurs sur Internet, nous publions l'int&#233;gralit&#233; de la brillante communication du Pr Djibo Hamani. En raison de la taille de l'article, nous avons jug&#233; utile d'ajouter des intertitres en vue de faciliter la lecture, en esp&#233;rant que ce zele de journaliste, n'entame en rien la saveur du texte.

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&lt;a href="http://www.alternativeniger.org/spip.php?rubrique71" rel="directory"&gt;Alternative&lt;/a&gt;


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 <content:encoded>&lt;img src=&quot;IMG/arton372.jpg&quot; alt=&quot;&quot; align=&quot;right&quot; width=&quot;2816&quot; height=&quot;2112&quot; onmouseover=&quot;this.src='IMG/artoff372.jpg'&quot; onmouseout=&quot;this.src='http://www.alternativeniger.org/IMG/arton372.jpg'&quot; class=&quot;spip_logos&quot; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;Qui convoite le Sahara nig&#233;rien ? Pourquoi ? Comment se manifeste cette convoitise ? Avec quelles r&#233;sistances ?
Au vu de cette proposition il m'est apparu que le sujet exc&#232;de ma comp&#233;tence et que je ne pourrais jamais acc&#233;der aux informations n&#233;cessaires &#224; son traitement. Puis, je me suis dit que m&#234;me le ministre des mines tr&#233;bucherait peut-&#234;tre sur la question, parce que les deux ressources essentielles qui suscitent espoirs &#224; l'int&#233;rieur et convoitises &#224; l'ext&#233;rieur sont aujourd'hui l'uranium et le p&#233;trole. Mais par mesure de prudence, et pour &#233;viter de vous noyer dans un d&#233;luge de banalit&#233;s, je me suis rabattu sur le th&#232;me central de cette rencontre : &#171; Enjeux politiques et g&#233;ostrat&#233;giques du conflit arm&#233; dans le Nord : quelles solutions pour une paix durable ? &#187;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Le th&#232;me propos&#233; porte sur les richesses mini&#232;res sahariennes, les convoitises qu'elles suscitent et les moyens d&#233;ploy&#233;s par les puissances ext&#233;rieures pour se les approprier, y compris par le biais des r&#233;bellions qu'elles peuvent susciter.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Au vu de cette proposition il m'est apparu que le sujet exc&#232;de ma comp&#233;tence et que je ne pourrais jamais acc&#233;der aux informations n&#233;cessaires &#224; son traitement. Puis, je me suis dit que m&#234;me le ministre des mines tr&#233;bucherait peut-&#234;tre sur la question, parce que les deux ressources essentielles qui suscitent espoirs &#224; l'int&#233;rieur et convoitises &#224; l'ext&#233;rieur sont aujourd'hui l'uranium et le p&#233;trole. Or il s'agi-l&#224; de deux minerais strat&#233;giques, monopoles d'un nombre restreint de multinationales dont la strat&#233;gie reste le plus souvent opaque m&#234;me pour leurs propres gouvernements &#224; plus forte raison pour les n&#244;tres.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;On peut d'ailleurs se demander, quant aux autorit&#233;s nig&#233;riennes, si la situation a beaucoup chang&#233; depuis ces temps o&#249; la &lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;Gazette&lt;/i&gt;&lt;i class=&quot;spip&quot;&gt; Nucl&#233;aire&lt;/i&gt;N&#176; 54/55 rapportait ceci :&#171; Au d&#233;but de 1981, le Sp&#233;cial Uranium de la &lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;Gazette&lt;/i&gt;&lt;i class=&quot;spip&quot;&gt; Nucl&#233;aire&lt;/i&gt; (N&#176; 41/42) r&#233;v&#233;lait une lettre d'un conseiller de la CEE en Afrique qui montrait l'&#233;tat d'ignorance quasi complet du pr&#233;sident du Niger sur les causes de la crise de march&#233; de l'uranium et donc de la baisse de la rente vers&#233;e &#224; l'Etat nig&#233;rien. De cette ignorance, les dirigeants nig&#233;riens sont en grande partie responsables, pour ne pas s'&#234;tre donn&#233; les moyens de contr&#244;ler le march&#233; de cette substance. &lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;Mais cette ignorance &#233;tait voulue par les responsables fran&#231;ais&lt;/strong&gt;. &#187; Rien n'a vraiment chang&#233; comme le prouve cette autre information : &#171; En 37 ans AREVA a extrait 100 000 tonnes d'uranium dont seulement 3 000 tonnes sont revenues au Niger (soit 3%). En valeur, l'uranium a rapport&#233; pendant ce temps 2 260 milliards de Frs CFA &#224; AREVA contre 291 milliards de CFA au Niger &#187;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;On peut donc avancer que l'ignorance dans ce domaine est la chose du monde la mieux partag&#233;e, et qu'on peut s'autoriser &#224; en parler, ne serait-ce que pour prendre conscience de l'ampleur de la t&#226;che qui reste &#224; r&#233;aliser pour qu'enfin le Niger profite de cette ressource.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Mais par mesure de prudence, et pour &#233;viter de vous noyer dans un d&#233;luge de banalit&#233;s, je me suis rabattu sur le th&#232;me central de cette rencontre : &#171; &lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;Enjeux politiques et g&#233;ostrat&#233;giques du conflit arm&#233; dans le Nord : quelles solutions pour une paix durable ? &#187;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Au cours de la &#171; &lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;Journ&#233;e de r&#233;flexion sur le conflit au Nord&lt;/i&gt; &#187; tenue le samedi 11 Ao&#251;t 2007, j'avais trait&#233; des &#171; &lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;Enjeux strat&#233;giques autour du Sahara &#224; travers l'Histoire&lt;/i&gt; &#187; et rappel&#233; que, tout au long de l'histoire connue, les pouvoirs de la r&#233;gion s'&#233;taient int&#233;ress&#233;s &#224; la situation du grand d&#233;sert et ont essay&#233; d'en contr&#244;ler les routes et les zones habit&#233;es, parce que contr&#244;ler les voies sahariennes et ses points d'eau, c'&#233;tait avoir la haute main sur l'un des commerces les plus fructueux des temps anciens, celui qui partait du sud du Sahara et aboutissait aux pays du Maghreb et de l&#224; au Moyen Orient , &#224; l'Egypte et &#224; l'Espagne. Les Garamantes, les Puniques (Ph&#233;niciens), les Romains, les diff&#233;rents Etats et Califats d'Afrique du Nord, le Kanem, le Songoi, le Borno, le Sultanat de l'Ayar, et m&#234;me les grandes conf&#233;d&#233;rations touareg comme celle des Inussufa (Massufa), ont tent&#233; et r&#233;ussi &#224; contr&#244;ler ne serait-ce qu'une partie du trafic saharien. Les colonisateurs europ&#233;ens, qui voulaient prendre possession de ce d&#233;sert pour s'emparer des richesses qu'ils lui supposaient, ont parfois &#233;mis des id&#233;es grandioses sur le Sahara comme celle du chemin de fer transsaharien. De simple voie d'acc&#232;s aux richesses, le Sahara acqu&#233;rait non seulement une fonction de jonction entre zones d'occupation, mais devenait &#233;galement une source directe de richesses gr&#226;ce &#224; l'exploitation de ses mati&#232;res premi&#232;res.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;Le Sahara d'aujourd'hui est devenu v&#233;ritablement l'une des zones les plus convoit&#233;es du monde,&lt;/strong&gt; principalement &#224; cause des nombreuses richesses que renferment ses entrailles.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;8M de km2 dont la p&#233;ninsule arabique ne repr&#233;sente qu'un prolongement g&#233;ologique&lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;. &lt;/strong&gt;Des ressources mini&#232;res nombreuses, plus d'une trentaine de minerais dont l'uranium, enjeu mondial, le p&#233;trole et le gaz, tout autant strat&#233;giques. Et cela dans un monde de plus en plus effray&#233; &#224; l'id&#233;e que le p&#233;trole du Moyen Orient est menac&#233; d'&#233;puisement !&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;On voit d'ailleurs avec quelle fr&#233;n&#233;sie les grandes puissances s'int&#233;ressent aux ressources de l'Antarctique et m&#234;me de l'Arctique. Elles anticipent d&#233;j&#224; le probable recul des glaciers suite au r&#233;chauffement climatique et posent des jalons pour le futur dans l'espoir de participer &#224; l'exploitation des richesses mini&#232;res.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;On comprend ais&#233;ment que, en dehors de toute autre consid&#233;ration, l'enjeu saharien soit d'abord &#233;conomique. &lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;Car le Sahara est l'une des r&#233;gions les moins exploit&#233;es du monde&lt;/strong&gt;. Il est riche de plus d'une trentaine de minerais dont le p&#233;trole et l'uranium. Au Niger, les m&#233;taux dont les r&#233;serves ont &#233;t&#233; estim&#233;es sont l'uranium, l'or, le charbon, le sel, le calcaire, le gaz, le titane, le vanadium, les phosphates et les z&#233;olites etc. Le fer, le p&#233;trole et un nombre important d'autres minerais y sont pr&#233;sents (cuivre, phosphates, zinc, tungst&#232;ne, mangan&#232;se, plomb, mercure, baryte, sel, &#233;tain, wolfram, argent, pierres pr&#233;cieuses etc.)&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Dans la mesure o&#249; les grandes puissances, apr&#232;s avoir &#233;puis&#233; leurs r&#233;serves naturelles, se positionnent partout pour le contr&#244;le des ressources du monde, on ne peut s'&#233;tonner que le Sahara soit devenu un enjeu important dans leur strat&#233;gie.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Mais quid de la situation que vit le Sahara nig&#233;rien ou plus g&#233;n&#233;ralement le Niger aujourd'hui ?&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Peut-on r&#233;duire les &#233;v&#232;nements actuels &#224; une causalit&#233; ext&#233;rieure, &#224; des ambitions mercantilistes de groupes d'int&#233;r&#234;ts internationaux ou de grandes puissances, ou ne faut-il y voir que des contradictions int&#233;rieures dont certaines forces ext&#233;rieures cherchent &#224; tirer profit pour avancer leurs pions ?&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;La rh&#233;torique d&#233;velopp&#233;e par le pouvoir central nig&#233;rien r&#233;duit la r&#233;bellion actuelle &#224; la volont&#233; d'un groupe de trafiquants en tous genres de se faire respectables en d&#233;veloppant un argumentaire politique. D'autres voient dans la r&#233;bellion un simple mercenariat actionn&#233; par des int&#233;r&#234;ts &#233;trangers, fran&#231;ais et libyens plus pr&#233;cis&#233;ment. Pour d'autres enfin, il s'agirait de la r&#233;surgence du mouvement s&#233;cessionniste des ann&#233;es 1990, plus ou moins manipul&#233; par des forces &#233;trang&#232;res.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;La r&#233;bellion de son c&#244;t&#233; convoque tant&#244;t le registre national (d'o&#249; le nom MNJ), tant&#244;t celui du r&#233;gionalisme (la r&#233;gion d'Agadez), tant&#244;t le registre identitaire (l'ethnie touareg). Ce dernier th&#232;me est d'ailleurs le seul argumentaire que d&#233;cline l'ancien ministre Rhissa Boula &#224; l'intention de l'opinion internationale, renouant ainsi avec ses amours des ann&#233;es 1990.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Qui est derri&#232;re cette r&#233;bellion et pourquoi ?&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;La r&#233;bellion nig&#233;rienne provient-elle de la volont&#233; de puissances ext&#233;rieures de contrecarrer la volont&#233; du Niger de mettre en valeur ses ressources mini&#232;res ; et le rebelles ne sont-ils que les mercenaires de ce complot ext&#233;rieur ?&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Je pr&#233;f&#232;rerais r&#233;pondre en historien en disant qu'&#224; chaque &#233;v&#233;nement historique correspond n&#233;cessairement un faisceau de causalit&#233;s qu'il faut chercher &#224; reconstituer quitte &#224; les hi&#233;rarchiser pour d&#233;couvrir causes principales, causes secondaires et causes accessoires. Un &#233;v&#233;nement de cette envergure ne peut se r&#233;duire &#224; une seule causalit&#233; et c'est faire preuve de dogmatisme ou d'imprudence que de lui appliquer l'analyse r&#233;ductrice qui a trop souvent cours ici ; c'est ne pas tirer les le&#231;ons de la premi&#232;re r&#233;bellion et ouvrir la porte &#224; d'autres apr&#232;s celle que nous vivons aujourd'hui.