Alternative Espaces Citoyens Niger
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Qui sommes-nous ?

Objectifs

Créé en septembre 1994, à l’initiative d’un groupe d’intellectuels progressistes, Alternative a pour but ultime d’"œuvrer à l’avènement d’une société fondée sur l’égalité des droits humains et des sexes, soucieuse de la préservation de l’environnement et de la promotion de la jeunesse, et valorisant la solidarité entre les peuples". Elle fonde son action sur cinq (5) principes cardinaux, à savoir :

  1. Le rejet de tout particularisme ethnique, régional, religieux, et de toute forme de sectarisme politique et idéologique ;
  2. L’ indépendance et le refus de toute aliénation de ses objectifs ;
  3. L’engagement constant aux côtés des groupes sociaux vulnérables et défavorisés ;
  4. Le soutien à toute action concourant à la préservation du service public ;
  5. L’ouverture à toutes les personnes physiques et morales poursuivant les mêmes objectifs, dans un esprit de partenariat.

Publications

A sa création, Alternative avait choisi de concentrer ses efforts dans le domaine de la communication, consciente du rôle capital que les médias de masse peuvent jouer dans la promotion des droits humains et des valeurs démocratiques. C’est ainsi que les activités de l’organisation ont démarré par le lancement, le 8 septembre 1994, de l’hebdomadaire Alternative.

L’objectif du journal est d’une part de contribuer à l’éveil politique et à l’émergence d’une culture citoyenne véritable au sein des masses populaires nigériennes, et d’autre part de dénoncer et mettre en débat les politiques d’ajustement structurel imposées par les institutions financières internationales (FMI, Banque mondiale, etc). Fidèle à cette ligne politique, le journal s’est distingué par son soutien constant à toutes les luttes sociales et à toutes les initiatives visant à promouvoir les droits humains. Cet engagement a valu à ses animateurs des représailles en tout genre : tentatives d’intimidation, arrestations, enlèvements, passages à tabac, etc. En dehors de l’ hebdomadaire, Alternative s’est essayé également, pendant deux (2) ans, à l’édition en langues nationales, avec le lancement d’un bimensuel en langue Hausa dénommé Sauyi (changement). Diffusé dans les gros centres urbains et les villages de l’intérieur du pays, notamment par le biais des centres d’alphabétisation des adultes, le journal Sauyi s’adressait aux femmes et aux hommes ne sachant pas lire en français. Sa philosophie était de contribuer à la préservation et à la valorisation des langues nationales, ainsi qu’à l’avènement d’un environnement lettré dans ces langues.

En 2001, deux nouvelles éditions spécialisées, " Espaces Jeunes " et " Espaces Femmes ", sont venues élargir l’éventail des publications. Ces éditions spécialisées étaient entièrement réalisées sur une base mensuelle par des jeunes et des femmes bénévoles.

La Radio

Aujourd’hui, ces jeunes bénévoles constituent l’épine dorsale de la radio associative Alternative, spécialement dédiée aux jeunes et aux femmes. Cette radio émet en bande FM sur la fréquence 99.4 MHz à Niamey et alentours, où elle est écoutée et appréciée par des milliers d’auditeurs pour le contenu très engagé et instructif de son programme.

Le club des jeunes auditeurs de la radio Alternative compte plus de 350 membres, soudés par leur désir commun d’animer autour de la radio une vie associative tournée vers la défense des droits civils et politiques, et des droits sociaux économiques et culturels. Ce Club des Jeunes est un cadre de solidarité, de lutte, de promotion de la culture citoyenne et d’initiative en faveur du développement humain.

Les TIC, une préoccupation

Depuis janvier 2001, Alternative met un accent particulier sur les technologies de l’information et de la communication (TIC). Elle conduit, à cet effet, une politique visant, d’une part, à contribuer à la démocratisation de l’accès au réseau Internet à travers la création d’un point d’accès communautaire, et d’autre part, à favoriser l’usage des nouvelles technologies de l’information à des fins d’éducation, de solidarité et de promotion économique et culturelle. Dans ce cadre, outre la création d’un Point d’Accès aux Inforoutes pour la Jeunesse (PAJE), Alternative s’est lancé aussi dans le développement de contenus en langues nationales sur l’Internet. Plusieurs sessions de formation sont organisées également à l’intention des jeunes, des femmes et des responsables associatifs, afin de les amener à s’approprier les TIC et à promouvoir leur usage à des fins de solidarité, d’éducation et d’action. Une unité de production audiovisuelle a également vu le jour afin de produire des films et des documentaires destinés aux campagnes de mobilisation et de plaidoyer de la société civile nigérienne.