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;On m'a pos&#233; la question : Qui convoite cet espace ? Je r&#233;ponds : par principe tout le monde ! Les logiques d'Etat n'ont pas d'assise morale. De nos jours, tout Etat responsable doit &#234;tre &#224; tout instant aux aguets parce que le danger peut venir des amis comme des ennemis, des grands comme des moins grands. L'Afrique dans son ensemble est un continent convoit&#233;, parce qu'il est actuellement le plus riche en ressources indispensables au monde industrialis&#233;, mais aussi le plus faible et le plus soumis &#224; la domination ext&#233;rieure. La m&#233;fiance s'impose donc &#224; l'&#233;gard de toutes les puissances sans exception. Dans ce monde domin&#233; par les multinationales qui n'ont pas d'autre dieu que le profit, tout est possible de la part des puissances, grandes ou moyennes. De Gaulle aurait dit que la France n'a pas d'amis mais des int&#233;r&#234;ts. &#171; Toute posture g&#233;opolitique, &#233;crit Fran&#231;ois Thual, se ram&#232;ne soit &#224; une volont&#233; de r&#233;aliser des ambitions, soit &#224; une volont&#233; de contrer des ambitions &#187; (&lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;M&#233;thodes de la g&#233;opolitique, p. 20)&lt;/i&gt;. S'emparer des ressources d'un espace ou interdire &#224; d'autres de s'en approcher ! Il ajoute :&#171; Chaque fois qu'il y a tension, conflit, guerre, n&#233;gociation, crise, il faut se poser les questions suivantes : Qui veut quoi ? Avec qui ? Comment ? Et pourquoi ? Ce petit &lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;vade mecum&lt;/i&gt;, ce petit questionnaire, cette grille de lecture peut para&#238;tre&#171; simplette &#187;. Pourtant, l'horizon de la g&#233;opolitique, quitte &#224; d&#233;cevoir certains, se r&#233;sume &#224; la r&#233;ponse &#224; ces questions. Identifier les acteurs, analyser leurs motivations, d&#233;crire leurs intensions, rep&#233;rer les alliances en gestation ou, au contraire, les alliances en voie de d&#233;construction, que ce soit au niveau local, r&#233;gional , continental ou international, tel est bien l'horizon m&#233;thodologique de la g&#233;opolitique. Il ne s'agit pas de reprendre ou d'appliquer une sorte de m&#233;thode Cou&#233; dans le domaine de la g&#233;opolitique, mais il s'agit d'&#233;laborer une m&#233;thode &#187; (Thual, p. 4.).&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;La m&#233;thode Cou&#233; consisterait &#224; r&#233;p&#233;ter que les rebelles sont de simples bandits sans se rendre compte qu'ils posent des probl&#232;mes politiques, et que cet aspect de leur propagande a probablement attir&#233; des jeunes qu'on ne saurait assimiler &#224; des trafiquants.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Les postures manich&#233;ennes ne remplaceront jamais l'analyse froide des faits, des &#233;v&#233;nements et des situations.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Pourquoi, dans un pays o&#249; la libert&#233; politique est une r&#233;alit&#233;, o&#249; chacun peut exprimer ses opinions et s'organiser pour les d&#233;fendre, des citoyens s'autorisent-ils &#224; prendre les armes contre les autorit&#233;s l&#233;gales ?&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;L'explication premi&#232;re qui vient &#224; l'esprit est qu'un Etat faible est comme une zone de basses pressions qui attire les vents de tous les c&#244;t&#233;s. Si des gens peuvent se permettre de prendre les armes sans avoir &#233;puis&#233; ou m&#234;me explor&#233; les voies l&#233;gales, c'est soit par d&#233;sespoir, soit parce qu'ils sont conscients de la faiblesse de l'Etat dans l'accomplissement de sa mission de sauvegarde de la s&#233;curit&#233; du pays. Cette faiblesse de l'Etat dans la ma&#238;trise de l'espace national suscite des vocations putchistes chez tous ceux qui voudraient, par la force brutale, imposer leur volont&#233; au plus grand nombre. C'est cette m&#234;me logique qui conduit aux coups d'Etat dans des Etats pourtant d&#233;mocratiques.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;La faiblesse de la coh&#233;sion nationale de son c&#244;t&#233; rend le contr&#244;le de l'espace national difficile et pr&#233;caire.&lt;/strong&gt; La force brutale peut r&#233;primer et donner l'illusion de l'efficacit&#233;, mais elle ne remplace jamais un espace apais&#233; par la symbiose et l'entente de ses fils.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Avons-nous suffisamment tir&#233; les le&#231;ons de la premi&#232;re r&#233;bellion pour refonder la politique s&#233;curitaire de l'espace nig&#233;rien dans sa totalit&#233; ? Nous sommes- nous pos&#233;s des questions sur la n&#233;cessit&#233; de la construction nationale ? Si ces deux responsabilit&#233;s du pouvoir avaient &#233;t&#233; correctement remplies, une r&#233;bellion, m&#234;me financ&#233;e et manipul&#233;e de l'&#233;tranger n'aurait pu tenir face &#224; la r&#233;action des forces de l'ordre et &#224; la r&#233;probation nationale unanime.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Lorsque l'on consid&#232;re les zones qui furent ou sont troubl&#233;es par des r&#233;bellions arm&#233;es on constate&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;1&#176; Qu'il s'agit de zones tr&#232;s faiblement peupl&#233;es ou quasiment vides de populations.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;2&#176; Que ces zones sont &#224; proximit&#233; de fronti&#232;res inhabit&#233;es et peu ou pas contr&#244;l&#233;es.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;3&#176; Que ces zones inhabit&#233;es sont parcourues par des pasteurs.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;4&#176; Qu'elles sont d&#233;sertiques ou semi d&#233;sertiques.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;5&#176; Que dans la vie nationale ces populations et ces zones sont consid&#233;r&#233;es comme en marge du pays, d'o&#249; les difficult&#233;s de l'administration pour y affecter des fonctionnaires.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;6&#176; Que ces zones repr&#233;sentent les deux tiers de l'espace national.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;7&#176; Que tous les espoirs du pays se concentrent sur elles pour d&#233;couvrir des ressources susceptibles d'am&#233;liorer le sort de l'ensemble de la population nig&#233;rienne.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Ces r&#233;gions et ces populations qui &#233;taient le v&#233;ritable trait d'union du reste du pays et d'une grande partie de la r&#233;gion avec le monde ext&#233;rieur, ont subi une dramatique marginalisation et une s&#233;v&#232;re paup&#233;risation avec l'occupation coloniale qui a d&#233;tourn&#233; les voies commerciales vers l'Atlantique.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;On est oblig&#233; de s'&#233;tonner que les pouvoirs publiques ne se posent pas la simple question suivante : &lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;pourquoi seules les zones &#224; &#233;conomie pastorales sont affect&#233;es par les acc&#232;s de fi&#232;vre s&#233;paratiste ou identitaire ?&lt;/strong&gt; Pourquoi les populations touaregs de l'Adar, du Gobir, de Tillab&#233;ri, de l'Imannan, de Taghazar et du Damargu, qui forment la grande majorit&#233; des Touareg n'ont-elles pas pris les armes ?&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Si cette question avait &#233;t&#233; pos&#233;e, les responsables se seraient probablement pench&#233;s sur l'analyse concr&#232;te des situations concr&#232;tes de l'Ayar, de l'Azawagh et du pays Tubu, au lieu de se contenter des rapports administratifs qui, trop souvent, se limitent &#224; chanter les r&#233;alisations grandioses du pouvoir central et l'adh&#233;sion massive des populations &#224; sa politique.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;Si les rebellions affectionnent les zones frontali&#232;res et d&#233;sertiques c'est que le pouvoir central y est pratiquement absent. &lt;/strong&gt;Il faut malheureusement reconna&#238;tre que nos gouvernements successifs se sont toujours pr&#233;occup&#233;s des zones les plus peupl&#233;es, c'est-&#224;-dire le quart sud et ont n&#233;glig&#233; la plus grande partie du pays. Ils ont &#233;t&#233; les dignes h&#233;ritiers du colonisateur avec son concept de &#171; Niger utile &#187;. Malheureusement pour ce concept, il y a aujourd'hui l'uranium et les promesses du p&#233;trole qui se situent hors du &#171; Niger utile &#187;.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;La mise en place d'une v&#233;ritable politique des fronti&#232;res est imp&#233;rative&lt;/strong&gt;. Plus le d&#233;sert offrira des ressources, plus grandes seront les menaces, des menaces aupr&#232;s desquelles la r&#233;bellion du MNJ ne serait qu'un jeu d'enfants. Le Niger est nu sur ses fronti&#232;res alg&#233;rienne, libyenne, tchadienne et une partie de sa fronti&#232;re malienne. N'importe quel mouvement avec un minimum d'armement, de ressources financi&#232;res et de d&#233;termination, peut s'y installer et faire sa loi. A l'&#233;poque pr&#233;coloniale, les souverains de nos pays installaient le long des fronti&#232;res peu s&#251;res des ribats, des camps fortifi&#233;s habit&#233;s par des soldats et leurs familles, avec autour d'eux, des paysans et des marchands. Ces zones &#233;taient g&#233;n&#233;ralement exempt&#233;es de toute taxe, d'o&#249; l'attirance qu'elles exer&#231;aient sur les immigrants. C'est une politique qui m&#233;rite d'&#234;tre ressuscit&#233;e le long de toutes nos fronti&#232;res. Il est vrai qu'il y a le probl&#232;me de l'eau, mais l'eau existe au Sahara et en abondance. J'ai m&#234;me lu quelque part que le Sahara pourrait &#234;tre l'une des r&#233;serves d'eau douce les plus importantes de la plan&#232;te et que l'eau qui s'y trouve pourrait alimenter sa population pendant 300000 ans ! Ce qui veut &#233;galement dire que les convoitises sur le Sahara pourraient venir demain de l'extension de la guerre d&#233;j&#224; commenc&#233;e pour le contr&#244;le des r&#233;serves d'un liquide mille fois plus utile que le p&#233;trole, l'uranium et les diamants.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Il existe un s&#233;rieux contentieux avec la Libye et la derni&#232;re intervention de ce pays pour emp&#234;cher les recherches p&#233;troli&#232;res dans le Mangeni qu'elle revendique sont &#224; prendre en consid&#233;ration, de m&#234;me que l'accord franco-libyen pour la recherche de l'uranium dans la zone libyenne limitrophe. On nous dit que la Libye avait autrefois obtenu des autorit&#233;s nig&#233;riennes l'autorisation pour ses soldats de s'abreuver au puits de Tummo et qu'apr&#232;s un retrait vers le sud de la garnison nig&#233;rienne, les Libyens s'y sont install&#233;s et consid&#232;rent aujourd'hui ce puits comme libyen.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;La fronti&#232;re avec le Tchad est &#233;galement susceptible de provoquer des frictions car elle n'est pas encore born&#233;e, pas plus que celle du Mali.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;Il est urgent et imp&#233;ratif que le pays mette en place une politique de viabilisation acc&#233;l&#233;r&#233;e des fronti&#232;res,&lt;/strong&gt; de toutes les fronti&#232;res, apr&#232;s avoir confirm&#233; internationalement leurs trac&#233;s. Au lieu d'attendre qu'elles soient troubl&#233;es pour investir des milliards dans le combat contre les r&#233;bellions, il faut investir pour les humaniser, cr&#233;er des routes, installer des villages, des &#233;coles, des dispensaires et des garnisons et y rendre ainsi toute r&#233;bellion risqu&#233;e.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Une nouvelle politique nationale s'impose donc, une politique d'int&#233;gration qui prenne en compte toutes les r&#233;gions, sud, nord, est, ouest, riches ou pauvres, puisque les pauvres d'aujourd'hui peuvent devenir les riches de demain. Si Agadez se trouve au centre g&#233;ographique du Niger, cela veut dire que la moiti&#233; du Niger se trouve au nord de la latitude d'Agadez et qu'il faut en tenir compte. Il faut consid&#233;rer Shirfa et Iferwan non pas comme les derni&#232;res localit&#233;s de notre pays, mais comme ses portes d'entr&#233;es, celles qui doivent montrer ses efforts de d&#233;veloppement, ses succ&#232;s, sa coh&#233;sion. Les zones les plus proches des fronti&#232;res doivent &#234;tre dans tous les cas celles qui doivent b&#233;n&#233;ficier de la sollicitude du pouvoir central, parce que c'est elles qui sont soumises aux tentations et aux pressions ext&#233;rieures.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Nous avons dit plus haut que les zones secou&#233;es par les crises sont les zones pastoraleset qu'on peut ais&#233;ment saisir les racines historiques de leur frustration sinon de leur r&#233;volte. Les causes en sont multiples. Contentons-nous de dire que nous avons les moyens de les enrayer par une politique d'int&#233;gration intelligente qui allie l'&#233;ducation, la solidarit&#233; nationale, la justice y compris par la discrimination positive comme cela s'est vu dans plusieurs pays du monde. Le succ&#232;s d'une telle politique est d'autant plus assur&#233; qu'il s'agit de r&#233;gions tr&#232;s peu peupl&#233;es. Il est vrai qu'entre les d&#233;cisions du pouvoir central et leur traduction sur le terrain, s'intercalent de nombreux obstacles li&#233;s &#224; la corruption et &#224; la faiblesse de la conscience nationale chez beaucoup d'agents de l'Etat. C'est l&#224; un aspect qui est rarement pris en compte. En r&#233;alit&#233;, les statistiques et rapports administratifs ne nous disent pas toujours la v&#233;rit&#233; et souvent ils induisent en erreur tout simplement. C'est le cas dans toutes les r&#233;gions, mais c'est encore plus le cas dans les zones pastorales o&#249; l'&#233;loignement du pouvoir central autorise parfois les responsables &#224; pratiquer une politique digne de la p&#233;riode coloniale.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Que veulent Alambo et ses hommes ?&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Le MNJ invoque, pour justifier son activit&#233;
&lt;br /&gt;&lt;img src=&quot;http://www.alternativeniger.org/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-68c92.gif&quot; width='8' height='11' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' class='' /&gt; La mal gouvernance et les injustices sociales dans le pays.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://www.alternativeniger.org/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-68c92.gif&quot; width='8' height='11' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' class='' /&gt; La politisation de l'arm&#233;e&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://www.alternativeniger.org/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-68c92.gif&quot; width='8' height='11' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' class='' /&gt; La marginalisation des zones septentrionales, peu peupl&#233;es, au profit de celles du sud, plus peupl&#233;es et donc &#233;lectoralement plus attractives.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://www.alternativeniger.org/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-68c92.gif&quot; width='8' height='11' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' class='' /&gt; Les cons&#233;quences n&#233;fastes de l'activit&#233; mini&#232;re qui aggrave la question fonci&#232;re et ne rapporte rien &#224; la population locale.
&lt;br /&gt;&lt;img src=&quot;http://www.alternativeniger.org/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-68c92.gif&quot; width='8' height='11' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' class='' /&gt; Le non respect des accords de paix de 1995, notamment en mati&#232;re de r&#233;alisations destin&#233;es au bien-&#234;tre des populations etc.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Ces revendications prennent parfois un accent purement r&#233;gionaliste lorsque le MNJ r&#233;clame ce que r&#233;clamaient les groupes rebelles des ann&#233;es 1990 en mati&#232;re militaire (un Etat-major des Unit&#233;s de S&#233;curit&#233; Saharienne bas&#233; &#224; Agadez ; la conduite des affaires par des cadres originaires des r&#233;gions sahariennes etc.), ce qui &#233;quivaudrait purement et simplement &#224; ent&#233;riner une s&#233;cession.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Quant au gouvernement nig&#233;rien, il exige purement et simplement une reddition. D'abord isol&#233; dans son intransigeance, car la totalit&#233; des partis politiques y compris ceux au pouvoir, &#233;taient pour une sortie de crise n&#233;goci&#233;e, le gouvernement a fini par rallier &#224; sa cause la presque totalit&#233; de la classe politique et une partie de la soci&#233;t&#233; civile. Le comportement de la soci&#233;t&#233; fran&#231;aise Areva dans cette crise, la formation libyenne de certains dirigeants de la r&#233;bellion, le caract&#232;re opaque de la pr&#233;sence libyenne au Maulid d'Agadez qui a pr&#233;c&#233;d&#233; l'&#233;clatement de la r&#233;bellion, et le d&#233;sir, pour beaucoup, de ne pas s'opposer &#224; la position du chef de l'Etat, expliquent ce retournement. La pose des mines jusque dans la partie sud du pays est venue conforter les partisans d'une demande de reddition pure et simple.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;C'est ainsi que nous nous sommes install&#233;s dans l'impasse. Et l'impasse s'accompagne de pourrissement. Et le pourrissement favorise l'activit&#233; des rebelles qui, il y a peu, ont frapp&#233; &#224; 500 km au sud de Tamgak, occupant Tanout et y faisant la loi, emportant des gendarmes et un pr&#233;fet apr&#232;s avoir tranquillement commis les d&#233;g&#226;ts qu'il leur a plu de perp&#233;trer.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Plus le rayon d'action de la r&#233;bellion prend de l'amplitude, plus grands seront les d&#233;g&#226;ts humains et mat&#233;riels, plus lourde sera la facture des d&#233;penses militaires, plus fr&#233;quentes seront les bavures et plus profondes les blessures &#224; panser.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Il faut savoir r&#233;duire une r&#233;bellion tr&#232;s t&#244;t, et si on n'a pas les moyens de le faire, n&#233;gocier et tirer les le&#231;ons de cette faiblesse du moment pour pr&#233;parer un avenir moins incertain.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;De tout ce qu'a dit le MNJ n'y a-il vraiment rien &#224; tirer ? Certes les statistiques montrent bien que, dans l'absolu, la r&#233;gion qu'il dit d&#233;fendre ne re&#231;oit pas moins que les autres, bien au contraire ! Mais ce qui est destin&#233; &#224; la r&#233;gion parvient-il aux populations ? Au plan administratif, l'organisation appliqu&#233;e aux r&#233;gions s&#233;dentaires peut-elle convenir &#224; des r&#233;gions de nomadisme ? Certes que non ! Peut-on vraiment parler d'administration dans ces zones ? Le gouvernement ne voit-il pas que la politique s&#233;curitaire tous azimuts du colonisateur, continu&#233;e apr&#232;s 1960, a laiss&#233; la r&#233;gion exsangue et profond&#233;ment paup&#233;ris&#233;e, sans perspectives pour une jeunesse particuli&#232;rement attach&#233;e &#224; son terroir ?&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;La d&#233;cision du gouvernement de consacrer 15% des ressources mini&#232;res aux r&#233;gions productrices ne vaut-elle pas reconnaissance, au mois partielle, de l'existence d'un probl&#232;me ? Certaines r&#233;gions du nord vivent comme il y a cent ans malgr&#233; la proximit&#233; des usines d'Arlit, d'Akokan et de Tchiro. Qu'y a-t-il d'&#233;tonnant si des jeunes impatients se laissent entra&#238;ner dans l'aventure sur la base de cette frustration ?&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;La question de la marginalisation sur la base du poids &#233;lectoral doit &#233;galement nous interpeller.&lt;/strong&gt; La d&#233;mocratie que nous vivons signifie libert&#233;, certes, mais pas justice, puisqu'elle peut all&#232;grement marcher de paire avec l'injustice. Dans un pays multiethnique, la loi du nombre ne doit pas d&#233;terminer qui peut participer au pouvoir et &#224; la prise de d&#233;cision. Il faut n&#233;cessairement, imp&#233;rativement, trouver une voie pour que toutes les r&#233;gions et toutes les ethnies, quel que soit leur nombre, sentent qu'elles ont voix au chapitre et sont impliqu&#233;es dans les d&#233;cisions nationales.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Le discours du MNJ met donc le doigt sur certains maux dont souffre notre pays depuis son ind&#233;pendance, et qui ont d'ailleurs &#233;t&#233; d&#233;nonc&#233;s par beaucoup de Nig&#233;riens avant m&#234;me que quelqu'un pense &#224; une r&#233;bellion. S'agit-il d'un simple maquillage destin&#233; &#224; tromper sur ses v&#233;ritables motivations ? Peu importe ! L'essentiel est qu'il nous r&#233;veille sur l'existence de certains maux de notre soci&#233;t&#233; qui peuvent servir demain de leviers &#224; d'autres contestations.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;On comprend parfaitement le refus de principe du gouvernement de n&#233;gocier avec des gens qui se sont plac&#233;s hors-la-loi. Mais les rebelles Corses aussi sont des hors la loi, de m&#234;me que les Irlandais de l'IRA, les Basques de l'ETA, les Tigres de Sri Lanka, les Moros des Philippines, les FARC de Colombie, les Mao&#239;stes du N&#233;pal, et pourtant des pouvoirs capables de r&#233;duire leur espace en poussi&#232;re ont accept&#233; de n&#233;gocier avec eux. Le gouvernement actuel est d'autant plus apte &#224; faire la paix qu'il n'a pas ou peu de responsabilit&#233; dans les erreurs commises invoqu&#233;es par la r&#233;bellion.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;L'essentiel pour la Nation est que les rebelles acceptent un certain nombre de fondamentaux :&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://www.alternativeniger.org/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-68c92.gif&quot; width='8' height='11' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' class='' /&gt; L'unit&#233; nationale et l'int&#233;grit&#233; du territoire.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://www.alternativeniger.org/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-68c92.gif&quot; width='8' height='11' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' class='' /&gt; Le caract&#232;re national des ressources du sous-sol.
&lt;br /&gt;&lt;img src=&quot;http://www.alternativeniger.org/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-68c92.gif&quot; width='8' height='11' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' class='' /&gt; La n&#233;cessaire solidarit&#233; nationale.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://www.alternativeniger.org/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-68c92.gif&quot; width='8' height='11' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' class='' /&gt; L'unicit&#233; de l'arm&#233;e et des forces de s&#233;curit&#233;.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://www.alternativeniger.org/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-68c92.gif&quot; width='8' height='11' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' class='' /&gt; L'unicit&#233; de la repr&#233;sentation nationale hors de nos fronti&#232;res.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://www.alternativeniger.org/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-68c92.gif&quot; width='8' height='11' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' class='' /&gt; Le caract&#232;re national de l'administration centrale.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Une fois ces fondamentaux accept&#233;s, il sera possible de discuter avec un mouvement qui, apr&#232;s tout, appelle &#224; la n&#233;gociation et r&#233;fute toute id&#233;e s&#233;paratiste, ce qui n'&#233;tait pas le cas des premi&#232;res rebellions avec lesquelles on a pourtant fini par n&#233;gocier.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Le gouvernement est potentiellement plus fort que la r&#233;bellion et il a pour lui la l&#233;gitimit&#233; nationale et internationale. Il a le soutien de la Nation pour tout ce qui touche &#224; l'int&#233;grit&#233; du territoire et &#224; l'unit&#233; nationale. Mais il a des responsabilit&#233;s que la r&#233;bellion n'a pas. N&#233;gocier n'est ni d&#233;choir ni reculer. Il s'agit de mettre fin aux troubles en jouant cartes sur tables, pour qu'aucune r&#233;gion de ce pays ne re&#231;oive un traitement de faveur, mais pour que l'&#233;quit&#233; soit la base de la conduite des affaires du pays. Ceci pour que, enfin, plus de 47 ans apr&#232;s l'ind&#233;pendance, le pays s'asseye, cogite, et mette en chantier une politique d'&#233;dification d'une nation unie, apais&#233;e et s&#233;curis&#233;e.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Djibo HAMANI&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Niamey, F&#233;vrier 2008&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>