Un pôle important du mouvement social au Niger Avec la création en septembre 2001 de Alternative Espaces Citoyens, l’organisation est devenue un pôle important du mouvement social au Niger. Elle a été à l’avant-garde de nombreuses actions de mobilisation sociale. Au nombre de ces actions, on peut citer les manifestations contre :

  • le démantèlement du service public de l’enseignement supérieur en 2001,
  • la privatisation et l’augmentation des tarifs de l’eau potable en 2002,
  • la guerre impérialiste en Irak en 2003,
  • la fiscalisation des produits alimentaires de première nécessité en 2005, etc.

Au Plan national

Au Niger, Alternative travaille avec de nombreuses organisations dans le cadre du Forum Social Nigérien et de la Coordination Démocratique de la Société Civile Nigérienne (CDSCN), dont elle est membre fondateur. Elle entretient des liens privilégiés avec le Réseau National Dette et Développement (RNDD), l’Organisation Nigérienne pour le Développement à la base du Potentiel Humain (ONDPH), le Réseau des Journalistes pour les Droits de l’Homme (RJDH), la Confédération Démocratique des Travailleurs du Niger (CDTN), les organisations professionnelles des médias, le Mouvement Nigérien des Droits de l’Homme et des Peuples, etc.

Il convient également de noter que Alternative a été à l’initiative de l’organisation du 1er Forum Citoyen en 2002, du Forum Social Nigérien en 2003, de la Rencontre internationale des Jeunes de l’espace francophone en 2004. Ces activités de concertation et de réflexion ont réuni des centaines de personnes du Niger et d’ailleurs, et ont été l’occasion de débattre des enjeux de l’heure et de formuler des propositions alternatives aux politiques néolibérales.

Consciente de la nécessité de renforcer le partenariat et la solidarité entre les organisations de la société civile, Alternative s’efforce d’établir des liens avec des ONG, associations, réseaux, fondations, syndicats et médias partout dans le monde, en particulier avec ceux qui se battent pour l’avènement d’un Autre monde, un monde de libertés, de progrès, de justice et de paix.

Au Plan international

Alternative est très impliqué dans le processus du Forum Social Africain et du Forum Social Mondial. Elle est membre du réseau Alternatives International, qui regroupe huit (8) organisations originaires du Canada, de France, d’Afrique du Sud, d’Inde, de Palestine, du Maroc et du Niger.(www.alternatives-international.net). Elle entretient des liens de partenariat solides avec le Comité pour l’Annulation de la Dette du Tiers monde (CADTM), Jubilee South, l’Union Interafricaine des Droits de l’Homme (UIDH), ainsi qu’avec des organisations de la société civile au Mali, au Burkina Faso, au Sénégal, en Côte d’Ivoire, au Tchad, au Bénin, au Burundi, en République Démocratique du Congo, au Togo, au Nigeria, au Ghana, au Rwanda, au Cameroun, au Kenya, en Zambie, au Zimbabwe, etc.

Projets réalisés

Dans le cadre de ses activités, Alternative a bénéficié, entre 1994 et 2004, de l’appui de plusieurs organismes privés et publics basés au Niger ou à l’extérieur. On peut citer notamment Alternatives Canada, Solidarité Canada Sahel(SCS), Agence Intergouvernementale de la Francophonie (AIF), Agence Canadienne de Développement International (ACDI), Fondation Canadienne des Droits de la Personne (FCDP), Bureau de la Coopération Suisse au Niger (BUCO), Open Society Institute (OSI), Open Society Initiative for West Africa (OSIWA), le Bureau de la GTZ au Niger, le Bureau de la Coopération Danoise au Niger, le Centre Canadien de Coopération Internationale (CECI), le Comité Inter-Etats de Lutte contre la Sécheresse au Sahel (CILSS). Ces organismes ont soutenu plusieurs projets importants de Alternative, sans jamais lui demander d’aliéner ses objectifs et priorités.


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