	<item>
		<title>Autopsie du Budget 2008</title>
		<link>http://www.alternativeniger.org/spip.php?article371</link>
		<guid isPermaLink="true">http://www.alternativeniger.org/spip.php?article371</guid>
		<dc:date>2008-03-03T17:08:09Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>H B Tcherno</dc:creator>

<category domain="http://www.alternativeniger.org/spip.php?rubrique71">Alternative</category>


		<description>Alternative Espaces Citoyens travaille depuis quelques ann&#233;es sur le suivi et l'analyse des allocations budg&#233;taires pour les secteurs sociaux. Dans ce cadre, cette association conduit depuis l'ann&#233;e derniere un programme sectoriel des d&#233;penses consacr&#233;es &#224; l'&#233;ducation. Ce programme a d&#233;bouch&#233; sur un rapport alternatif qui a &#233;t&#233; pr&#233;sent&#233; lors des journ&#233;es d'&#233;tudes de l'association tenues fin f&#233;vrier &#224; Niamey. A travers les lignes qui suivent, nous reproduisons un extrait du chapitre consacr&#233; &#224; l'analyse critique du Budget 2008 de l'Etat.

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&lt;a href="http://www.alternativeniger.org/spip.php?rubrique71" rel="directory"&gt;Alternative&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Le budget de l'Etat exprime, on le sait, les priorit&#233;s politiques et les attentes du gouvernement concernant la performance de l'&#233;conomie. En contexte d&#233;mocratique, le budget devrait refl&#233;ter les aspirations des populations et constituer la substance du contrat social qui lie celles-ci et leurs mandants. . L'analyse budg&#233;taire permet de v&#233;rifier dans quelle mesure les allocations budg&#233;taires sont conformes aux priorit&#233;s du gouvernement mais fournit &#233;galement l'information n&#233;cessaire pour influer sur les d&#233;cisions politiques gouvernementales et assurer la d&#233;fense en faveur du changement.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;C'est &#224; cet exercice que nous nous livrons dans les lignes qui suivent en prenant la loi de finances 2008 comme objet de notre int&#233;r&#234;t.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;I. Cadre budg&#233;taire actuel :&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;La loi des finances 2008, s'inscrit dans le cadre de la strat&#233;gie de d&#233;veloppement acc&#233;l&#232;re et de r&#233;duction de la pauvret&#233; (SDRP) 2008-2012. La politique budg&#233;taire qui la sous-tend vise &#224; allouer plus de ressources &#224; la disposition des secteurs prioritaires suivants : enseignement sup&#233;rieur ; d&#233;veloppement agricole ; ressources animales ; am&#233;nagement du territoire et d&#233;veloppement communautaire ; hydraulique, environnement et lutte contre la d&#233;sertification, &#233;quipement ; &#233;ducation nationale ; communautaire, sant&#233; publique et lutte contre les end&#233;mies.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Elle se veut en coh&#233;rence avec les cadres de d&#233;penses &#224; moyen terme (CDMT) pour l'&#233;ducation, la sant&#233; et le d&#233;veloppement rural, et vise &#224; assurer la soutenabilite de la dette ext&#233;rieure et la progression vers les OMD.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;La strat&#233;gie repose sur les piliers suivants : assurer le maintien de la stabilit&#233; macro-&#233;conomique, assurer le d&#233;veloppement des secteurs productifs, &#233;largir l'acc&#232;s aux services sociaux de base, accro&#238;tre l'investissement public dans le capital humain et l'infrastructure physique, &#224; renforcer la gouvernance &#233;conomique et &#224; d&#233;velopper le secteur priv&#233;.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;La SDRP pr&#233;voit trois sc&#233;narios : un sc&#233;nario de r&#233;f&#233;rence conforme au CDMT actuel des services du FMI, un sc&#233;nario interm&#233;diaire pr&#233;voyant une augmentation des d&#233;penses de 20% par rapport au CDMT sur cinq ans et un sc&#233;nario dit OMD dans lequel les d&#233;penses cumul&#233;es s'&#233;l&#232;vent &#224; de 86% de plus que le sc&#233;nario de r&#233;f&#233;rence.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Rappelons que le programme budg&#233;taire 2007, r&#233;vis&#233; pour tenir compte &#224; la fois de la pr&#233;vision actualis&#233;e de l'assistance budg&#233;taire ext&#233;rieure et de l'utilisation des ressources du Fonds d'investissements prioritaires (FIP) qui proviennent de nouveaux permis miniers, s'inscrivait dans le cadre de la SRP2 et de la Facilite de r&#233;duction de la pauvret&#233; et de croissance (FRPC 2005-2008).&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;II. Analyse des allocations budg&#233;taires en faveur des secteurs sociaux&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;II.1 Financement global&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Ce qui appara&#238;t de prime abord &#224; l'examen de la loi de finances 2008 est la baisse notable des d&#233;penses nominales consacr&#233;es aux secteurs, identifies prioritaires dans la SDRP, par rapport &#224; 2007. En effet, sur un budget de 503 milliards FCFA, les ressources allou&#233;es aux secteurs prioritaires totalisent 253,59 milliards contre 266,47 milliards en 2007. Cela repr&#233;sente une chute de 4%.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Ce constat vaut aussi pour les ann&#233;es ant&#233;rieures. Ainsi le Rapport de la revue des d&#233;penses publiques (PEMFAR) 2004 &#233;labor&#233; par la Banque mondiale relevait une diminution de la part des secteurs prioritaires dans les d&#233;penses courantes de 50% en 2000 a 47% en 2003.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Cela est en contradiction flagrante avec les professions de foi des dirigeants politiques relativement &#224; l'importance de leur engagement en faveur de la lutte contre la pauvret&#233;. On ne saurait en effet pr&#233;tendre combattre efficacement la pauvret&#233; en consacrant moins de ressources aux secteurs sociaux.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Le plus surprenant est que cette baisse globale des allocations budg&#233;taires s'explique simplement par la contraction du volume des financements ext&#233;rieurs (de l'ordre de -11,8%). Il est &#224; peine imaginable qu'un Etat d&#233;finisse des priorit&#233;s visant &#224; acc&#233;l&#233;rer son d&#233;veloppement et qu'il laisse &#224; l'ext&#233;rieur le soin d'en assurer la prise en charge. O&#249; alors se trouve la souverainet&#233; tant clam&#233;e par le pouvoir en place ?&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;En examinant dans le d&#233;tail la situation des secteurs prioritaires, il appara&#238;t que l'accroissement des d&#233;penses dans certains secteurs correspond &#224; une baisse dans les autres. Ainsi les secteurs de l'&#233;ducation, de l'Hydraulique, des ressources animales enregistrent une hausse de leurs allocations budg&#233;taires tandis que les minist&#232;res du d&#233;veloppement agricole pr&#233;sentent des taux de progression n&#233;gatifs.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Le secteur &#233;ducatif (qui regroupe les minist&#232;resde l'&#233;ducation nationale, des enseignements secondaire et sup&#233;rieur et de la formation professionnelle et technique) se voit allou&#233; plus de 100 milliards soit 20,1% du Budget global de l'Etat. Ce qui repr&#233;sente un taux de progression de &#8230;% par rapport au Budget 2007 (19,4% des d&#233;penses globales). Dans ces allocations, la part des ressources internes est significative alors que les ressources externes accusent une baisse. En consid&#233;rant les allocations par minist&#232;re, on s'aper&#231;oit que l'augmentation des d&#233;penses pour l'&#233;ducation de base (70% des allocations) s'est faite au d&#233;triment des enseignements secondaire et sup&#233;rieur (28%) mais surtout de la formation professionnelle et technique (2%). De plus, cette augmentation des ressources intervient dans un contexte de baisse des financements externes : -32,94% pour le minist&#232;re de l'&#233;ducation nationale et -14,94% pour le sous-secteur des enseignements secondaire et sup&#233;rieur, tous deux relevant des secteurs prioritaires de la SRP&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Le secteur du d&#233;veloppement agricole, en revanche, voit son enveloppe budg&#233;taire se contracter notoirement (-39,44%) par rapport a 2007.Dans ce cas, on enregistre une chute a la fois des ressources propres et des ressources externes. Ce qui prend le contre-pied de toutes les d&#233;clarations sur l'int&#233;r&#234;t accorde au monde rural.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;C'est &#233;galement le cas pour le Minist&#232;re de l'&#233;quipement qui enregistre une baisse de 29,5% des allocations budg&#233;taires sur la p&#233;riode ou encore du secteur de l'environnement et de la lutte contre la d&#233;sertification (-84%).&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Pour ce qui est de la Sant&#233;, on enregistre quasiment une stabilisation des allocations nominales sur les deux ann&#233;es. Ce qui se traduit par une baisse en proportion des d&#233;penses globales de l'Etat.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Si donc les secteurs prioritaires ne drainent pas l'essentiel des allocations budg&#233;taires, c'est en direction des secteurs non prioritaires qu'il faut rechercher l'int&#233;r&#234;t r&#233;el des autorit&#233;s.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Il convient a cet &#233;gard de relever l'augmentation consid&#233;rable des d&#233;penses au titre de la dette publique (66%) dont la part consacr&#233;e a la dette ext&#233;rieure accuse un taux de progression de 410% passant de 5,3 milliards CFA en 2007 a 27 milliards. La baisse des ratios d'endettement cons&#233;cutive aux all&#233;gements de dette dans le cadre des initiatives PPTE et IAMD (dette multilat&#233;rale) semble s'estomper. Ce qui fait craindre une reprise du surendettement au regard des besoins de financements ext&#233;rieurs du pays.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;On peut &#233;galement s'interroger sur l'efficacit&#233; de l'allocation des cr&#233;dits aux diff&#233;rents minist&#232;res d&#233;pensiers.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Ainsi, lorsqu'on compare le budget allou&#233; &#224; la Haute Cour de Justice, une institution dont le r&#244;le est de juger les hautes personnalit&#233;s de l'Etat (Pr&#233;sident de la R&#233;publique, ministres, etc.) &#224; celui du Minist&#232;re de la justice (notamment les tribunaux de grande Instance, cour d'appel..) il appara&#238;t clairement que les montants allou&#233;s ne sont pas proportionnels a la charge de travail. L'institution HCJ, du fait du rang de &#171; ses clients &#187;, est une instance souvent en ch&#244;mage. De 1993 &#224; 2005, elle &#233;tait en ch&#244;mage, car aucune affaire ne lui est soumise alors que dans la m&#234;me p&#233;riode les dossiers pendants devant les tribunaux se chiffrent en centaines.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;De m&#234;me l'importance des d&#233;penses li&#233;es &#224; la d&#233;fense et &#224; la s&#233;curit&#233; pose probl&#232;me au regard de la g&#233;n&#233;ralisation de l'ins&#233;curit&#233; a l'ensemble des r&#233;gions.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Enfin, on peut &#233;galement noter le niveau plut&#244;t &#233;lev&#233; des fameux fonds sp&#233;ciaux dont le cumul pour le Pr&#233;sident de la R&#233;publique, le Premier ministre et le Pr&#233;sident de l'Assembl&#233;e nationale d&#233;passe le milliard CFA, et surtout l'importance du train de vie de l'Etat. Dans un pays o&#249; plus de 63% de la population vit avec moins de 1$ par jour, la prise en charge d'institutions pl&#233;thoriques par les contribuables repr&#233;sente un v&#233;ritable d&#233;fi.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;De fa&#231;on g&#233;n&#233;rale, le budget public nig&#233;rien comporte des rubriques qui ont besoin d'&#234;tre explicit&#233;e par souci de transparence. C'est le cas de la rubrique &#171; autres d&#233;penses d'achat et de biens de services &#187; qu'on retrouve plusieurs fois dans le budget sans qu'on ne sache v&#233;ritablement les d&#233;penses que cette ligne permet de couvrir. C'est aussi le cas de la rubrique &#171; interventions diverses &#187;. Dans le budget du Parlement nig&#233;rien par exemple, cette rubrique a une allocation de cr&#233;dit qui peut atteindre parfois 15% du budget total de cette institution qui est d'environ 5 milliards en 2007. L'impr&#233;cision qui entoure le contenu de ces rubriques ouvre la voie &#224; toutes sortes d'abus.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Par ailleurs, on constate la non reconduction du Fonds d'investissements prioritaires (FIP) cr&#233;e pour prendre en compte les ressources g&#233;n&#233;r&#233;es par l'attribution des permis d'exploration et d'exploitation de l'uranium. Les raisons invoqu&#233;es, qui tiennent pour l'essentiel &#224; l'incertitude sur le r&#233;sultat des futures n&#233;gociations relatives aux prix du minerai d'uranium, sont quelque peu l&#233;g&#232;res et d&#233;notent d'une insuffisance certaine dans la programmation.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;II.2 Financement sur les ressources PPTE&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Compte tenu des insuffisances constat&#233;es dans le financement des secteurs sociaux, il convient d'examiner l'importance des financements PPTE. A en croire les tenants du r&#233;gime relay&#233;s par les medias publics, la lutte contre la pauvret&#233; se d&#233;roulerait avec succ&#232;s avec les ressources de l'initiative PPTE &#224; travers un programme baptis&#233; &#171; Programme sp&#233;cial du pr&#233;sident de la r&#233;publique &#187; et g&#233;r&#233; &#224; partir du cabinet Pr&#233;sidentiel.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Selon la Note de situation 2005 de la SRP, 24,1 milliards de FCFA ont &#233;t&#233; utilis&#233;s dans les secteurs prioritaires contre 14,31 en 2004. De mani&#232;re g&#233;n&#233;rale, la situation de l'utilisation des fonds PPTE est fournie par le tableau ci-dessous.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Tableau3 : Utilisation des cr&#233;dits PPTE dans les secteurs prioritaires en milliards FCFA&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;| |2002 | |2003 | |2004 | |2005 | |
| |Budget |ex&#233;cution |Budget |ex&#233;cution |Budget |ex&#233;cution |Budget |ex&#233;cution |
|Secteur rural |4,37 |4,17 |9,36 |5,61 |5,39 |5,29 |10,11 |3,1 |
|sant&#233; |2,98 | |4,72 |3,78 |6,06 |3,67 |7,62 |4,96 |
|&#233;ducation |5,79 |5,76 |3,67 |2,75 |8,35 |5,35 |15,4 |12,85 |
|Equipement /transport |0,92 |0,82 | | | | |5,0 |3,5 |
|Total |14,06 |10,75 |17,65 |12,14 |25,81 |14,31 |38,13 |24,41 |&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Source : MF/E (DGB), situation au 2/5/2006&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;L'examen du tableau sugg&#232;re une capacit&#233; d'utilisation des cr&#233;dits assez limit&#233;e : le taux d'ex&#233;cution du Budget enregistre une baisse r&#233;guli&#232;re passant de 76,78% en 2002 puis 68,78% en 2003 et 55,44% en 2004 avant de remonter &#224; 64,01% en 2005.Ce qui est pr&#233;occupant &#233;tant donn&#233; qu'il s'agit de secteurs dits prioritaires.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Le secteur de l'&#233;ducation suit la m&#234;me &#233;volution mais &#224; partir d'un niveau d'ex&#233;cution plus &#233;lev&#233; : 99,48% en 2002, 74,93 en% en 2003 et 64,07% en 2004 puis remont&#233;e en 2005 avec 83,44%. Ce secteur a enregistr&#233; 52% des ressources globales allou&#233;es en 2005. Il ne s'agit nullement d'une tendance puisque c'est en 2003 seulement qu'un tel taux a &#233;t&#233; franchi (53%).&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;L'&#233;valuation technico-financi&#232;re ind&#233;pendante engag&#233;e par le gouvernement en Octobre 2004 avait relev&#233;, en 3 ans et 10 mois de mise en &#339;uvre du &#171; programme sp&#233;cial du Pr&#233;sident de la R&#233;publique &#187; finance par les ressources PPTE, au rang des insuffisances : la non int&#233;gration des politiques et strat&#233;gies sectorielles dans ce programme, l'absence d'un syst&#232;me de suivi &#233;valuation et la faiblesse de la coordination des interventions des PTF, la faiblesse des capacit&#233;s de personnes charg&#233;es d'assurer le contr&#244;le de l'ex&#233;cution des travaux ainsi que le manque de clart&#233; dans la pr&#233;sentation des d&#233;penses.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Pour l'ann&#233;e 2008, on note une baisse des pr&#233;visions de ressources PPTE. Cela n'est gu&#232;re surprenant lorsqu'on r&#233;alise que les flux d'aide en direction des pays hors PPTE sont plus importants que ceux que re&#231;oivent les pays &#233;ligibles a l'initiative d'une part, et que plus on est ancien dans l'initiative, moins on re&#231;oit d'aide d'autre part.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;II. Obligations du Gouvernement&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Il est aujourd'hui unanimement reconnu que le droit &#224; l'&#233;ducation, a la sant&#233;, au logement, a l'eau potable sont des priorit&#233;s aux quelles il faut accorder une attention soutenue. Cette pr&#233;occupation est exprim&#233;e par le Sommet des Nations Unies de septembre 2000 &#224; travers la d&#233;claration dite du Mill&#233;naire et la poursuite des OMD. En outre la ratification par le Niger de nombreux instruments normatifs internationaux dont certains sont transpos&#233;s dans la Loi fondamentale peut &#234;tre consid&#233;r&#233;e comme une avanc&#233;e.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Ces engagements imposent aux autorit&#233;s nig&#233;riennes de tout mettre en &#339;uvre pour garantir aux citoyens l'acc&#232;s aux droits fondamentaux.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;III Comment am&#233;liorer les allocations budg&#233;taires en faveur des programmes sociaux ?&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Une fois que l'on accepte la philosophie de base de la lutte contre la pauvret&#233; ainsi que le cadre macro-&#233;conomique qui la sous-tend, les actions possibles en vue d'am&#233;liorer la situation proc&#232;dent notamment :
&lt;br /&gt;&lt;img src=&quot;http://www.alternativeniger.org/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-68c92.gif&quot; width='8' height='11' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' class='' /&gt; de la recherche d'une plus grande efficacit&#233; et d'une efficience dans l'utilisation de ressources. On constate en effet que malgr&#233; l'importance des allocations budg&#233;taires en faveur de l'&#233;ducation et de la sant&#233; ces derni&#232;res ann&#233;es, les r&#233;sultats enregistr&#233;s sont nettement en de&#231;&#224; des souhaits. Il y a manifestement un probl&#232;me de tra&#231;abilit&#233; des d&#233;penses et en d&#233;pit de l'existence d'un cadre d'action pour la gestion des d&#233;penses publiques et la responsabilit&#233; financi&#232;re (PEMFAR), les ressources allou&#233;es aux secteurs sociaux notamment ne se traduisent pas en r&#233;alisations concr&#232;tes et de qualit&#233;. &lt;br /&gt;&lt;img src=&quot;http://www.alternativeniger.org/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-68c92.gif&quot; width='8' height='11' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' class='' /&gt; du renforcement de la participation des structures de la soci&#233;t&#233; civile, et pas seulement en tant que figurante, dans le contr&#244;le de l'ex&#233;cution des programmes mais &#233;galement et surtout dans la d&#233;finition des choix et options politiques et &#233;conomiques. Le processus budg&#233;taire tel qu'il se d&#233;roule au Niger, reste tr&#232;s rigide et ne laisse aucune possibilit&#233; de participation &#224; la soci&#233;t&#233; civile et cela constitue l'autre manche du probl&#232;me de transparence et d'inefficacit&#233;. Non seulement les populations ne sont pas consult&#233;es pendant les phases de simulation budg&#233;taire mais aussi et surtout leurs &#233;lus au parlement n'ont pas trop de marge de manoeuvre en mati&#232;re d'amandement
&lt;br /&gt;&lt;img src=&quot;http://www.alternativeniger.org/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-68c92.gif&quot; width='8' height='11' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' class='' /&gt; De l'accroissement de la participation des communaut&#233;s de base et des citoyens &#224; la d&#233;finition des priorit&#233;s dans l'&#233;laboration des politiques de d&#233;veloppement et pas seulement a relayer le d&#233;sengagement de l'Etat. &lt;br /&gt;&lt;img src=&quot;http://www.alternativeniger.org/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-68c92.gif&quot; width='8' height='11' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' class='' /&gt; Un renforcement de la coop&#233;ration avec la soci&#233;t&#233; civile du Nord est &#224; encourager dans l'optique du renforcement des capacit&#233;s des organisations nig&#233;riennes.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Mais, une autre approche est possible qui s'appuie sur la remise en cause du postulat th&#233;orique sur lequel se fonde la lutte contre la pauvret&#233;. On sait que celle-ci repose sur un &#8216;'discours altruiste et des politiques, soit assistantielles, soit ponctuellement valables (petit cr&#233;dit, formation technique, adduction d'eau), mais structurellement d&#233;vi&#233;es par le contexte global''. En effet, &#8216;'Creuser des puits ou am&#233;liorer des chemins vicinaux contribue sans doute &#224; am&#233;liorer la situation des populations. Mais de telles initiatives ont une efficacit&#233; al&#233;atoire, quand en m&#234;me temps, les politiques macro-&#233;conomiques ont pour effet d'accro&#238;tre la pr&#233;carit&#233; des travailleurs, de concentrer la richesse, de briser les protections sociales, d'&#233;cumer les soci&#233;t&#233;s d&#233;pendantes, de brader le patrimoine collectif par des privatisations intempestives, de consacrer les ressources publiques &#224; des d&#233;penses rentables pour le capital mais non productives ou m&#234;me nuisibles pour les populations (le surarmement, par exemple) et de d&#233;truire l'environnement, surtout celui des plus vuln&#233;rables'' (Fran&#231;ois Houtart 2002)&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Pour l'id&#233;ologie n&#233;olib&#233;rale, souvent r&#233;sum&#233;e dans le &quot;consensus de Washington&quot;, la croissance est &#8216;'un produit de l'expansion du libre &#233;change, de l'int&#233;gration dans l'&#233;conomie globale, de la diminution du p&#233;rim&#232;tre du secteur public, de la flexibilit&#233;'', donc un produit de la lib&#233;ralisation de l'&#233;conomie. L'Etat, selon ce dogme, devrait se r&#233;duire a faire ce qui doit &#234;tre sa vocation : lever tous les obstacles au fonctionnement du marche et garantir les droits de propri&#233;t&#233;.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Si les Etats du Sud veulent &#233;viter de se soumettre &#224; ces diktats, il leur reste en effet un choix. Un choix crucial. Celui de refuser les r&#232;gles injustes de l'&#233;conomie capitaliste mondiale et de penser au d&#233;veloppement et aux int&#233;r&#234;ts de leur propre population. Ce choix n'est pas facile tant les pressions sont &#233;normes. Des exemples existent n&#233;anmoins, comme le montre l'exemple des progr&#232;s remarquables enregistr&#233;s par Cuba dans un contexte particuli&#232;rement hostile. Ou encore de l'&#233;volution politique r&#233;cente en Am&#233;rique latine marqu&#233;e par l'av&#232;nement de r&#233;gimes plus en phase avec les exigences de leurs peuples ou d&#233;sireux de faire autre chose que la soumission servile a l'ordre international. Plus ces exemples se multiplieront, plus ces pays pourront collaborer entre eux et plus ils pourront se d&#233;fendre face &#224; l'arrogance imp&#233;rialiste du Nord. Il est tout aussi vrai qu'ils peuvent aussi b&#233;n&#233;ficier, comme par le pass&#233;, du soutien des progressistes du Nord.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;A cet &#233;gard, la r&#233;solution du probl&#232;me de la dette, v&#233;ritable m&#233;canisme d'asservissement des pays du Tiers Monde par les Etats du Nord et leurs transnationales, appara&#238;t comme un des pr&#233;alables.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Que faire ?&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Il est aujourd'hui ind&#233;niable que les PAS, tout comme leur nouvelle version plus connue sous le nom de programmes de r&#233;duction de la pauvret&#233;, ont fait faillite, comme le reconna&#238;t d'ailleurs la Banque mondiale elle-m&#234;me. Les PAS/SRP ont r&#233;ussi la prouesse de fragiliser les Etats, d&#233;manteler le maigre tissu industriel au travers des privatisations braderies, et ont contribu&#233; &#224; diminuer le niveau d'emploi et le pouvoir d'achat, &#224; augmenter le ch&#244;mage et &#224; provoquer l'effondrement des syst&#232;mes &#233;ducatifs.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Il faut donc sortir de la logique de l'ajustement, d&#233;passer la vis&#233;e d'une simple r&#233;duction de la pauvret&#233;. Il faut donc oser s'engager dans la transformation des rapports sociaux, du syst&#232;me lui-m&#234;me en visant un autre mod&#232;le de d&#233;veloppement. Pour cela, il faut l'implication des concern&#233;s.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Comme le dit le Pr&#233;sident V&#233;n&#233;zu&#233;lien, Hugo CHAVEZ, &#8216;'pour lutter contre la Pauvret&#233;, il faut donner le pouvoir aux pauvres''. La lutte contre la pauvret&#233; est jusque-l&#224; l'affaire des non pauvres ; il est grand temps que ces derniers aient la parole.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Niamey le 12 Janvier 2008&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;MAMANE SANI ADAMOU&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;R&#233;f&#233;rences bibliographiques :&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;1. Loi de finances 2008, JO sp&#233;cial n*17, 31Decembre 2007 :&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;2. Revue des d&#233;penses publiques et de responsabilit&#233; financi&#232;re (PEMFAR) 2004 ;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;3. Francine Mestrum, Mondialisation et Pauvret&#233;, Paris, L'Harmattan, 2002 ;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;4. Fran&#231;ois Houtart, Le sens de la lutte contre la pauvret&#233;,&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;5. SRP, Note de la Situation 2005 Niamey ;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;6. AMIN S. Et HOUTART F., &lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;Mondialisation des R&#233;sistances - L'&#233;tat des luttes 2002&lt;/i&gt;, Paris, L'Harmattan, 2002&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>



	<item>
		<title>Journ&#233;es d'&#233;tudes d'Alternative</title>
		<link>http://www.alternativeniger.org/spip.php?article369</link>
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		<dc:date>2008-02-25T12:15:00Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>H B Tcherno</dc:creator>

<category domain="http://www.alternativeniger.org/spip.php?rubrique71">Alternative</category>


		<description>Environ 130 acteurs de la soci&#233;t&#233; civile dont 43 venus des provinces, pour l'essentiel des militants de l'Association Alternative Espaces Citoyens ont pris part aux journ&#233;es annuelles d'&#233;tudes de cette association. Deux jours durant, ils ont discut&#233; du rapport alternatif sur l'analyse des allocations budg&#233;taires dans le secteur de l'&#233;ducation. Ce travail novateur men&#233; par une &#233;quipe de consultants et d'enqu&#234;teurs rompus aux questions de l'analyse et du suivi budg&#233;taire a &#233;t&#233; r&#233;alis&#233; gr&#226;ce &#224; un partenarait avec OXFAM NOVIB. D'importantes recommandations ont sanctionn&#233;es ces journ&#233;es d'&#233;tudes dont les plus importantes sont relatives &#224; la r&#233;forme des curricula, la gratuit&#233; de l'enseignement de base, la r&#233;vision des statuts des enseignants contractuels, la mise en place du fonds national de l'&#233;ducation.

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&lt;a href="http://www.alternativeniger.org/spip.php?rubrique71" rel="directory"&gt;Alternative&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;Alternative Espaces Citoyens a tenu ses premi&#232;res journ&#233;es d'&#233;tude les 23 et 24 f&#233;vrier 2008, &#224; la Maison de la Presse. Ces deux jours ont &#233;t&#233; entierement consacr&#233;s &#224; la pr&#233;sentation du &#171; rapport sur l'analyse des politiques &#233;ducatives et du processus budg&#233;taire dans le secteur de l'&#233;ducation &#187;.&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Le travail d'analyse budg&#233;taire permet de v&#233;rifier dans quelles proportions les affectations budg&#233;taires sont conformes aux priorit&#233;s et objectifs d&#233;clar&#233;s par le Gouvernement.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Cette analyse fournit &#233;galement l'information indispensable pour influer sur les d&#233;cisions politiques gouvernementales et assurer un plaidoyer ou une d&#233;fense en faveur du changement des pratiques en vigueur. Pour les OSC, le suivi de la gestion des ressources publiques proc&#232;de du contr&#244;le citoyen de l'action publique et constitue une exigence d&#233;mocratique majeure.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Le pr&#233;sent rapport examine l'importance accord&#233;e au secteur de l'&#233;ducation dans les allocations budg&#233;taires. Il comporte des comparaisons intersectorielles ainsi que des rapprochements avec d'autres secteurs de la vie socio-&#233;conomique, mais aussi des comparaisons avec d'autres pays.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Ce travail &#233;norme a &#233;t&#233; men&#233; durant un an par une &#233;quipe de deux consultants ind&#233;pendants appuy&#233;e par une &#233;quipe de 12 enqu&#234;teurs qui ont &#233;t&#233; pr&#233;alablement form&#233;s en techniques d'analyse budg&#233;taire lors d'un atelier tenu en f&#233;vrier 2007 &#224; Niamey.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Au cours des mois pass&#233;s, des informations pr&#233;cieuses ont &#233;t&#233; collect&#233;es au pr&#232;s des services des minist&#232;res en charge de l'&#233;ducation (Enseignements de base, sup&#233;rieur et formation professionnelle), des communes et institutions nationales et internationales.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;La recherche documentaire s'est int&#233;ress&#233;e &#233;galement aux tentatives de r&#233;formes &#233;ducatives initi&#233;es depuis l'ind&#233;pendance, aux engagements internationaux pris par l'Etat du Niger dans le domaine de l'&#233;ducation. La revue documentaire a enrichie par des entretiens avec des responsables des structures syndicales et des associations oeuvrant dans la d&#233;fense du droit &#224; l'&#233;ducation.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Il ressort de ce rapport que depuis l'an 2000 l'enveloppe allou&#233;e &#224; ce secteur a enregistr&#233; une &#233;volution sensible, passant de 200 &#224; 503 milliards de F.CFA en 2008, ce qui repr&#233;sente un cinqui&#232;me du budget de l'Etat. Seulement, l'essentiel de cet argent est investi dans l'&#233;ducation de base, avec plus de 90 pour cent du montant total entre 2000 et 2001. M&#234;me s'il a connu une baisse, il repr&#233;sente en 2008 plus de 70 pour cent du Budget de l'&#233;ducation, soit 14 pour cent du Budget total.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;L'examen des &#233;volutions des diff&#233;rentes politiques &#233;ducatives notamment celles de la mise en &#339;uvre du PDDE fait appara&#238;tre les points saillants suivants :&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt; l'existence du PDDE ne s'est pas traduite par une prise en compte de la modification de la structure de l'&#233;conomie. Or, il est difficilement envisageable d'esp&#233;rer un changement &#224; long terme dans le syst&#232;me &#233;ducatif, sans une refonte globale de la vision de l'Etat.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt; Malgr&#233; les &#233;nonc&#233;s contenus dans le PDDE, la r&#233;alit&#233; observable est celle &#171; des programmes, plans ou projets pluriannuels d'&#233;ducation qui pr&#233;parent un d&#233;sengagement progressif de l'Etat des pans entiers des enseignements sup&#233;rieurs, secondaires, techniques et professionnels, voire du primaire &#187;.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt; une contradiction flagrante entre les imp&#233;ratifs de l'Education pour Tous (EPT) et la mise &#224; la retraite anticip&#233;e de milliers d'enseignants exp&#233;riment&#233;s.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt; la r&#233;duction des co&#251;ts qui se traduit par le recrutement des contractuels &#224; statut pr&#233;caire et sans formation ad&#233;quate &#224; hauteur de 80 pour cent d'ici 2013.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Le rapport souligne que les diff&#233;rents projets &#233;ducation financ&#233;s par la BM proc&#232;dent de l'ajustement dans le secteur &#233;ducatif et donc de l'att&#233;nuation des d&#233;penses publiques. Il ajoute que les innovations introduites (double flux, classes multigrades) ont g&#233;n&#233;r&#233; des effets affectant tr&#232;s n&#233;gativement la qualit&#233; de l'enseignement et les financements actuels du PDDE n'ont pas d&#233;bouch&#233; sur une transformation du syst&#232;me &#233;ducatif.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Les auteurs estiment qu'en d&#233;pit des moyens consid&#233;rables consacr&#233;s au secteur de l'&#233;ducation, il y a une sorte d'incapacit&#233; &#224; traduire les ressources &#233;ducatives en scolarisation effective et de qualit&#233;. Ce qui pose au premier plan, la question de l'efficacit&#233; et de l'efficience de la gestion des ressources humaines, mat&#233;rielles et financi&#232;res.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Pour rem&#233;dier aux d&#233;faillances constat&#233;es, le rapport a fait plusieurs recommandations dont les principales se r&#233;sument &#224; :&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt; am&#233;liorer l'efficacit&#233; et la gestion des ressources pour &#233;viter la r&#233;p&#233;tition des affaires &#224; l'instar de celle du Meba, de repenser les contenus de la formation dans les ENS et ENI, d'intensifier la formation continue du personnel enseignant, d'acc&#233;l&#233;rer la r&#233;forme des curricula, la gratuit&#233; de l'enseignement de base, la r&#233;vision des statuts des enseignants contractuels, la mise en place du fonds national de l'&#233;ducation, la r&#233;forme de l'&#233;ducation pour l'adapter aux imp&#233;ratifs du monde moderne, sans sacrifier le d&#233;veloppement social et culturel aux exigences du profit ; etc.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;H.B.Tcherno&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>



	<item>
		<title>A qui profite l'exploitation de l'or et de l'uranium nig&#233;rien ?</title>
		<link>http://www.alternativeniger.org/spip.php?article366</link>
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		<dc:date>2008-02-18T17:38:19Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>H B Tcherno</dc:creator>

<category domain="http://www.alternativeniger.org/spip.php?rubrique71">Alternative</category>


		<description>L'accord sur le rel&#232;vement des prix de l'uranium sign&#233; &#224; Paris entre le groupe AREVA et la ministre en charge de la diplomatie nig&#233;rienne continue de d&#233;frayer la chronique. Si pour le pouvoir et ses structures relais, il faut c&#233;l&#233;brer le r&#233;tablissement de la souverainet&#233; de l'Etat sur ses ressources naturelles, chez bon nombre de Nig&#233;riens pr&#233;vaut un sentiment de col&#232;re m&#234;l&#233;e &#224; la d&#233;ception. Pour contribuer &#224; rendre ce d&#233;bat moins abstrait, il convient d'examiner les gains effectivement tir&#233;s par l'Etat au regard du nouveau contexte des prix, ainsi que les responsabilit&#233;s sociales de l'Etat comme celles des soci&#233;t&#233;s mini&#232;res.

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&lt;a href="http://www.alternativeniger.org/spip.php?rubrique71" rel="directory"&gt;Alternative&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;L'accord sur le rel&#232;vement des prix de l'uranium sign&#233; &#224; Paris entre le groupe AREVA et la ministre en charge de la diplomatie nig&#233;rienne continue de d&#233;frayer la chronique. Si pour le pouvoir et ses structures relais, il faut c&#233;l&#233;brer le r&#233;tablissement de la souverainet&#233; de l'Etat sur ses ressources naturelles, chez bon nombre de Nig&#233;riens pr&#233;vaut un sentiment de col&#232;re m&#234;l&#233;e &#224; la d&#233;ception. Pour contribuer &#224; rendre ce d&#233;bat moins abstrait, il convient d'examiner les gains effectivement tir&#233;s par l'Etat au regard du nouveau contexte des prix, ainsi que les responsabilit&#233;s sociales de l'Etat comme celles des soci&#233;t&#233;s mini&#232;res.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Contexte du march&#233; international des prix des mati&#232;res premi&#232;res&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Depuis 2002, nous vivons une conjoncture &#233;conomique caract&#233;ris&#233;e par une hausse tr&#232;s importante des prix des mati&#232;res et d'un certain nombre de produits agricoles. Pour la premi&#232;re fois depuis des d&#233;cennies, les termes de l'&#233;change de bon nombre de pays du sud, notamment ceux producteurs de p&#233;trole, de gaz et de minerais, se sont am&#233;lior&#233;s.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Le p&#233;trole a franchi le seuil historique de 75 US $ le baril alors que l'uranium a atteint un niveau jamais &#233;gal&#233; par le pass&#233; avec plus de 130000F CFA la livre sur le march&#233; spot. En f&#233;vrier dernier, l'once d'or a franchi le cap de 660 dollars.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Cette envol&#233;e des prix des mati&#232;res premi&#232;res intervient dans un contexte de croissance de l'&#233;conomie mondiale. Les Etats-Unis ont pu, en effet, surmonter la crise des ann&#233;es 2000-2001 et retrouv&#233; un niveau de croissance soutenue par la consommation int&#233;rieure mais aliment&#233;e et financ&#233;e de l'ext&#233;rieur. Jouant le r&#244;le de &quot; locomotive &#233;conomique mondiale &quot;, ils ont entra&#238;n&#233; la Chine dans leur sillage. Celle-ci a maintenu un taux de croissance de 10% en moyenne. Ses besoins en combustibles et en mati&#232;res premi&#232;res ont dop&#233; les prix de ces produits sur le march&#233; mondial. Ainsi, &quot; entre 2002 et 2005, &lt;st1:PersonName w:st=&quot;on&quot; ProductID=&quot;la Chine&quot;&gt;la Chine&lt;/st1:PersonName&gt; a repr&#233;sent&#233; &#224; elle seule, 86% de l'accroissement de la demande d'&#233;tain, 51% de celle du cuivre, 110% de celle du plomb et 113% de celle du cuivre &quot;.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;A la faveur de l'accroissement de leurs r&#233;serves de change, certains des pays du sud ont opt&#233; pour le payement anticip&#233; de leurs dettes ext&#233;rieures et/ou le placement de leurs avoirs &#224; l'ext&#233;rieur (acquisition de bons de tr&#233;sor am&#233;ricains ou europ&#233;ens) ; d'autres envisagent de mettre en commun ces &#233;normes ressources dans la cr&#233;ation d'institutions alternatives &#224; celles de Bretton Woods. C'est le cas de la banque du Sud cens&#233;e r&#233;unir le Venezuela, la Bolivie, l'Argentine, l'Equateur et le Br&#233;sil. Cette derni&#232;re strat&#233;gie se renforce progressivement de la prise de conscience de l'impasse du n&#233;olib&#233;ralisme et des difficult&#233;s quasi insurmontables de son bouclier principal : l'arm&#233;e des Etats-Unis d'Am&#233;-rique.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Prolongement du Pacte colonial ?&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Eu &#233;gard au contexte d&#233;crit plus haut, le manque d'audace caract&#233;ristique de la conduite des autorit&#233;s du Niger est, on ne plus surprenant. Le fait est que de nombreux accords et conventions de longue dur&#233;e sign&#233;s aux premi&#232;res heures de l'ind&#233;pendance ont limit&#233; singuli&#232;rement les marges de man&#339;uvre des diff&#233;rents r&#233;gimes qui se sont succ&#233;d&#233;s &#224; la t&#234;te de l'Etat.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;En effet, les accords de d&#233;fense sign&#233;s &#224; Paris, le 24 Avril 1961, entre la C&#244;te d'ivoire, le Dahomey, le Niger et la France permettent &#224; celle-ci de s'arroger un droit de regard sur l'utilisation des ressources mini&#232;res et &#233;nerg&#233;tiques des trois pays class&#233;es produits strat&#233;giques. Ce contrat d'exclusivit&#233; relative a souvent &#233;t&#233; interpr&#233;t&#233; comme la contrepartie du soutien militaire fran&#231;ais aux r&#233;gimes politiques install&#233;s apr&#232;s l'ind&#233;pendance. En outre, les conventions de longue dur&#233;e relatives aux conditions d'&#233;tablissement et de fonctionnement de la SOMAIR et de la COMINAK sign&#233;es respectivement le 2 f&#233;vrier 1968 et le 9 juillet 1974 entre la R&#233;publique du Niger et les deux soci&#233;t&#233;s, garantissent &#224; celles-ci &quot; la stabilit&#233; des conditions g&#233;n&#233;rales, juridiques, &#233;conomiques, financi&#232;res et fiscales &quot; dans lesquelles celles-ci exercent leurs activit&#233;s, et &quot; telles qu'elles r&#233;sultent de la l&#233;gislation et de la r&#233;glementation applicables &#224; la date de sa signature aux exploitations mini&#232;res au Niger en g&#233;n&#233;ral et &#224; l'exploitation des gisements d'uranium en particulier &quot;. Enfin le protocole relatif &#224; la cr&#233;ation d'une mine d'uranium au Niger sign&#233; le 7 juillet 1967 entre la R&#233;publique du Niger et le Commissariat &#224; l'Energie Atomique (CEA) garantit &#224; celui-ci &quot;une priorit&#233; d'achat sur la production de &lt;st1:PersonName w:st=&quot;on&quot; ProductID=&quot;la Soci?t?&quot;&gt;la Soci&#233;t&#233;&lt;/st1:PersonName&gt; &quot; &#224; un prix de sa convenance et libell&#233; en CFA.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Le Niger, actionnaire minoritaire (36,6% de la SOMAIR et 31% de la COMINAK), devient de fait spoli&#233; de son uranium.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Impact de l'exploitation de l'uranium sur l'&#233;conomie nig&#233;rienne&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Il n'est pas difficile d'imaginer quel peut &#234;tre, dans le cadre juridique ci-dessus pr&#233;sent&#233;, l'impact de l'exploitation de l'uranium sur les divers aspects de l'&#233;conomie. Il convient d'abord de rappeler qu'en fin 2006 il y a eu quelques 100.000 tonnes d'uranium qui ont &#233;t&#233; extraites du sous-sol nig&#233;rien. Ce qui, sur la base d'un prix moyen de 25.000 FCFA /kg, &#233;quivaudrait &#224; 2500 milliards CFA. Le Niger n'aura per&#231;u depuis 1971 qu'un peu moins de 300 milliards. Ce que ne d&#233;ment pas l'administrateur SOMAIR/COMINAK lors d'un entretien accord&#233; &#224; la t&#233;l&#233;vision gouvernementale, relativement &#224; l'accord sur le prix de l'uranium, le 17 ao&#251;t 2007.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;1/ Impact sur les revenus de l'Etat&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;La contribution du secteur minier, principalement de l'uranium, aux recettes budg&#233;taires &#233;tait insignifiante sous la premi&#232;re R&#233;publique : 1,3 milliard en 1973 et 1,7 milliard en 1974, redevances et dividendes confondus. C'est pour y mettre un terme en obtenant la revalorisation du prix de cette ressource mini&#232;re que le Pr&#233;sident Diori s'est engag&#233; dans une &#233;preuve de force avec l'ex m&#233;tropole. L'issue est connue de tous : son r&#233;gime a &#233;t&#233; renvers&#233;.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;C'est sous la junte militaire issue du coup d'&#233;tat d'Avril 1974 que l'uranium a repr&#233;sent&#233; une part importante des ressources publiques, culminant &#224; 24 milliards CFA soit environ 40% des recettes budg&#233;taires en 1979. Cela &#233;tait plus li&#233; &#224; l'augmentation de la production cons&#233;cutive &#224; l'ouverture d'une seconde mine qu'&#224; une envol&#233;e des prix. Mais &#224; partir de 1980, avec le retournement du march&#233; de l'uranium, on enregistre une baisse drastique des recettes qui passeront de 18,8 milliards, soit 25,68% &#224; un peu plus de 5,39 milliards en 2002, repr&#233;sentant 3,35% du budget. L'ambitieux programme d'investissements en infrastructures, initi&#233; &#224; la fin de la d&#233;cennie 70, tourne court et le pays se lance dans une politique d'endettement aupr&#232;s des banques priv&#233;es, avec &#224; la cl&#233;, un d&#233;sengagement de l'Etat du financement des secteurs sociaux.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;2/ Incidence sur les recettes d'exportation et le PIB&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Pour mieux rendre compte de ce qu'a repr&#233;sent&#233; l'uranium, il n'est pas superflu de consid&#233;rer sa contribution aux exportations et au PIB. Il appara&#238;t que ce produit a constitu&#233; depuis 1975 la principale ressource d'exportation du Niger (en moyenne 2/3 sur la p&#233;riode). Et cela m&#234;me lorsque sa valeur a chut&#233; et que son apport aux recettes de l'Etat &#233;tait des plus faibles.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;En revanche, la participation au PIB a &#233;t&#233; en moyenne assez faible et irr&#233;guli&#232;re. Elle a progress&#233; de 7,33% en 1975 &#224; 13,09% en 1979 pour ensuite d&#233;cliner assez r&#233;guli&#232;rement pour atteindre un plancher de 1,20% en 2002. Depuis lors, la contribution de l'uranium se stabilise autour de 2% du PIB.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;3/ Impact en termes d'emplois cr&#233;es&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;L'analyse de l'&#233;volution des effectifs nig&#233;riens des deux soci&#233;t&#233;s mini&#232;res depuis 1980 fait appara&#238;tre une tendance nettement &#224; la baisse &#224; partir 1990. De 3018 employ&#233;s en 1980, pour l'ensemble SOMAIR/COMINAK, le personnel se r&#233;duit &#224; 1600 personnes en 2005.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Les diff&#233;rentes mesures de restructuration, dont la politique d' &quot; &#233;cr&#233;mage &quot;, ont r&#233;duit drastiquement les offres d'emplois permanents. Parall&#232;lement, les compagnies mini&#232;res font de plus en plus recours &#224; la sous-traitance. Cela permet de transf&#233;rer une grande partie de leurs charges &#224; de petites entreprises qui ne respectent pas les normes de protection requises.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Les revenus tir&#233;s par ces travailleurs sont &#224; l'&#233;vidence in&#233;galement r&#233;partis :
&lt;br /&gt;&lt;img src=&quot;http://www.alternativeniger.org/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-68c92.gif&quot; width='8' height='11' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' class='' /&gt; les cadres des soci&#233;t&#233;s mini&#232;res dont les salaires mensuels varient entre 500.000 FCFA et 2 millions F (300 cadres et leurs familles) ;
&lt;br /&gt;&lt;img src=&quot;http://www.alternativeniger.org/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-68c92.gif&quot; width='8' height='11' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' class='' /&gt; les ouvriers des soci&#233;t&#233;s mini&#232;res ont des revenus compris entre 100.000F et 500.000 FCFA (environ 2000 et leurs familles) ;
&lt;br /&gt;&lt;img src=&quot;http://www.alternativeniger.org/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-68c92.gif&quot; width='8' height='11' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' class='' /&gt; les sous-traitants des soci&#233;t&#233;s mini&#232;res vivant de revenus variant de 25.000 &#224; 50.000F CFA (environ 1200 et leurs familles).&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Impact de l'exploitation de l'or sur l'&#233;conomie nig&#233;rienne&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Pendant longtemps, &#224; la diff&#233;rence de l'uranium, l'exploitation de l'or se faisait de fa&#231;on artisanale avant l'implantation d'une unit&#233; industrielle dans le Liptako en 2003. La production de la SML (soci&#233;t&#233; mini&#232;re dont l'Etat ne d&#233;tient que 20% du capital) &#233;volue en dents de scie : 1,605 tonne en 2004, 4,962t en2005 puis 2,628t en 2006. Cette production est associ&#233;e &#224; celle de l'argent dont les valeurs respectives pour les trois ann&#233;es sont 21kg ; 201kg et 199kg.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Au regard de la contribution globale du secteur minier, la contribution aux recettes budg&#233;taires est tr&#232;s insignifiante et assez irr&#233;guli&#232;re : 276 millions CFA en 2004 ; 1579 millions en 2005 et 1280 millions en 2006. De plus, ces recettes ne refl&#232;tent pas la contribution attendue, puisque certaines donn&#233;es relatives &#224; des imp&#244;ts auxquels SML est astreint sont inexistantes (imp&#244;t sur le b&#233;n&#233;fice industriel et commercial, droit de sortie et dividendes distribu&#233;s notamment). C'est dire que la gestion de cette soci&#233;t&#233; est des plus opaques.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Quant &#224; la contribution en termes d'emplois cr&#233;&#233;s, elle est loin d'&#234;tre substantielle : 186 employ&#233;s en 2004, 197 en 2005 puis 109 en 2006. De plus, la mobilit&#233; des travailleurs est un ph&#233;nom&#232;ne tr&#232;s accentu&#233; car SML r&#233;prime &#233;nergiquement l'action syndicale.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Responsabilit&#233; sociale des entreprises et de l'Etat&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Les impacts des exploitations mini&#232;res ne sont pas seulement positifs et d'ordre financier. Les cons&#233;quences sur l'environnement, l'hygi&#232;ne, la sant&#233; des populations et la s&#233;curit&#233; au travail peuvent &#234;tre tr&#232;s n&#233;fastes. C'est le cas du d&#233;partement d'Arlit, si&#232;ge des deux mines d'uranium, qui est confront&#233; &#224; la contamination de l'eau et de l'environnement par la radioactivit&#233;. Les p&#226;turages sont devenus rares &#224; cause des rejets industriels. En outre, des menaces p&#232;sent sur la sant&#233; des travailleurs et des populations des deux cit&#233;s mini&#232;res.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;C'est &#233;galement le cas du site aurif&#232;re de Samira (Liptako) qui produit des rejets tr&#232;s importants de cyanure tr&#232;s nocif pour l'environnement. Aussi, les conditions de vie dans les exploitations artisanales sont infra humaines. Dans les deux cas les populations riveraines sont loin d'&#234;tre b&#233;n&#233;ficiaires.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Le concept de responsabilit&#233; sociale des entreprises int&#232;gre les pr&#233;occupations d'ordre social, environnemental et de gouvernance aux strat&#233;gies &#233;conomiques et commerciales de celles-ci. Il est la d&#233;clinaison pour les entreprises de la notion de d&#233;veloppement durable. Impos&#233; par les Organisations de la soci&#233;t&#233; civile (OSC), il est l'expression d'une volont&#233; d'infl&#233;chir la logique de profits des entreprises par la prise en compte des questions sociales.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Pour pr&#233;venir et minimiser les impacts n&#233;gatifs des exploitations mini&#232;res sur l'environnement et veiller au maintien des conditions sanitaires, d'hygi&#232;ne et de s&#233;curit&#233; au travail, l'Etat dispose d'un cadre r&#233;glementaire et de structures administratives affect&#233;es aux missions de contr&#244;le sur le terrain. Mais la r&#233;alit&#233; est toute autre et la gestion de ce secteur &#233;chappe au contr&#244;le des services comp&#233;tents en la mati&#232;re.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;R&#244;le de la soci&#233;t&#233; civile&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Il appartient donc aux organisations de la soci&#233;t&#233; civile d'engager des actions pour contraindre les entreprises &#224; assumer leur responsabilit&#233; sociale, en particulier &#224; respecter les cahiers de charges annex&#233;s au certificat de conformit&#233; environnemental. Il convient &#233;galement d'exiger la publication r&#233;guli&#232;re des bilans annuels des soci&#233;t&#233;s mini&#232;res et de r&#233;aliser des audits citoyens de tous les aspects de l'exploitation mini&#232;re.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Au niveau de l'Etat, il est imp&#233;ratif qu'il confirme son adh&#233;sion &#224; l'ITIE. De plus, l'adoption d'une loi sur l'acc&#232;s &#224; l'information serait un gage de bonne foi.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Un partenariat avec les ONG du Nord peut donner des r&#233;sultats &#224; l'exemple de la collaboration CRIIRAD (France) - Aghiri' in man (Niger) qui a permis de r&#233;aliser des mesures radiologiques mettant en &#233;vidence un taux anormalement &#233;lev&#233; de radioactivit&#233; &#224; Arlit.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Enfin, il est important de questionner la viabilit&#233; de la conception renti&#232;re de l'&#233;conomie en vigueur dans le pays pour poser en termes nouveaux la probl&#233;matique du financement du d&#233;veloppement.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;MAMANE SANI ADAMOU&lt;/p&gt; &lt;hr class=&quot;spip&quot; /&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;R&#233;f&#233;rences bibliographiques :&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;1/Convention de longue dur&#233;e relative aux conditions d'&#233;tablissement et de fonctionnement de la SOMAIR ;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;2/Convention de longue dur&#233;e relatives aux conditions d'&#233;tablissement et de fonctionnement de la COMINAK ;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;3/Protocole relatif &#224; la cr&#233;ation d'une mine d'uranium au Niger ;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;4/La situation de la prospection et de l'exploitation mini&#232;res au Niger, Journ&#233;e parlementaire d'information, Minist&#232;re des Mines et de l'Energie, Niamey, 7Mai 2007 ;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;5/Statistiques Mini&#232;res, Minist&#232;re des Mines et de l'Energie ;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;6/Communication de l'ONG sur la vie des populations du d&#233;partement d'Arlit aux journ&#233;es de r&#233;flexion sur les industries extractives, Niamey, 12-13 Juillet 2006 ;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;7/Lois mini&#232;res ;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;8/www.cadtm.org.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>



	<item>
		<title>Le RJDH initie un atelier de formation de journalistes locaux</title>
		<link>http://www.alternativeniger.org/spip.php?article370</link>
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		<dc:date>2008-02-15T12:32:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>H B Tcherno</dc:creator>

<category domain="http://www.alternativeniger.org/spip.php?rubrique71">Alternative</category>


		<description>La Maison de la Presse a abrit&#233; du 8 au 9 f&#233;vrier 2008, une formation en droit international humanitaire au profit d'une vingtaine de journalistes des m&#233;dias publics et priv&#233;s. Organis&#233; par le R&#233;seau des Journalistes pour les Droits de l'Homme (RJDH), avec l'appui de Open Society Initiative for West Africa (OSIWA), cet atelier vise &#224; renforcer les capacit&#233;s des professionnels de l'information, dans le traitement des sujets relatifs aux conflits arm&#233;s. Il (...)

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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;La Maison&lt;/strong&gt;&lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt; de la Presse a abrit&#233; du 8 au 9 f&#233;vrier 2008, une formation en droit international humanitaire au profit d'une vingtaine de journalistes des m&#233;dias publics et priv&#233;s. Organis&#233; par le R&#233;seau des Journalistes pour les Droits de l'Homme (RJDH), avec l'appui de Open Society Initiative for West Africa (OSIWA), cet atelier vise &#224; renforcer les capacit&#233;s des professionnels de l'information, dans le traitement des sujets relatifs aux conflits arm&#233;s. Il s'inscrit dans le cadre d'un vaste programme de formation conduit par ce r&#233;seau depuis l'ann&#233;e derni&#232;re. &lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Le droit international humanitaire (DIH) est au c&#339;ur de l'actualit&#233;. G&#233;nocide, crimes de guerre, crimes contre l'humanit&#233; sont d&#233;sormais poursuivis par les juges en vertu du DIH. On se souvient des proc&#232;s de Maurice Papon, de Pinochet, de la cr&#233;ation des tribunaux pour l'ex Yougoslavie et le Rwanda afin de juger les criminels de guerre, les auteurs et complices de g&#233;nocide. Aujourd'hui encore, c'est au nom de ce m&#234;me droit que les dictateurs Charles Taylor du Lib&#233;ria et Hissein Habr&#233; du Tchad sont poursuivis ; le premier devant la Cour P&#233;nale Internationale (CPI) pour les abominables crimes (extermination, viols, esclavage, conscription d'enfants, enl&#232;vements et pillages) commis entre 1997 et 2000, et le second par les tribunaux belges et s&#233;n&#233;galais pour&#171; complicit&#233; de crimes contre l'humanit&#233;, actes de torture et de barbarie &#187;.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Les m&#233;dias locaux ont abondamment trait&#233; de ces affaires de poursuites devant des juridictions sp&#233;ciales, sans pour autant avoir la certitude de la ma&#238;trise des droits des victimes et des personnes inculp&#233;es.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Au Niger, l'&#233;clatement du conflit arm&#233; dans le Nord a donn&#233; l'occasion de constater la m&#233;connaissance par les journalistes des normes relatives &#224; la conduite des hostilit&#233;s, et &#224; la protection des populations civiles. C'est dire toute l'importance qu'a rev&#234;tue la formation initi&#233;e par le RJDH au profit des journalistes de la presse publique et priv&#233;e.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;En pronon&#231;ant le discours d'ouverture, M. Abdourahamane Ousmane, pr&#233;sident dudit r&#233;seau, a justifi&#233; l'initiative de la tenue de la session de formation par le besoin urgent &#171; de renforcer les capacit&#233;s des journalistes en mati&#232;re de droit international humanitaire, afin qu'ils informent et sensibilisent les bellig&#233;rants sur leur droit de respecter les conventions de Gen&#232;ve et leurs protocoles additionnels &#187;.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&#201;tal&#233; sur deux jours, cet atelier a permis de passer en revue tous les contours du DIH. La totalit&#233; des th&#232;mes abord&#233;s ont &#233;t&#233; pr&#233;sent&#233;s par M. Oumarou Narey, Docteur en droit public et Enseignant Chercheur &#224; la Facult&#233; des sciences &#233;conomiques et juridiques de l'Universit&#233; Abdou Moumouni de Niamey. Les expos&#233;s th&#233;oriques ont &#233;t&#233; entrecoup&#233;s d'exercices pratiques visant &#224; tester l'assimilation des contenus des modules par les participants.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;Point d'histoire&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Abordant le th&#232;me g&#233;n&#233;ral de l'atelier, le formateur a introduit la s&#233;ance de formation par un point d'histoire sur le droit international humanitaire, son &#233;volution &#224; travers le temps, ses rapports avec les droits de l'Homme, ainsi que le cadre de son application par les Etats.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Selon lui, l'id&#233;e de prot&#233;ger les &#234;tre humains et leurs propri&#233;t&#233;s contre les feux de la guerre n'est pas nouvelle. Sans remonter &#224; l'Antiquit&#233; ou &#224; la Chevalerie, on peut relever qu'&#224; partir du 15e S, des accords sont conclus entre les chefs de guerre, avant le d&#233;clenchement des hostilit&#233;s, afin de fixer les modalit&#233;s relatives au sort des prisonniers, des bless&#233;s, &#224; l'enterrement des morts, etc.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Ces pactes constitueront les fondements d'un droit coutumier. La r&#233;p&#233;tition des clauses humanitaires a fait appara&#238;tre un corpus de r&#232;gles per&#231;ues par d'aucuns comme une sorte d'anticipation du droit humanitaire contemporain.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;De nos jours, le DIH applicable dans les conflits arm&#233;s a pour but&#171; la sauvegarde des militaires hors des combats, des personnes qui ne participent pas aux hostilit&#233;s, ainsi que des biens de caract&#232;re civil qui ne sont pas des objectifs militaires &#187;. Il tire sa source principalement de quatre Conventions de Gen&#232;ve de 1949, compl&#233;t&#233;es par deux Protocoles additionnels de 1977. Le DIH serait en quelque sorte un droit sp&#233;cial destin&#233; &#224; r&#233;pondre &#224; une situation exceptionnelle, le conflit arm&#233;.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;Clarification des concepts&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;La multiplication des plaidoyers pour le respect strict des droits de l'Homme, et l'application du droit humanitaire ont fait ressortir une confusion entre le DIH et la Charte des DH. Cette situation a amen&#233; les experts internationaux &#224; clarifier le sens de ces deux notions qui renferment bien de similitudes.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Dr Narey a expliqu&#233; aux participants, la distinction &#224; &#233;tablir entre le DIH et les droits de l'homme en disant qu'&#171; en d&#233;pit de leur fondement commun qu'est la protection de l'Homme, les deux l&#233;gislations repr&#233;sentent, toutefois, deux branches juridiques ind&#233;pendantes &#187;.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Autrement dit, ces droits sont deux tiges distinctes, mais compl&#233;mentaires, car en cas de conflit arm&#233;, ils s'appliquent concomitamment. Ils visent tous deux &#224; prot&#233;ger les personnes contre les mesures arbitraires et les mauvais traitements.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Cependant, pr&#233;cise le conf&#233;rencier, le droit humanitaire vise &#224; prot&#233;ger la personne pendant les conflits arm&#233;s, alors que la charte des droits de l'Homme sert en p&#233;riode de paix comme en temps de guerre. Le premier texte organise les moyens auxquels recourent les Etats pour mener la bellig&#233;rance, mais surtout assurer la protection de la population civile et des prisonniers de guerre. Il permet aux Etats de restreindre certains droits, sans pour autant toucher au noyau dur de ces derniers, comme par exemple, le droit &#224; la vie, &#224; la dignit&#233;, &#224; l'int&#233;grit&#233; physique, etc. Les d&#233;rogations doivent &#234;tre proportionnelles &#224; la crise, et ne doivent en aucun cas, entra&#238;ner une discrimination ou entrer en contradiction avec certaines r&#232;gles du droit international.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Le DIH est donc la base sur laquelle doit reposer la r&#233;solution des probl&#232;mes engendr&#233;s par les conflits arm&#233;s, internationaux ou non. Encore faut-il qu'il soit respect&#233; pleinement par les parties en bellig&#233;rance. Le d&#233;fi est immense en raison de la nature et des enjeux des conflits arm&#233;s contemporains.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Le second texte traite d'aspects de la vie en temps de paix qui ne sont pas r&#233;glement&#233;s par le DIH, comme la libert&#233; de la presse, la libert&#233; de r&#233;union, les droits de vote et de gr&#232;ve.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Les principales sources conventionnelles des DH sont les Pactes internationaux relatifs aux droits civils et politiques (PISDC), et aux droits &#233;conomiques, sociaux et culturels (ECOSOC). Les principaux instruments r&#233;gionaux sont la Convention europ&#233;enne de sauvegarde des droits de l'Homme et des libert&#233;s fondamentales (1950), la D&#233;claration am&#233;ricaine des droits et devoirs de l'Homme (1948), la Convention am&#233;ricaine relative aux droits de l'Homme (1969), et la Charte africaine des droits de l'Homme et des peuples (1981).&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Si le DIH et la Charte des droits de l'Homme ont &#233;volu&#233; s&#233;par&#233;ment, les trait&#233;s r&#233;cents contiennent des dispositions qui rel&#232;vent de ces deux branches du droit. La Convention relative aux droits de l'enfant et son Protocole facultatif concernant l'implication d'enfants dans les conflits arm&#233;s, ainsi que le Statut de Rome et de la Cour p&#233;nale Internationale en sont des exemples illustratifs.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Applicables en temps de conflit international, les Conventions de Gen&#232;ve portent sur le traitement des bless&#233;s et des malades en campagne, des naufrag&#233;s en mer, des prisonniers de guerre et des personnes civiles. Ces derni&#232;res englobent les d&#233;plac&#233;s internes, les femmes, les enfants, les r&#233;fugi&#233;s, les apatrides, les journalistes, et d'autres cat&#233;gories d'individus.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;Obligations des parties&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Lorsque &#233;clate un conflit, c'est la loi du talion qui y r&#232;gne. S'il est respect&#233; sur le th&#233;&#226;tre des affrontements, le DIH contribue &#224; pr&#233;venir les souffrances. Toutefois, son application d&#233;pend dans une large mesure de la volont&#233; politique des &#201;tats et des bellig&#233;rants &#224; assumer pleinement leur responsabilit&#233; de respecter, et de faire respecter ce droit en toutes circonstances. En effet, les Etats ont l'obligation de prendre toutes les mesures possibles pour mettre fin aux violations du droit humanitaire, en intervenant aupr&#232;s des auteurs, de leurs parrains ou d'autres personnes ayant un pouvoir d'influence. Ce ne sont pas les r&#232;gles qui manquent, mais tr&#232;s souvent la volont&#233; de les appliquer.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Ainsi, les Etats doivent adopter un arsenal de mesures l&#233;gislatives, administratives, judiciaires, et autres, en vue de donner effets aux droits inscrits dans les trait&#233;s. En outre, les Etats parties au protocole 1 s'engagent &#224; agir en coop&#233;ration avec les Nations Unies dans les situations de violations graves du Protocole ou des Conventions de Gen&#232;ve.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;En dehors des obligations des Etats et des individus, le DIH pr&#233;voit la responsabilit&#233; p&#233;nale individuelle, en cas de cas &#171; d'infractions graves &#187; aux Conventions de Gen&#232;ve et au Protocole I, et d'autres violations graves des lois et coutumes de guerre. Il &#233;tablit la comp&#233;tence juridique universelle sur les auteurs pr&#233;sum&#233;s de tels actes. La Cour p&#233;nale internationale et les tribunaux p&#233;naux internationaux pour l'ex-Yougoslavie et le Rwanda sont comp&#233;tents pour juger les violations du DIH et de la Charte des DH.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;On ne peut pas parler du DIH, sans souligner le r&#244;le du CICR, composante cl&#233; du syst&#232;me, en vertu du mandat que lui conf&#232;rent les quatre Conventions, les deux protocoles et les statuts du Mouvement International de la Croix Rouge et du Croissant Rouge. Ce sujet a &#233;t&#233; abord&#233; lors de la premi&#232;re journ&#233;e. Selon le formateur, nous devons l'existence de la Croix Rouge &#224; Henry Dunant, citoyen suisse qui, boulevers&#233; par le spectacle du champ de bataille de Solf&#233;rino, eut la lumineuse id&#233;e de la cr&#233;ation des organisations de secours aux bless&#233;s de guerre. Son appel se concr&#233;tisera par la mise en place d'un Comit&#233; international de secours qui deviendra le CICR.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Dans le cas d'un conflit arm&#233; interne, a-t-il ajout&#233;, le CICR offre ses services &#224; l'Etat confront&#233; au conflit et auquel il revient d'approuver ou de rejeter l'offre.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Se r&#233;f&#233;rant au Comit&#233; International de la Croix Rouge (CICR), Dr Narey donne la d&#233;finition suivante &#171; l'ensemble des r&#232;gles internationales et conventionnelles visant le r&#232;glement des probl&#232;mes humanitaires des conflits arm&#233;s. Le conf&#233;rencier a not&#233; par ailleurs,&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;L'abondance des th&#232;mes et la richesse des expos&#233;s sont tels qu'il est fastidieux de vouloir rendre compte dans les moindres d&#233;tails du d&#233;roulement de la session de formation. Cette pr&#233;cision apport&#233;e, il faut dire qu'&#224; la fin de l'atelier, chaque participant a re&#231;u un r&#233;sum&#233; des modules et un exemplaire du recueil des instruments juridiques internationaux et r&#233;gionaux ratifi&#233;s par le Niger. On comprend pourquoi, lors de la c&#233;r&#233;monie de cl&#244;ture, les apprenants ont exprim&#233; leur gratitude au RJDH pour l'organisation de cet atelier dont l'utilit&#233; n'est plus &#224; discuter.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;H.B Tcherno&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Le principal syndicat des magistrats lance un appel &#224; la mobilisation g&#233;n&#233;rale</title>
		<link>http://www.alternativeniger.org/spip.php?article359</link>
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		<dc:date>2008-01-17T17:25:22Z</dc:date>
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		<description>Le Bureau Ex&#233;cutif National du Syndicat National des Agents de la Magistrature &#8211;SAMAN- a suivi avec &#233;tonnement, ces derni&#232;res 48 heures, un d&#233;ferlement de d&#233;clarations par voie des ondes de la part des responsables politiques du parti MNSD &#8211;NASSARA relativement &#224; l'interpellation de leur Pr&#233;sident. &lt;br /&gt;Prenant pr&#233;texte d'une simple audition &#224; la police d'un citoyen dirigeant de leur parti, des d&#233;put&#233;s nationaux, des ministres, des groupes de femmes et de jeunes de (...)


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 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;Le Bureau Ex&#233;cutif National du Syndicat National des Agents de la Magistrature &#8211;SAMAN- a suivi avec &#233;tonnement, ces derni&#232;res 48 heures, un d&#233;ferlement de d&#233;clarations par voie des ondes de la part des responsables politiques du parti MNSD &#8211;NASSARA relativement &#224; l'interpellation de leur Pr&#233;sident.&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Prenant pr&#233;texte d'une simple audition &#224; la police d'un citoyen dirigeant de leur parti, des d&#233;put&#233;s nationaux, des ministres, des groupes de femmes et de jeunes de ce parti se sont pris ouvertement &#224; la justice et aux magistrats qui n'ont fait qu'exercer des pr&#233;rogatives que la loi leur reconna&#238;t ; en les traitant de l&#233;gers, insuffisants et de cavaliers. Il s'agit ni plus ni moins d'une prise &#224; partie illicite de nature &#224; influencer le cours normal de la justice, et qui peut s'analyser en un outrage &#224; magistrat ;tous faits r&#233;prim&#233;s par la loi. Pire encore, lorsque de tels faits &#233;manent des d&#233;put&#233;s agissant pour le compte d'un groupe parlementaire, qui n'est pas un organe partisan mais une institution constitutionnelle, la prise de position peut &#234;tre qualifi&#233;e de d&#233;tournement de pouvoir.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;C'est pourquoi ; le BEN/SAMAN :
&lt;br /&gt;&lt;img src=&quot;http://www.alternativeniger.org/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-68c92.gif&quot; width='8' height='11' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' class='' /&gt; Reprouve avec v&#233;h&#233;mence de tels comportements qui tendent &#224; ramener la justice et notre pays en arri&#232;re, c'est-&#224;-dire &#224; l'&#233;poque o&#249; des atteintes &#224; la loi p&#233;nale sont d&#233;nonc&#233;es mais non r&#233;prim&#233;es parce que sont impliqu&#233;s certains responsables politiques ou d&#233;tenteurs de pouvoir.
&lt;br /&gt;&lt;img src=&quot;http://www.alternativeniger.org/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-68c92.gif&quot; width='8' height='11' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' class='' /&gt; D&#233;nonce la volont&#233; des responsables du parti MNSD &#8211;NASSARA de vouloir modifier le cours de la justice pour cette affaire, et pour toutes les autres qui impliqueront leurs militants.
&lt;br /&gt;&lt;img src=&quot;http://www.alternativeniger.org/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-68c92.gif&quot; width='8' height='11' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' class='' /&gt; Rappelle aux autorit&#233;s publiques leur devoir de prot&#233;ger les magistrats dans l'exercice de leur fonction contre toute attaque ou atteinte de nature &#224; compromettre leur vie ou leur dignit&#233;.
&lt;br /&gt;&lt;img src=&quot;http://www.alternativeniger.org/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-68c92.gif&quot; width='8' height='11' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' class='' /&gt; Exhorte l'ensemble des magistrats &#224; poursuivre avec vaillance l'exercice ind&#233;pendant et sans faiblesse de la fonction de juger.
&lt;br /&gt;&lt;img src=&quot;http://www.alternativeniger.org/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-68c92.gif&quot; width='8' height='11' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' class='' /&gt; Lance un appel &#224; tous les citoyens et organisations soucieux de la d&#233;fense et la pr&#233;servation d'une justice ind&#233;pendante et cr&#233;dible de se mobiliser pour faire &#233;chec aux vell&#233;it&#233;s de remise en cause de la dynamique en cours dans le secteur de la justice.
&lt;br /&gt;&lt;img src=&quot;http://www.alternativeniger.org/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-68c92.gif&quot; width='8' height='11' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' class='' /&gt; Appelle ses militants &#224; rester solidaires et vigilants pour r&#233;sister &#224; ce passage en force des politiques qui ne veulent pas rendre compte devant la justice. Fait &#224; Niamey, le 11 janvier 2008 Pour le BEN/SAMAN&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Le Secr&#233;taire G&#233;n&#233;ral&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;SAADOU ALADOUA&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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